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Juan-José Espana
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Juan-José Espana est
né le 10 décembre 1909 à Paris (20ème)
son père est ingénieur et administrateur de
société.
Après des études
à l'Institut Catholique des Arts et Métiers
de Lille puis à l'Ecole Supérieure d'Electricité
de Paris, il effectue son service militaire dans l'Artillerie
en 1932 en qualité d'EOR à Poitiers.
Ingénieur, il est mobilisé
en 1939 comme lieutenant au 35ème RAD ; il se distingue
dès le 2 juin 1940 à Teteghem près de Dunkerque où, sous
des feux intenses d'artillerie et d'aviation ennemies, il
exécute avec le plus grand calme un changement de position
difficile.
Grièvement blessé
le 3 juin 1940 à Rosendaël par une balle et un éclat
d'obus, il est fait prisonnier à Zuydcoote et transporté
à l'hôpital de Lille d'où il s'évade
avec hardiesse le 12 août 1940.
Après trois tentatives
de traverser clandestinement les Pyrénées, rendues
infructueuses en raison de son état physique, il gagne
l'Espagne après s'être procuré des papiers
d'identité espagnols.
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Juan-José Espana
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Mais considéré comme républicain, il est interné dans les camps de Figueras, Reus puis Madrid. Finalement libéré, il atteint enfin l'Angleterre le 4 décembre 1940 et s'engage dans les Forces Françaises Libres le 6 décembre sous le nom de Molina.
Encore inapte à faire campagne,
il participe à l'instruction des élèves officiers
d'Artillerie de Camberley. Envoyé en août 1941 avec
la mission d'Argenlieu en Nouvelle-Calédonie,
il exerce le commandement de la place forte de Nouméa puis
celui de l'Artillerie de Nouvelle-Calédonie.
Il rejoint le 16 mars 1943 la 1ère
Division française libre en Libye, où il dirige le
service du chiffre.
Le 9 août 1943, il est affecté
au 2ème Régiment d'Artillerie, qui est fusionné
avec le 1er RA, et participe
brillamment aux campagnes de Tunisie et d'Italie. Il se distingue
notamment le 17 juin 1944 quand, prenant au pied levé le
commandement d'une batterie américaine de canons automoteurs
qui devait appuyer un groupement blindé, il s'adapte immédiatement
aux hommes et au matériel, et peut ainsi, dans des conditions
difficiles et souvent sous le feu de l'ennemi, exécuter avec
rapidité et précision tous les tirs qui lui sont demandés.
Il prend part ensuite à la
campagne de France et aux combats de Toulon, de la Trouée
de Belfort, de Strasbourg, jusqu'aux dernières campagnes
des Alpes en avril 1945.
Il termine la guerre comme Chef d'Escadron.
Juan-José Espana est, après
la guerre, Directeur puis PDG des Etablissements Huard-UCF (machines
agricoles).
Colonel de réserve honoraire
Juan-José Espana est décédé
le 8 décembre 2000, en Loire-Atlantique, à Châteaubriant
où il a été inhumé.
Officier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre
1945
Croix de Guerre 39/45 (3 citations)
Médaille de la Résistance
Médaille des Blessés
Croix des Services Militaires Volontaires
Médaille Coloniale avec agrafe "Tunisie"
Médaille Commémorative des Services Volontaires
dans la France Libre
Dernière mise à jour : le 8 janvier
2002
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