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René Gatissou
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René Gatissou est né
le 13 mai 1915 à Libourne en Gironde. Son père
était commis de 1ère classe à la SNCF.
Après des études
secondaires à Angoulême, il s'engage dans l'aviation
le 17 avril 1934 ; il obtient son brevet supérieur
de mécanicien aéronautique deux ans plus tard
et, en 1938, est affecté à Djibouti.
Sergent-chef mécanicien
à la base de Djibouti au moment de la guerre, il se
révolte, dès juillet 1940, contre l'esprit collaborationniste
qui y règne et participe à un noyau de résistance
en liaison avec la Royal Air Force (RAF).
René Gatissou fournit
des renseignements militaires aux Alliés au Yémen
et au Somaliland, organise des évasions d'aviateurs
alliés et prépare même une attaque de
Djibouti que les Anglais ne mettront pas en oeuvre.
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René Gatissou
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Sur le point d'être arrêté, il parvient, après une évasion difficile, à rejoindre, en prenant une vedette du gouverneur, la RAF en Somalie britannique le 27 avril 1941.
Condamné à mort par
contumace par le gouvernement de Vichy, il est affecté, après
deux mois passés à Aden au 8th Squadron Bomber
de la RAF, au Groupe Réservé de Bombardement
n°1 (GRB1) opérant depuis Khartoum sur l'Abyssinie et
l'Erythrée. Son travail et ses connaissances y rendent de
très grands services. En outre, il effectue plusieurs missions
comme mitrailleur.
René Gatissou rejoint ensuite
la Syrie pour être affecté au Groupe
de Bombardement "Lorraine" alors en formation. Il
prend une part active à la campagne de Libye comme chef mécanicien
de la 1ère escadrille de l'unité. Il se montre un
des piliers des succès du Groupe par son travail acharné
sur les avions, malgré l'inconfort et les difficultés
liées au désert.
De retour en Syrie, il participe à
la mise sur pied d'une unité de Coastal Command opérant
depuis Saint-Jean d'Acre en Palestine.
Lorsque le "Lorraine" revient
en Angleterre début janvier 1943, il est admis au cours des
ingénieurs mécaniciens de la RAF où
il est très bien noté et à l'issue desquels
il est nommé sous-lieutenant, officier mécanicien
du "Lorraine".
René Gatissou prend le commandement
de toute la partie technique du Groupe. Sur le front occidental,
il se distingue, tant par la parfaite marche de son service que
par sa participation fréquente à des missions de guerre
comme mitrailleur. Il prend part notamment à une mission
très dangereuse sur Boulogne-sur-Mer ainsi qu'à une
attaque nocturne des blindés ennemis sur le front de Normandie
où son équipage fait quatre passages sur une colonne
de chars avant de la bombarder avec succès.
Avant le départ du groupe pour
la Hollande début 1945, il quitte le "Lorraine"
sur demande du colonel Fourquet pour être
affecté à la réorganisation des écoles
de l'Armée de l'Air. Le lieutenant Gatissou totalise alors
420 heures de vol dont 41 heures de vol de guerre, et 17 missions
dont 4 missions de nuit.
Il poursuit sa carrière militaire
au sein du corps des officiers mécaniciens et est affecté
en octobre 1945 à Calcutta avant de prendre part à
la campagne d'Indochine où il parvient en mai 1946. Titulaire
de deux citations, le capitaine Gatissou rentre en métropole
en mai 1949.
Après différentes affectations
et une dernière mission à Chypre, René Gatissou,
totalisant 50 missions de guerre, part en retraite en mars 1960
avec le grade de commandant. La même année il est nommé
lieutenant-colonel de réserve.
René Gatissou est ensuite ingénieur
(Resident Manager) de Technip.
Commandeur de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 28 mai
1945
Croix de Guerre 39/45 (3 citations)
Croix de Guerre des TOE (2 citations)
Médaille Coloniale avec agrafes "Somalie",
"Erythrée", "Libye", "E-O"
Médaille des Evadés
Médaille de l'Aéronautique
Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
Mention in dispatch - War Medal (GB)
Ordre de l'Empire Britannique - à titre militaire
(GB)
Officier de l'Ordre de l'Etoile d'Anjouan (Comores)
Dernière mise à jour : le 9 décembre
2003
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