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Roger Crivelli
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Fils de maçon, Roger
Crivelli est né le 25 novembre 1918 à Lavoncourt
en Haute-Saône.
A sa sortie de l'école
communale, il seconde son père avant d'être mobilisé
en septembre 1939 à la déclaration de guerre.
L'avancée allemande de
juin 1940 l'oblige à passer dans le sud de la France,
à Toulouse où il séjourne environ un
mois.
De là, il gagne Villefranche-sur-Saône
où il travaille comme maçon jusqu'au début
1942, date à laquelle il part travailler comme cimentier
à l'usine de fabrication de fibranne "France Rayonne" à Roanne.
A Villefranche-sur-Saône,
il appartenait déjà à un groupe de résistance
et, à Roanne, il entre dans le mouvement de résistance
"Franc-Tireur" fondé à Lyon par Antoine
Avinin et Jean-Pierre Lévy.
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Roger Crivelli
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Après un premier travail d'actions de propagande (diffusion de journaux et de tracts), en septembre 1942 il apprend le maniement des armes et des explosifs. Sa première mission de sabotage a lieu dans la nuit du 2 au 3 octobre 1942 à Roanne au bureau de placement allemand où, avec plusieurs camarades, il installe deux bombes qui, repérées par la relève, n'exploseront pas.
Néanmoins, à partir
de cette date, avec son camarade Victor Villemin, son activité
clandestine devient presque journalière. Le 22 novembre 1942,
il se distingue au cours de deux parachutages.
Le 28 décembre, il participe
avec un commando de "Franc-Tireur" sous les ordres de
Gérard Hennebert, alias Frit B, au
grand sabotage de France Rayonne, freinant ainsi la production de
fibranne à destination de l'Allemagne.
Début 1943, toujours dans
la même usine, il place une bombe dans un séchoir qui
est pulvérisé et dans le même instant, il provoque
l'incendie d'importantes réserves de fibranne.
Peu après, prévenu par
un agent de la SNCF qu'un train chargé de véhicules
militaires neufs, stationné à la gare de Roanne, allait
partir le lendemain pour l'Allemagne, Roger Crivelli dans la nuit
du 27 au 28 mars 1943, place 24 cartouches de plastic sur le train.
A partir de 22h30 les explosions se succèdent jusqu'à
8 heures le lendemain matin. Soupçonné et arrêté
par la police française en mars 1943, n'ayant rien avoué,
il est relâché au bout de douze heures.
Le 1er mai 1943, il monte à
3 heures du matin au sommet de la cheminée de France Rayonne
et y place un drapeau français avec une immense Croix de
Lorraine.
A la suite d'un attentat commis à
Iguerande (Saône-et-Loire) avec deux camarades, dont un sera
arrêté quelques jours après, son chef lui recommande
de changer de domicile, ce qu'il refuse.
Dans la nuit du 4 au 5 juin 1943,
les Allemands pénètrent dans son domicile où
il se trouve avec Victor Villemin. En entrant dans sa chambre le
chef de la Gestapo de Chalon est reçu à coups de revolver
et tué sur le coup, un deuxième officier est également
abattu, un troisième, blessé mortellement, devait
décéder à la clinique quelques heures plus
tard. Villemin réussit à s'échapper mais Roger
Crivelli atteint de trois balles succombe lui aussi à ses
blessures.
Roger Crivelli, sous-lieutenant à
titre posthume, est inhumé au cimetière de sa ville
natale de Lavoncourt.
Chevalier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 20 janvier
1946
Croix de Guerre 39/45
Médaille de la Résistance
Dernière mise à jour : le 8 janvier
2003
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