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Robert Galley

Fils de médecin, Robert Galley est né le 11 janvier 1921 à Paris.

Il fait des études secondaires au lycée Louis le Grand à Paris et au lycée Hoche à Versailles.

Le 21 juin 1940, refusant la défaite, déguisé en soldat polonais, Robert Galley quitte la France, à Saint-Jean-de-Luz à bord du Sobieski pour l'Angleterre.

Il s'engage dans les Forces Françaises Libres le 1er juillet 1940, comme chasseur de 2e classe, à la 1ère Compagnie autonome de chars de combat.

Après une période d'instruction au camp d'Aldershot, il quitte la Grande-Bretagne le 31 août 1940 pour l'expédition de Dakar.

Il participe aux opérations du Gabon en octobre et novembre 1940.


Robert Galley

En juin 1941, il prend part à la campagne de Syrie, à l'issue de laquelle il est envoyé au peloton des Elèves officiers de Damas, d'où il sort aspirant de l'Arme blindée en novembre 1941.

Après un stage en avril 1942 à l'Ecole britannique des chars du Caire, sa compagnie est constituée en colonne volante et envoyée sur le front d'El Alamein en juillet 1942 ; il participe à l'attaque de l'Himeimat le 24 octobre 1942.

Chef de section de chars, Robert Galley prend part ensuite à la poursuite de l'ennemi de Tripolitaine jusqu'en Tunisie où la Colonne Volante est versée en appui des troupes du général Leclerc en mars 1943.

Promu sous-lieutenant, il est intégré, au sein du 501e Régiment de chars de combat, à la 2e Division Blindée du général Leclerc dont il épousera la fille, Jeanne, après la guerre.

Il débarque en France le 3 août 1944, et pénètre, le 13 août, le premier, dans Ecouché, commandant la section de pointe du Groupement tactique V (Warabiot). Tireur au canon d'une classe exceptionnelle, il coupe un convoi ennemi de Panzer en détruisant plusieurs véhicules. Il occupe et tient ensuite quatre ponts sur l'Orne et fait preuve du plus grand courage en dirigeant à pied l'action d'un de ses chars contre un char ennemi Panther. Il prend part ensuite à la Libération de Paris et aux attaques de Longjumeau, Massy-Palaiseau et Antony.

Il participe à toutes les batailles de Lorraine et d'Alsace jusqu'en février 1945, se distinguant particulièrement lors de la prise d'Andelot, Baccarat, Strasbourg et Herbsheim.

A la tête de la 1ère Compagnie de chars du 501e RCC, il prend part à la campagne d'Allemagne, jusqu'à la prise de Berchtesgaden en mai 1945.

En 1949, ancien élève de l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures, il est diplômé de l'ENS du Pétrole et des Moteurs.

Ingénieur en stage à la Compagnie chérifienne des pétroles (1950-1954), Robert Galley entre en 1955 au Commissariat à l'Energie atomique comme chef du département de construction des usines. Il y est chargé des études de construction de l'usine de plutonium de Marcoule.

Chargé de la direction des études et de la construction de l'usine de Pierrelatte de 1958 à 1966, il est Délégué à l'informatique auprès du Premier Ministre (1966).

Egalement président du Conseil d'administration de l'Institut de recherches d'informatique et d'automatique (Iria) depuis 1967, il entame dès lors une carrière politique : député UDR de l'Aube (1968-1978), il est nommé ministre de l'Equipement et du Logement (mai-juillet 1968) puis ministre délégué auprès du Premier Ministre, chargé de la Recherche scientifique et des questions atomiques et spatiales (1968-1969) et ministre des Postes et Télécommunications de 1969 à 1972.

Conseiller général de l'Aube (1970-1978), adjoint, en 1971, puis maire de Troyes (1972-1995), Robert Galley est ensuite ministre des Transports (1972-1973), ministre des Armées (1973-1974), ministre de l'Equipement, de 1974 à 1976, et ministre de la Coopération (1976-1978)

Elu sénateur de l'Aube en septembre 1980, Robert Galley est de nouveau ministre de la Coopération et de la Défense (1980-1981).

Elu député RPR de l'Aube en 1981, il est réélu en 1986, 1988, 1993 et 1997. Depuis 1996, il est membre de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.

Robert Galley est décédé le 8 juin 2012 à Troyes. Il est inhumé à Les Riceys dans l’Aube.

 

• Grand Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération, décret du 24 mars 1945
• Croix de guerre 39/45 (4 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafes « Libye », « Tunisie »

Officier du Nicham Iftikar (Tunisie)

 

Dernière mise à jour : le 8 juin 2012
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