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Jules Evenou
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Jules Evenou est né
le 12 juillet 1908 à Pleguien (Côtes du Nord).
Son père était marin puis agent administratif
des affaires maritimes.
Bachelier, il poursuit des études
en classe de Mathématiques Spéciales à
Rouen avant d'entrer à l'Ecole Navale en octobre 1927
à Brest.
Enseigne de vaisseau de 2e
classe à sa sortie de l'Ecole en 1929, il est affecté
sur différents bâtiments de surface (Boulonnais,
Edgar Quinet, Provence, Fortune) et sous-marins
(Phoque, Nautilus) comme enseigne de vaisseau
de 1ère classe (1931) puis comme lieutenant de vaisseau
(1937).
Pendant la Drôle de Guerre,
il sert sur le contre-torpilleur Tigre puis sur le
sous-marin Surcouf.
Au début du mois de juin
1940 le lieutenant de vaisseau électricien Evenou est
chargé d'équiper dans la rade de Cherbourg le
cuirassé Courbet, alors bateau école,
de défenses antiaériennes.
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Jules Evenou
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A l'occasion d'une attaque, l'équipe qu'il commande abat un appareil allemand. Devant l'avancée allemande, il quitte les côtes françaises, le 17 juin 1940 à bord du Courbet à destination de l'Angleterre.
Début août, il s'engage
dans les Forces navales françaises libres sous le nom de
Jacques Richard et prend rapidement le commandement du contre-torpilleur Léopard ; dès le mois de novembre 1940 il participe
avec un entrain magnifique à de nombreux convois dans l'Atlantique
Nord.
Le 24 février 1941, il sauve 39 rescapés d'un cargo anglais torpillé
et conduit brillamment cinq attaques successives à la grenade
contre un sous-marin allemand, parvenant probablement à le
couler.
En juillet 1941, promu capitaine de
corvette,
et alors que le Léopard est entré en grand carénage, Jules Evenou exerce les fonctions de sous-chef d'Etat-major
des FNFL jusqu'en mars 1942.
Rembarqué à nouveau
en juillet 1942 comme commandant du Léopard, il dirige, le 11 juillet, l’attaque à la grenade d’un sous marin allemand, le U 136, qui sera coulé au large de Madère, avec l’aide de deux bâtiments anglais, le Pelican et le Spry.
Il mène
ensuite à bien, avec beaucoup de détermination et d'habileté,
l'opération de ralliement de l'Ile de la Réunion à la France combattante. Le 27 novembre 1942, le Léopard appareille depuis l'Ile Maurice avec, à son bord, une quarantaine
de fusiliers marins commandés par le lieutenant de vaisseau Cadéac d'Arbaud ; le commandant Evenou
annonce alors à ses hommes que la destination est l'Ile de
la Réunion - et non l'Indochine - et que le but de l'opération
est, malgré l'opposition des Britanniques, le ralliement
de l'île à la France combattante. Le lendemain matin,
les fusiliers marins sont débarqués secrètement
et, après quelques échanges d'artillerie, le Léopard entre dans le port de Saint-Pierre de la Réunion où il installe le nouveau gouverneur de l'Ile, Jean
Capagorry.
Jules Evenou est promu capitaine de frégate en avril 1943. Le 27 mai, le Léopard s’échoue au large de Benghazi (Libye) et ne peut-être récupéré.
En juillet 1943, le commandant Evenou est nommé sous-chef d'Etat-major de la Marine à Alger.
En janvier 1944, il prend le commandement
de la marine à Madagascar où il reste jusqu'au printemps
1946.
De 1946 à 1950, il sert à
Toulon et à Cherbourg.
Capitaine de vaisseau en 1947, Jules
Evenou est ensuite délégué régional
de l'Action sociale des Forces armées (1950), puis commandant
de la Direction du Port de Bizerte en Tunisie (1951).
En 1952 il est de nouveau commandant
de la marine à Madagascar et commandant la Base stratégique
de Diego-Suarez.
Il commande ensuite le croiseur Georges
Leygues (1954) avant de recevoir deux ans plus tard, ses étoiles
de contre-amiral comme major général à Bizerte.
Chef d'Etat-major adjoint de l'amiral
commandant en chef les Forces Alliées en Méditerranée,
il commande, en 1958, les Forces Maritimes du Pacifique.
Successivement commandant en chef
de la Base Stratégique du Pacifique (1959), Préfet
Maritime de la 1ère Région maritime (Cherbourg) avec
le grade de vice-amiral (1960), chef du cabinet militaire du Premier
Ministre (1961), commandant en chef dans l'Océan Indien comme
vice-amiral d'escadre (1962), Préfet Maritime de la 3e Région maritime (1964), commandant l'escadre de la Méditerranée
(1965).
En 1967, Jules Evenou devient inspecteur
général de la Marine, membre du Conseil supérieur
de la Marine et est promu au grade d'amiral.
Président de l'Institut français
de Navigation (1968-1972)
L'amiral Evenou est décédé
le 2 novembre 2002 à Asnières-sur-Seine (92). Il a
été inhumé à Pléguien dans les
Côtes d'Armor.
Grand Officier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 31 décembre
1942
Grand Croix de l'Ordre National du Mérite
Croix de Guerre 39/45 (5 citations)
Médaille de la Résistance
Commandeur du Mérite Maritime
Médaille Coloniale
Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
Médaille des Services Volontaires
dans la France Libre
Grand Croix du Mérite Naval Espagnol
Grand Officier de l'Ordre Royal des Grandes Comores
Grand Officier du Nichan El Anouar
Commandeur de l'Etoile d'Anjouan
Commandeur du Ouissam Alaouite
Commandeur du Nicham Iftikar
Commandeur de l'Ordre du Mérite Congolais
Dernière mise à jour : le 3 juillet 2004
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