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Jacques Hébert
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Jacques Hébert est né
le 8 août 1920 à Falaise (Calvados). Son père
était industriel.
Etudiant en médecine
en 1940, il refuse la défaite et abandonne tout pour
rejoindre, avec l’accord de sa famille, avec son jeune frère Bernard,
à bord du Batory au départ de Saint-Jean-de-Luz
le 21 juin 1940, les Forces françaises libres à
Londres.
Engagé volontaire pour
la durée de la guerre, il est affecté comme
2e classe à la 1ère Compagnie autonome de chars de combat.
Le 31 août 1940, il embarque
sur le Pennland, prend part à l'opération
de Dakar et débarque cinq semaines plus tard à
Douala au Cameroun.
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Jacques Hébert |
Jacques Hébert participe
ensuite à la campagne du Gabon au cours de laquelle
il est blessé accidentellement, à Oyem, le 23 octobre 1940.
En janvier 1941, il débarque à Pointe Noire (Congo) et est affecté à la Brigade d'Orient. Après un bref séjour à Qastina en Palestine, il est nommé caporal et prend part à la campagne de Syrie au cours de laquelle il est de nouveau blessé, le 18 juin 1941, par éclat d'obus à Néjah près de Damas.
En août 1941, promu sergent,
il est sélectionné pour suivre les cours d'élève
aspirant à Damas. Nommé aspirant le 25 octobre 1941, il est affecté à la 3e section de la 1ère Compagnie de chars de combat.
En janvier 1942, l'aspirant Jacques
Hébert quitte la Syrie pour le Liban où il stationne
avec son unité pendant trois mois et poursuit sa formation, notamment à l'école des chars du Middle East à Héliopolis.
Il participe ensuite à la campagne
de Libye dans le Western Desert puis à la bataille d'El Alamein
en octobre 1942 au cours de laquelle il est, une troisième
fois, blessé.
Promu sous-lieutenant en décembre
1942, il combat ensuite en Tunisie de mars à mai 1943. Stationné
au Maroc à l'issue de la campagne, il est bientôt affecté
au 501e Régiment
de chars de combat de la 2e Division blindée
du général Leclerc, récemment
créée.
En avril 1944 Jacques Hébert
rejoint l'Angleterre avec la 2e DB.
Lieutenant, il débarque en
France à Utah Beach le 2 août 1944 et prend
une part active à la campagne de Normandie comme officier
de transmissions : il combat à Ecouché le 13 août
et s'y distingue en suivant au plus près, de son half-track,
la progression des chars, malgré un feu nourri des canons
antichars ennemis.
Il se distingue ensuite au cours de la libération
de Paris les 24 et 25 août
1944, se battant à Fresnes, aux Tuileries et place de la
Concorde ; en toutes occasions il parvient à assurer une
liaison parfaite avec les unités du groupement et à
renseigner son chef chargé de la coordination de l'attaque
des différents groupements.
En septembre, la 2e DB quitte
la capitale et poursuit le combat dans les Vosges, notamment à
Andelot le 12, puis à Chatel où le lieutenant Hébert
fait preuve du plus grand calme malgré les tirs de l'Infanterie
et de l'Artillerie ennemies. Présent lors de la prise de
Strasbourg le 23 novembre 1944, il prend part ensuite à la
campagne d'Alsace.
En avril 1945, il part pour l'Allemagne
et commande la compagnie d'appui du 501e RCC ; il remporte
avec son unité des succès décisifs notamment
au cours de la progression, dans la nuit du 4 au 5 mai, vers le
nid d'aigle d'Hitler à Berchtesgaden. Blessé accidentellement
au cours de cette mission, il est évacué le 5 mai
1945.
Titulaire de quatre blessures et autant
de citations, il est affecté en juin 1945 au Secrétariat
particulier du ministre de la Guerre.
En novembre 1945, il est affecté
au cabinet militaire du résident général de
France à Tunis avant de quitter l'Armée en juin 1946.
Jacques Hébert reprend dès
lors ses études de Médecine à Caen puis à
Paris et se spécialise en cardiologie, se dirigeant ensuite
notamment vers la Médecine du Travail. Il sera médecin-chef
du Centre interprofessionnel de Médecine du Travail de l'agglomération
cherbourgeoise.
Jacques Hébert est également
maire de Cherbourg de 1959 à 1977, député de
la Manche de novembre 1962 à février 1973 et vice-président
de la Commission de la Défense nationale à l'Assemblée
nationale en 1968 et 1969 ; il est président de la Communauté
urbaine de Cherbourg de 1970 à 1977.
Jacques Hébert cesse ses activités
professionnelles en 1982.
Commandeur de la Légion
d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 16 octobre
1945
Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
Médaille Coloniale avec agrafes "Libye",
"Tunisie"
Médaille Commémorative 39/45
Médaille des Services Volontaires
dans la France Libre
Presidential Unit Citation (USA)
Officier du Nicham Iftikar
Dernière mise à jour : le 19 janvier 2009
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