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Pierre Arrighi
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Alias : Robert - Attalin -
Asselin - Arnoux - Chevalier - Charpentier
D'origine corse, Pierre Arrighi
est né le 2 mars 1921 à Paris où son
père, Paul Arrighi, est bâtonnier à la
Cour.
Etudiant en droit à Paris,
il prépare le concours d'inspecteur des Finances lors de la déclaration de guerre.
Il refuse la défaite de juin 1940 et cherche immédiatement
le moyen de lutter contre l'occupant.
Il entre dans la Résistance
dès l'hiver 1940-1941 dans la filiale de zone nord
du "Mouvement de Libération Nationale" (MLN)
créé en zone sud par Henri
Frenay. Pierre Arrighi milite activement dans cette filiale
- qui prend bientôt pour nom "Les Petites Ailes"
- et qui est dirigé par le capitaine Robert Guédon.
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Pierre Arrighi
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Il s'occupe de collecte de renseignements et de l'évasion de prisonniers de guerre.
En juin 1942, Robert Guédon le présente à Jacques Lecompte-Boinet, qui est chargé du bureau d'information du mouvement qui vient de connaître, à la suite d'une trahison, une vague d'arrestations qui aboutit au démantèlement de l'Etat-major parisien des "Petites Ailes".
Jacques Lecompte-Boinet, presque seul
avec Pierre Arrighi, ne parvenant pas à rétablir la
liaison avec la zone sud et Henri Frenay, entreprend de mettre sur
pied son propre mouvement, "l'Organisation Nationale de la
Résistance".
Ayant parallèlement obtenu
sa licence en droit, Pierre Arrighi est inscrit comme avocat au
Barreau, activité qui sert de couverture à ses activités
clandestines. Il est également élève à
l'Ecole des Sciences-Politiques où il recrute de nouveaux
membres parmi ses camarades comme François
Delimal.
Persuadé de l'importance de
créer des groupes-francs, il voyage en province pour constituer
des groupes dans un but militaire et de renseignements ; il fonde
notamment une unité dans la Marne où, en contact avec
le Bureau des Opérations Aériennes (BOA), il charge
François Delimal d'organiser la réception d'armes
par parachutages.
En janvier 1943, le mouvement, toujours
dirigé par Jacques Lecompte-Boinet, prend le nom de "Ceux
de la Résistance" (CDLR). En son sein un important réseau
de renseignements ("Manipule") voit le jour en mars 1943
qui centralise les informations recueillies par les différents
groupes du mouvement dont ceux de Pierre Arrighi. A Paris, ce dernier
est aidé pour cela par ses deux secrétaires, Christiane
de Cuverville et Georgette Le Rolland.
Au printemps 1943, il fait entrer
son père - qui travaillait déjà pour des réseaux
britanniques - à CDLR qui devient rapidement un des cinq
grands mouvements de Résistance de la zone occupée.
Paul Arrighi, quant à lui, est désigné comme
le successeur de Jacques Lecompte-Boinet en cas d'absence ; Pierre
Arrighi sera le n° 3.
Celui-ci, nommé responsable
militaire du mouvement malgré son très jeune âge,
coordonne, sous le nom de "Charpentier", toute une équipe
d'agents de liaison qui, sous ses ordres, transmettent les directives
vers la province.
Au départ de Jacques Lecompte-Boinet
pour Londres en septembre 1943, Paul Arrighi prend logiquement la
direction de CDLR. Mais il est arrêté le 30 octobre,
alors que son fils assiste à une conférence à
Genève sur les besoins militaires de la Résistance
avec des responsables nationaux et des personnalités alliées.
A son retour, Pierre Arrighi prend
à son tour la tête du mouvement avant d'être
arrêté lui aussi par la Gestapo, deux semaines plus
tard, le 19 novembre 1943, au café Le Triadou, dans le 8e arrondissement de Paris. Le mouvement est alors
temporairement décapité.
Envoyé à Fresnes puis
à Compiègne, il est déporté en Allemagne
en janvier 1944 au camp de Buchenwald, puis en Autriche, au camp
de Mauthausen où il meurt d'épuisement le 5 août
1944. Il est inhumé au Château d'Artem (Mauthausen).
Chevalier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre
1944
Croix de Guerre 39/45
Médaille de la Résistance avec rosette
Dernière mise à jour : le 28 octobre 2004
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