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Jacques Chaban-Delmas
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Alias : Chaban, Lakanal, Arc
Jacques Delmas est né
le 7 mars 1915 à Paris. Son père était
administrateur de sociétés.
Il suit des études au
lycée Lakanal de Sceaux et à la Fondation nationale
des Sciences politiques ; il est licencié en droit
et diplômé de droit public et d'économie
politique.
Jeune journaliste, il collabore
à l'Information à partir de 1933.
Appelé en juin 1938 à
servir au 37e RI à Bitche, il fait les EOR,
est reçu 1er à Saint-Cyr en mars 1939 et en
sort major de la promotion du maréchal Joffre. |

Jacques Chaban-Delmas |
Aspirant puis sous-lieutenant pendant la drôle de guerre au 75e Bataillon alpin de forteresse.
Refusant la défaite, Jacques Delmas tente de partir en Angleterre après sa démobilisation le 4 août 1940. N'étant pas parvenu à quitter la France, il entre, à Paris fin décembre 1940, par l'intermédiaire du colonel Groussard, dans le réseau de renseignements "Hector", organisation de résistance du Nord de la France commandée par le colonel Heurtaux.
Il est spécialisé
dans le renseignement sur l'industrie et en particulier sur la mise
à la disposition des Allemands de l'industrie française.
Pour être mieux informé, il entre en juin 1941 comme
contractuel au Ministère de la Production industrielle.
A la fin 1942, après la chute
du réseau due à des arrestations, il entre directement
en contact avec les représentants de Londres et se livre
à un travail de renseignement dans les services du Ministère
de l'Industrie.
Reçu au concours de l'inspection des Finances en mars 1943, il poursuit son activité de renseignement avec l'Organisation civile et militaire (OCM) qui a succédé à Hector en fusionnant avec d'autres organismes résistants.
En octobre 1943, il devient "Chaban" et
entre à la Délégation militaire du Comité français de la Libération nationale (CFLN) et fait fonction d'adjoint au délégué
militaire national, le commandant Louis Mangin.
Début 1944, il est fondateur, avec Debray, Courtin
et Michel Debré, du Comité de financement intérieur
de la Résistance (COFI).
En mai 1944, il est nommé délégué
militaire national chargé de transmettre les ordres du Haut-commandement
interallié (général Koenig)
à la Résistance intérieure et de veiller à
leur application. Interlocuteur du Comité d'action (COMAC) institué par le Conseil national de la Résistance (CNR), il s'efforce de préparer la participation des forces paramilitaires de la Résistance à la libération du territoire.
Promu général de brigade
par décision du Gouvernement d'Alger le 15 juin 1944 (le
plus jeune général que la France ait connu depuis
le Premier Empire), il quitte Paris pour Londres le 25 juillet 1944 afin de rendre compte au Commandement allié des possibilités
militaires de la Résistance.
Avec le soutien d'Alexandre Parodi, délégué général, il s'oppose à la stratégie insurrectionnelle du COMAC. Il demande instamment que le plan
d'opérations qui prévoyait la chute de Paris soit
modifié de manière à éviter à la capitale destructions et massacres inutiles.
Il repart de Londres le 13 août
1944 nanti des ordres du général Koenig. Amené
au Mans par les Américains le 14 août, il arrive à
Paris le 16 à bicyclette. Il agit pendant l'insurrection
parisienne de façon à permettre à la Résistance
d'exercer une action d'un grand retentissement, tout en prévenant
tout débordement de violence. Il accueille le général
Leclerc à Arpajon le 24 août
1944 et entre avec lui dans Paris.
Après la libération
de la capitale, Chaban sert au cabinet du ministre de la Guerre comme
chef de la Mission de liaison et d'inspection mobile d'organisation
de l'Armée.
Sportif de haut niveau, il est international de rugby au lendemain de la guerre et sera, notamment, finaliste double messieurs aux championnats de France de tennis en 1965, puis champion du double messieurs aux Internationaux de France (catégorie vétérans) en 1970.
A partir d'août 1945 il est inspecteur des Finances
et secrétaire général du Ministère de
l'Information, sous l’autorité de Jacques Soustelle puis d’André Malraux.
En 1946, il est élu député de la
Gironde et maire de Bordeaux et est constamment réélu jusqu'en
1995.
Ministre des Travaux publics
dans le cabinet Mendès-France en 1954-1955, il est ministre d'Etat dans le Cabinet
Guy Mollet (1956-1957) puis ministre de la Défense
nationale (1957-1958)
Président de l'Assemblée
nationale (1958-1969, 1978-1981, 1986-1988), Jacques Chaban-elmas accède aux fonctions de Premier Ministre de juin 1969 à
juillet 1972.
Inspecteur général des
Finances en 1973, il est candidat non élu à la Présidence
de la République de 1974.
Président du Conseil régional
de Bordeaux-Aquitaine (1974-1979 et 1985-1988).
En novembre 1996, Jacques Chaban-Delmas
a été fait Président d'Honneur de l'Assemblée
nationale.
Jacques Chaban-Delmas est décédé
le 10 novembre 2000 à Paris. Ses obsèques ont été
célébrées le 14 novembre en l'Eglise Saint-Louis
des Invalides. Il a été inhumé à Ascain
dans les Pyrénées-Atlantiques.
Commandeur de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 7 août
1945
Croix de Guerre 39/45
Médaille de la Résistance avec rosette
Commandeur de la Legion of Merit (USA)
Commandeur de l'Ordre de Léopold II de Belgique
Commandeur du Virtuti Militari (Pologne)
Commandeur de l'Ordre d'Isabelle-la-Catholique (Espagne)
Cordon de l'Etoile Yougoslave.
Principales publications :
L’Ardeur, Stock, Paris 1975
Charles de Gaulle, Paris Match, Paris 1980
La Libération, Paris Match, Paris 1984
Les Compagnons, Albin Michel, Paris 1986
La Dame d’Aquitaine, Paris 1987
Montaigne, Michel Lafon, Paris 1992
Mémoires pour demain, Flammarion, Paris 1997
Dernière mise à jour : le 13 octobre 2006
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