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Jacques Florentin
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Fils d'officier, Jacques Florentin
est né le 8 juillet 1911 à Paris.
Il entre à l'Ecole spéciale
militaire de Saint-Cyr en 1930 (promotion Joffre) ; lieutenant
à sa sortie, il entre dans l'Infanterie Coloniale et
sert au Tchad, dans la région du Tibesti.
En avril 1940, il est affecté
à Faya-Largeau et commande la 7e Compagnie du
Régiment de Tirailleurs Sénégalais du
Tchad (RTST). Le 28 août 1940, il participe au ralliement
du Tchad à la France libre.
Avec son unité, il prend
part, sous les ordres du colonel Leclerc,
aux opérations de Libye, à Koufra en février
1941 et au Fezzan au début de 1942.
Affecté au Bataillon
de Marche n°8 en juin 1942, il commande au Cameroun, à
Garoua, une compagnie qu'il pousse en mars 1943 vers la Libye,
rejoignant avec son bataillon la Force L, peu avant la fin
de la campagne de Tunisie.
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Jacques Florentin
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Jacques Florentin participe à la mise sur pied de la 2e Division française libre (2e DFL) en Tripolitaine et en Algérie puis à la constitution de la 2e Division Blindée (2e DB) au Maroc, à Temara en 1943.
Capitaine, il commande en second le
3e Bataillon du Régiment de
Marche du Tchad et s'illustre au cours des campagnes de France
et d'Allemagne (Normandie, Paris, les Vosges, Strasbourg, jusqu'à
Berchtesgaden). Après s'être fait remarquer pour la
capture d'une automitrailleuse allemande avec son équipage,
il se distingue par son esprit tactique lors des différents
débordements ayant amené la libération de la
route de Paris.
Le 16 septembre 1944, à la
tête d'une reconnaissance offensive, il occupe, en plein jour,
les ponts sur le canal de la Moselle et en empêche la destruction
en décimant la garnison du point d'appui, ramenant 47 prisonniers,
libérant un village et capturant un intéressant matériel.
Le 26 janvier 1945, lors de l'attaque
de Grussenheim, Jacques Florentin est chargé de diriger l'action
d'un détachement mixte chars infanterie agissant de flanc,
et une fois de plus fait preuve de la plus belle bravoure. Il parvient
en effet à prendre pied très rapidement sur l'objectif
en surprenant l'ennemi par la hardiesse de sa manuvre et,
l'attaque principale étant retardée, décide
sans hésitation un décrochage momentané qui
sauve son détachement et lui permet de le lancer à
nouveau sur l'objectif au moment opportun.
Le 5 mai 1945 en Bavière, chargé
de harceler l'ennemi sur la frontière Autrichienne, il lui
inflige dans la région d'Hirschbischl des pertes sévères
faisant 300 prisonniers dont deux généraux et 50 véhicules.
Jacques Florentin termine la guerre
avec le grade de chef de bataillon.
Breveté de l'Ecole supérieure
de Guerre en 1954, Jacques Florentin poursuit sa carrière
militaire (occupation en Allemagne, Sénégal, Indochine).
Il sert en Algérie de 1960
à 1962 et y reçoit deux citations et quitte l'armée
en 1965 avec le grade de colonel.
De 1965 à 1975, il est agent
général d'Assurances avant de rendre sa retraite.
Jacques Florentin est décédé
le 21 juin 1992 à Paris. Il est inhumé à Buzançais,
dans l'Indre.
Grand Officier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre
1945
Croix de Guerre 39/45 (5 citations)
Croix de la Valeur Militaire (2 citations)
Médaille Coloniale
Médaille Commémorative 39/45
Médaille Commémorative des Services Volontaires
dans la France Libre
Officier de l'Etoile Noire du Bénin
Officier de l'Etoile d'Anjouan
Dernière mise à jour : le 1er avril
2004
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