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Bernard Anquetil
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Alias : Lhermite
Bernard Anquetil est né
le 20 décembre 1916 à Bernières d'Ailly
(Calvados).
Engagé volontaire le
19 novembre 1936 dans la Marine, il devient, en 1937, matelot
Radio.
Embarqué au début
de 1940 comme quartier-maître Radio sur le sous-marin
Ouessant, il rentre à Brest après six
mois de campagne dans la mer des Caraïbes lorsque les
Allemands, le 19 juin, font leur entrée à
Brest. L'équipage, fait prisonnier, est emmené
dans l'Aisne et contraint à des travaux agricoles avant
d'être démobilisé.
Le 1er juillet 1940, Bernard
Anquetil se retire à Angers où il trouve un
emploi de réparateur de postes de radio. |

Bernard Anquetil
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En avril 1941, le colonel Rémy qui met sur pied le réseau de résistance "Confrérie Notre-Dame" le recrute comme opérateur radio par l'intermédiaire du lieutenant de vaisseau Philippon, ancien second du Ouessant.
Le réseau a pour tâche
de rassembler les renseignements concernant la Côte Atlantique
de Hendaye à Brest.
Bernard Anquetil commence à
transmettre les premiers messages codés depuis la zone libre.
Puis, avec Rémy, il transporte
l'émetteur à Brest où il continue à
émettre des renseignements sur la marine allemande, comme
les caractéristiques et déplacements du Super Cuirassé
Bismarck, coulé au large de Brest le 27 mai 1941.
Installé à Saumur,
Bernard Anquetil, en toute conscience des dangers qu'il court, poursuit
inlassablement ses émissions.
Le 19 juillet, sur des informations
de Philippon, Rémy lui fait transmettre un message : le Scharnhorst
va appareiller. Le 25 juillet, la Royal Air Force bombarde
et endommage le cuirassé.
Malgré l'étau qui se
resserre, Bernard Anquetil continue à émettre et,
le 31 juillet, la sûreté allemande guidée par
la radiogoniométrie fait irruption dans la maison qu'il occupe
à Saumur. Il parvient à détruire le message
qu'il était en train de taper et à jeter par la fenêtre
le poste. Se débattant, il est blessé par balle lors
de son arrestation.
Transporté à la prison
du Pré-Pigeon à Angers puis à Fresnes, Bernard
Anquetil refuse de parler. Il comparaît devant une cour martiale
le 15 octobre 1941 et est condamné à mort. Il est
exécuté au Mont
Valérien, le 24 octobre 1941. Il est inhumé au
cimetière de Montrouge, au "carré des fusillés".
Après la guerre son corps
a rejoint le caveau de famille de Colleville-sur-Mer dans le Calvados.
Compagnon de la Libération
- décret du 21 novembre 1942
Croix de Guerre 39/45 avec palme
Médaille de la Résistance
Dernière mise à jour : le 9 mai
2006
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