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Georges Goumin
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Georges Goumin est né
le 19 février 1905 à Orange dans le Vaucluse.
Son père était officier en retraite.
Elève des écoles
prémilitaires de Saint-Hippolyte du Fort à Autun
dès 1918, il s'engage dans l'aviation à 18 ans
en février 1923 à Montreuil-sur-Mer.
Elève mécanicien,
il est rapidement breveté et affecté au 33ème
Régiment d'Aviation à Mayence en octobre 1923.
Après 18 mois d'occupation
en Allemagne, il est affecté à l'Ecole de Versailles
comme élève mécanicien électricien
et, une fois breveté, reste à l'Ecole en qualité
d'instructeur.
En octobre 1928, il est admis
à suivre les cours d'élève officier d'active.
Promu sous-lieutenant en octobre 1929, il obtient, la même
année, son brevet de pilote et d'observateur en avion
et en ballon.
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Georges Goumin
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Affecté au 22e Régiment de Bombardement de Nuit, il reçoit ses galons de lieutenant en 1931 avant d'être envoyé au 39e Régiment d'Aviation du Levant où il passera huit années.
Promu capitaine en 1936, il est affecté
comme commandant du groupe d'instruction à l'Ecole de radio-navigants
de Saint-Jean d'Angély en juillet 1939.
Volontaire pour une formation aérienne
combattante dès la déclaration de guerre de septembre
1939, il est maintenu au commandement d'un groupe d'instruction
de l'Ecole malgré des demandes répétées.
Le 19 juin 1940, refusant l'armistice
annoncé par le maréchal Pétain, Georges Goumin
décide de gagner l'Angleterre. Le 20 juin 1940, à
cinq heures du matin, avec une vingtaine de ses sous-officiers volontaires
et son épouse, de Saint-Jean-d'Angély, il quitte la
France à bord d'un Farman 222 quadrimoteur piloté
par les adjudants-chef Denis et Speich.
Arrivé en Angleterre, il s'engage
dans les Forces Aériennes Françaises Libres. Il compte
alors 3 000 heures de vol dont plusieurs centaines de nuit.
Après un stationnement sur
la base de Saint Athan, il prend part, sur le Pennland, à
l'expédition de Dakar en septembre 1940.
Il remplit ensuite deux missions de
bombardement sur Libreville et Lambaréné lors des
opérations de ralliement du Gabon au début du mois
de novembre avant d'être nommé commandant du Détachement
permanent des Avions de Commandement de Brazzaville.
Promu commandant le 1er janvier 1941,
Georges Goumin entraîne, à Brazzaville puis à
Takoradi en Gold Coast, les équipages nécessaires
à la constitution d'une escadrille sur Glenn-Martin,
le Groupe de Bombardement n° 2 (GB 2). Il fait alors la preuve
de ses remarquables qualités d'instructeur.
Début mai 1941, l'unité,
rattachée au 24 Squadron de la South Africa Air Force,
part pour l'Egypte puis pour la Palestine. Avec son escadrille Georges
Goumin effectue trois missions de largage de tracts sur la Syrie
avant le début des opérations militaires. Au cours
de la seconde mission, le 16 mai, son appareil est criblé
de balles et deux membres de l'équipage sont blessés.
Le 19 mai, un des officiers de l'escadrille
déserte le groupe pour se rendre aux autorités de
Vichy en Syrie, le commandant Goumin se porte alors volontaire pour
une mission "de rachat", afin de garder la confiance des
Britanniques. Il obtient du général Wavell de participer
à une opération extrêmement risquée de
ravitaillement et d'évacuation des troupes alliées
qui quittent la Grèce.
Le 26 mai 1941, un Glenn-Martin
de l'escadrille piloté par Georges Goumin décolle
du Caire pour prendre part à une opération en vol
rasant au-dessus de la Crète ayant pour but de ravitailler
en médicaments et en munitions les derniers éléments
des troupes néo-zélandaises encerclées sur
le terrain de Retimo et d'attaquer ensuite l'aérodrome de
Mallème. La position est puissamment défendue mais
le commandant Goumin avec son équipage (lieutenant Courcot,
sergent Lefèvre et adjudant Marteau) parvient néanmoins
à larguer à l'emplacement prévu les médicaments.
La mission se poursuit et le Glenn-Martin mitraille la plage
de Mallême une première fois. Au deuxième passage,
le commandant Goumin est mortellement atteint en vol par un tir
de la DCA allemande mais il trouve la force de poser son appareil
en flammes entre les collines, sauvant ainsi la vie à son
équipage.
Georges Goumin a été
inhumé en Crète. En août 1946, son corps a été
ramené en France pour être inhumé, après
une cérémonie aux Invalides, dans sa ville natale
d'Orange.
Chevalier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 30 mai
1944
Croix de Guerre 39/45 avec palme
Médaille de la Résistance avec rosette
Mérite Syrien
Ordre de Georges 1er (Grèce)
Dernière mise à jour : le 31 octobre
2002
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