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Fernand Aymé
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Fernand Aymé est né
le 10 mai 1922 à Marseille, fils unique d'un patron
tailleur.
Il entre à 17 ans comme
commis aux écritures au siège de la Compagnie
Française d'Afrique Occidentale, tout en continuant
des cours de chef comptable.
Sur la proposition de son employeur,
Fernand Aymé quitte Marseille, le 16 octobre 1939,
à destination des Comptoirs de la F.A.O. de Freetown
en Sierra Leone.
Dès l'appel
du général de
Gaulle, il décide de poursuivre la lutte. Profitant
du passage en Sierra-Léone du colonel Leclerc,
envoyé du général de Gaulle, Fernand
Aymé s'engage aux Forces Françaises Libres le
12 août 1940.
Successivement 1ère classe,
caporal, caporal-chef, sergent et sergent-chef, il est de
tous les combats de la 1ère Division Française
Libre au sein du Bataillon de Marche n° 4.
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Fernand Aymé
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Il participe à la campagne de Syrie en juin 1941 avant de partir, avec son bataillon pour la Somalie et participer aux opérations de Gondar pendant la campagne d'Abyssinie en décembre 1941.
Au printemps 1942, le BM 4 rejoint
Beyrouth et se voit chargé, devant l'offensive allemande
menée par le général Rommel, d'établir
une position défensive dans les montagnes du Liban. En janvier
1943, le BM 4 est affecté à la 2ème
Brigade Française Libre et se prépare pour la
campagne de Tunisie.
Fernand Aymé prend donc part
au combat en Tunisie en mai 1943.
Il est cité lors de la campagne
d'Italie pour avoir, le 20 mai 1944, poussé ses mitrailleuses
en avant malgré le feu de l'ennemi, soutenant efficacement
deux sections de fusiliers voltigeurs durement éprouvées.
Il débarque en Provence en
août 1944 et se distingue de nouveau lors des combats de libération
du territoire national. Il est ainsi cité à l'ordre
de la division pour avoir obtenu, malgré des pertes sévères,
un rendement maximum de ses groupes de mitrailleuses le 29 septembre
1944.
Le sergent-chef Fernand Aymé
trouve la mort pendant la Campagne de France, le 28 janvier 1945
à Saint-Hippolyte (Bas-Rhin). A la tête de son groupe
de mitrailleuses, il était chargé de la protection
d'un pont jeté sur le Brumenwasser. Il est mortellement atteint
par des éclats d'obus près de ses pièces alors
qu'il donne les premiers soins à un de ses hommes grièvement
blessé.
Fernand Aymé a été
inhumé à Obernai puis a été transféré
à Marseille au mois d'avril 1947.
La Croix
de la Libération a été remise à
titre posthume à la mère de Fernand Aymé par
le lieutenant-colonel Simon, lors d'une prise
d'armes, le 31 août 1947 sur le Prado à Marseille.
Chevalier de la Légion
d'Honneur à titre posthume
Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre
1945
Médaille Militaire
Croix de Guerre 1939-45 (3 citations)
Médaille Coloniale
Dernière mise à jour : le 12 avril
2002
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