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Edmond Debeaumarché
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Alias : "l'ami"
Edmond Debeaumarché est
né le 15 décembre 1906 à Dijon.
Il se destine à l'aviation
mais doit briser sa vocation de pilote, sa vue étant
trop faible. Il entre alors par concours aux PTT.
Mobilisé
en septembre 1939 en qualité de sergent radio dans
l'Armée de l'Air, il est démobilisé en
juin 1940 et, refusant la défaite, entreprend ses premières
actions de résistance.
Dès 1940, il organise
le transport du courrier zone nord, zone sud, au moyen de
wagons ambulants et imagine de cacher le courrier dans les
tuyaux de chauffage des wagons.
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Edmond Debeaumarché
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Ces transports se font au profit du réseau du colonel Rémy la Confrérie notre Dame. Parallèlement, il héberge des patriotes poursuivis par la Gestapo.
Membre actif de l'Etat-major PTT à partir de l'été 1943, il est l'un des collaborateurs directs d'Ernest Pruvost, chef national de ce groupement.
Placé sous les ordres de Simone
Michel-Lévy, il devient la cheville ouvrière du
transport et de l'acheminement du courrier de Londres.
En novembre 1943, à la suite du départ de Pruvost
recherché par la Gestapo et de l'arrestation de Simone Michel-Lévy,
il prend la tête du mouvement de l'EMPTT.
Parcourant la France entière,
il crée des noyaux actifs dans les centres d'importance
moyenne. Il montre, dans cette prospection minutieuse et pleine
de dangers, des qualités d'animateur et de chef.
Rentré à Paris, il met
au point, en accord avec Pruvost, éloigné, mais toujours
en contact, le plan complet du sabotage des télécommunications
de l'ennemi et du contre-sabotage des stations importantes susceptibles
de servir les armées alliées (plan "Potard",
plan "Violet").
Il réussit à se procurer
les trois codes secrets de Darnand et de la Milice. Avec l'aide
d'Horvais, il se procure la copie de tous les télégrammes
chiffrés qui transitent par le central télégraphique
de Paris. La traduction de ces documents est communiquée
chaque jour au capitaine Portalis (alias Billy), du service de renseignements
interallié.
Arrêté le 3 août
1944, à la gare Montparnasse, Debeaumarché est interrogé très durement par la Gestapo de la Rue des Saussaies. Les coups
répétés qu'il reçoit lui font perdre
connaissance mais il refuse de donner les noms des camarades de
son organisation. Il est ensuite interné à Fresnes.
Déporté le 15 août
1944, à Buchenwald, il est bientôt expédié
à l'usine souterraine de Dora où s'effectue le montage
des V1 et V2. Se donnant pour ingénieur électricien,
il
participe à la fabrication des V1. Accusé rapidement
de sabotage, il est condamné à mort le 11 novembre
1944. La sentence n'est pas immédiatement exécutée.
Mis au secret, il est accusé de complot antinazi.
Transféré à Bergen-Belsen début avril 1945, il est libéré par l'avance des Alliés le 15 avril 1945 et rapatrié en France.
Après la guerre, le lieutenant-colonel
de réserve (Transmissions), Edmond Debeaumarché est
membre de l'Assemblée consultative de 1945.
Il est ensuite directeur adjoint du
cabinet du ministre des PTT et termine sa carrière en qualité
d'Inspecteur général au ministère des Anciens
Combattants.
Il est également Président
de l'UNADIF (Union nationale des Associations de Déportés,
Internés et Familles de Disparus).
Edmond Debeaumarché est décédé
le 28 mars 1959, à Paris, ses obsèques ont été
célébrées dans la cour d'honneur des Invalides.
Il a été inhumé à Dijon.
Grand Officier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 19 octobre
1945
Croix de Guerre 1939-45 avec palme et étoile d'argent
Medal of Freedom (USA)
Dernière mise à jour : le 25 octobre 2007
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