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François Faure
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Alias : Paco
Fils du médecin, historien
de l'Art et homme de Lettres, Elie Faure, François
Faure est né le 21 février 1897 à Paris.
Bachelier, il s'engage en février
1915, le jour de ses 18 ans, et est affecté dans l'Artillerie
coloniale. Après avoir pris part aux opérations
en France puis à la campagne de Pologne en 1919, il
termine la guerre avec la Croix de Guerre 14/18 et le grade
d'aspirant.
Démobilisé, il
devient administrateur de société, spécialisé
dans le mobilier scolaire.
Capitaine de réserve,
François Faure est mobilisé à Vannes,
au 505e Régiment de Chars de Combat (505e
RCC), en août 1939.
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François Faure
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C'est au sein du 14e Bataillon de Chars de Combat qu'il prend part à la campagne de France au cours de laquelle il est cité à l'ordre de l'armée et fait chevalier de la Légion d'Honneur.
Fait prisonnier dans l'Aisne, à
Wassigny, le 22 mai 1940 après plusieurs jours de durs combats,
il est interné en Allemagne, à l'Oflag IV D où il prend connaissance de l'appel du général de
Gaulle. Parvenant à se faire passer pour un grand malade,
il se fait rapatrier en France, via la Suisse, en novembre 1940.
Au début de l'année
1941 il prend des contacts avec des éléments de la
résistance à Paris, Maurice Ripoche ("Ceux de
la Libération") et Alfred Heurtaux
(Organisation civile et militaire) notamment ; il commence à
faire passer des renseignements en Angleterre tout en participant
au rapatriement vers la Grande-Bretagne d'aviateurs anglais à
qui il fournit des faux-papiers d'identité.
En novembre 1941, François
Faure entre par l'intermédiaire de Pierre
Julitte dans le réseau de renseignements fondé
par Gilbert Renault (colonel Rémy),
la Confrérie Notre-Dame Castille (CND-Castille). Sous le
nom de Paco, François Faure est chargé de fournir
des renseignements d'ordre militaire et des cartes d'identité
et devient rapidement l'adjoint direct du colonel Roulier, alias
Rémy.
A Paris entre également en
contact, grâce à Pierre Brossolette,
avec les milieux syndicalistes.
En février et mars 1942, Francois Faure, alias Paco,
prend par interim la direction du réseau en l'absence de
Rémy parti pour Londres. Grâce à son camarade de captivité Marcel Prenant, Paco rencontre les cadres du Parti communiste clandestin qui lui confient la mission de proposer au général de Gaulle la collaboration des communistes. Le 27 mars 1942, il part à son tour pour Londres, par une
opération Lysander avec Christian
Pineau qu'il est chargé d'accompagner. Il transmet le courrier des communistes au général de Gaulle et reçoit des instructions pour remettre au PC l'accord des services français et anglais.
Après une tentative ratée de parachutage, Paco est de retour en France le 28 avril, avec le même Christian Pineau, toujours grâce
à un Lysander qui se pose en Normandie. Pendant 15 jours il travaille avec Rémy et les représentants du PC et rencontre également les représentants de l'OCM et le colonel Touny.
Quelques jours plus tard, le 15 mai
1942, il est arrêté à Paris par le contre-espionnage
allemand.
Détenu pendant 14 mois à
la prison de Fresnes, il est transféré au camp de
Natzweiler-Struthof, en Alsace, comme déporté "NN",
le 9 juillet 1943. Au camp, il fait preuve d'un moral extraordinaire.
Il est évacué vers l'Allemagne
le 4 septembre 1944, devant l'avancée des armées alliées
et déporté à Dachau, il est libéré
le 29 avril 1945 et rentre à Paris le 15 mai 1945.
Délégué à
l'Assemblée Consultative Provisoire à Paris, François
Faure reprend ensuite ses activités dans l'industrie du meuble
jusqu'à sa retraite en 1963.
Colonel de réserve, il est
également président fondateur de l'Amicale des Déportés
de Natzweiler-Struthof depuis 1950.
François Faure est décédé
le 29 juin 1982 à Fleury-Mérogis.
Officier de la Légion
d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre
1945
Croix de Guerre 14-18
Croix de Guerre 39/45
Croix de Guerre des TOE
Croix de Guerre (Pologne)
Croix de Guerre (Lettonie)
Military Cross (GB)
Dernière mise à jour : le 3 mars 2008
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