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Maurice Duclos
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Alias : Saint-Jacques
Maurice Duclos est né
le 23 août 1906 à Neuilly sur Seine.
Il y fait ses études
au collège Sainte-Croix avant d'entrer dans l'affaire
de son père.
En 1926, il s'engage pour deux
ans dans l'artillerie coloniale et sert à Madagascar
; il est libéré du service actif comme maréchal
des logis en novembre 1928. Militant d’extrême-droite, il est membre de la Cagoule et, à ce titre, il est inculpé et incarcéré de février à mai 1938.
Lieutenant de réserve,
Maurice Duclos est mobilisé le 22 août 1939 et
affecté comme lieutenant de tir à la 4e batterie
du 2e groupe du 10e Régiment d'Artillerie Coloniale
(10e RAC).
Avec son unité, il participe, en mai-juin
1940, à l'expédition de Norvège. |

Maurice Duclos
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Détaché
comme officier de liaison auprès de la 13e
Demi-Brigade de Légion Etrangère (13e DBLE),
il se distingue dans les combats de Narvik. Il est cité à l'ordre de la division et reçoit le grade de caporal honoraire de la Légion étrangère.
De retour en Bretagne avec le corps expéditionnaire français le 15 juin 1940, il parvient à dégager son unité encerclée à Plénée-Jugon dans les Côtes du Nord le 17 juin et cherche un moyen de la faire évader par la mer.
Le 21 juin, Maurice Duclos parvient à passer en Angleterre, via Jersey, avec quelques camarades
à bord d'un bateau de pêche.
Il est l'un des tous premiers à
s'engager dans les Forces françaises libres, le 1er juillet
1940 et est affecté au 2e Bureau de l'Etat-major personnel
du général de
Gaulle, sous les ordres du capitaine André
Dewavrin (alias "Passy") puis au Service de Renseignements,
qui devient plus tard le Bureau central de Renseignements et d'Action
(BCRA). Maurice Duclos prend alors le pseudonyme de "Saint-Jacques".
Il est l'un des tous premiers officiers
à être envoyé en mission en France, en zone
occupée. Le 4 août il est déposé par
vedette sur la plage de Saint-Aubin sur mer dans le Calvados. Sa
mission consiste à estimer le potentiel militaire allemand
dans le cadre de l'opération de débarquement en Angleterre
prévue par Hitler.
Il gagne Paris dès la fin août
et commence à recruter - en premier lieu dans sa famille
et parmi ses amis - les membres du premier réseau de renseignements
FFL, le réseau "Saint-Jacques", abrité clandestinement
dans les locaux de la société Maurice Duclos, place
Vendôme.
Pendant plus de cinq mois, sans communication
ni appui d'aucune sorte, Maurice Duclos parcourt les deux zones,
prend des contacts à Paris, notamment à la Compagnie
de distribution d'Electricité et aux Chemins de fer.
Saint-Jacques jette également
les bases du réseau "Paris Job" avant de participer
avec Gilbert Renault, alias "Rémy",
à la création du réseau CND (Confrérie
Notre-Dame). Après avoir organisé la collecte de renseignements
et mis sur pied son réseau dans l'Ouest, il franchit la ligne
de démarcation sous le feu d'une patrouille allemande et
gagne le Midi. De là, via l'Algérie, le Maroc puis
le Portugal, il rejoint Londres la veille de Noël.
Volontaire pour une nouvelle mission
secrète, Maurice Duclos, est parachuté en Dordogne,
près du Bugue, dans la nuit du 13 au 14 février 1941,
apportant à son réseau des moyens de liaison avec
Londres. Il se brise les jambes à l'atterrissage, perd de
vue son radio et, dénoncé par le médecin qui
lui a apporté les premiers soins, est arrêté
par la police et conduit à l'hôpital de Périgueux
où il est soigné et interrogé. Libéré
au bout d'un mois avec un non-lieu obtenu grâce à d'anciennes
connaissances, il reprend immédiatement sa mission malgré
ses blessures.
Début août 1941 des membres
de sa famille - dont sa sur aînée et sa nièce
- sont arrêtés. Jusqu'en septembre, son réseau
est progressivement démantelé à la suite des
dénonciations de son radio. Jugés par un tribunal
militaire allemand, les hommes seront fusillés au Mont
Valérien et les femmes déportées en Allemagne.
De son côté, Maurice Duclos parvient à regagner
l'Angleterre par une opération aérienne le 1er mars
1942.
Après la création du
réseau CND, Maurice Duclos prend des contacts avec le mouvement
de résistance OCM (Organisation civile et militaire) et devient,
à partir d'avril 1942, le chef de la section "Action,
Etudes et Coordination" au sein du BCRA. Promu capitaine le
26 mai 1942 (à compter de septembre 1940), il est nommé
chef d'escadron un mois plus tard. Il effectue également
plusieurs autres missions en France pour y organiser le sabotage
stratégique et tactique. Il met au point les missions de
sabotage "Armada I", "Armada II" et la destruction
des barrages de la Saône. Il organise aussi le plan Vert visant
à détruire les communications ferroviaires, le plan
Tortue pour retarder les divisions blindées allemandes et
le plan Violet pour neutraliser les télécommunications
ennemies le jour J.
Le 27 mai 1943, à l'Ecole des
Cadets de la France libre de Ribbesford, Saint-Jacques reçoit
des mains du général de Gaulle la Croix
de la Libération en même temps que son chef, le
colonel Passy.
D'autres missions (cinq en tout) conduisent
Saint-Jacques en Afrique du Nord et en France, où il débarque,
une dernière fois, en août 1944 à Port-en-Bessin
avec les "Special Forces" du général
Montgomery. Il participe ensuite activement aux campagnes de Normandie,
Belgique et Hollande. Avant d'entrer en Allemagne, le lieutenant-colonel
Duclos crée et commande le commando français A. 220,
chargé d'opérer dans des missions de sabotage et d'information
sur les arrières de l'ennemi.
Il est démobilisé le
30 juillet 1945.
Désireux après la guerre
de collaborer à l'effort de relèvement économique
de son pays, il se met au service d'importantes sociétés
puis se fixe en Argentine, où il ne cesse de travailler au
regroupement de l'importante colonie française résidant
dans ce pays.
Après avoir été
délégué de l'Association des Français
Libres, il devient le premier président de la section naissante
et le reste pendant de longues années.
Il est par ailleurs Président
de l'union française des Anciens Combattants d'Argentine
et Président du Comité des Sociétés
françaises.
Maurice Duclos est décédé
le 23 février 1981 à Buenos Aires où il a été
inhumé.
Officier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 25 mai
1943
Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
Croix du Combattant Volontaire 39/45
Officier de l'Empire Britannique (OBE)
Military Cross (GB)
Croix de Guerre avec glaive (Norvège)
Médaille des Services volontaires dans la France Libre
Dernière mise à jour : le 6 octobre 2009
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