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Jean-François Clouët des Pesruches
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Alias : "Galilée",
"Orbite"
Jean-François Clouët
des Pesruches est né le 31 mars 1918 à Paris,
dans une famille d'officiers.
En 1938, comme son père et son grand-père, il entre à Saint-Cyr et opte pour l'aviation dès la fin de la première année de l'école.
Ses stages de formation sont
longs et ne sont pas terminés lorsque survient la débâcle
de 1940.
En conséquence, contrairement à son
souhait, il n'a pas la possibilité de participer
aux opérations aériennes contre l'ennemi.
Replié sur Royan avec
une partie des éléments de l'école de
pilotage n°101, il est finalement affecté à
Toulouse, à l'instruction des jeunes recrues de l'Armée
de l'Air. |
Jean-François Clouët des Pesruches |
Mais il n'accepte pas l'armistice et rencontre à Cannes, en octobre 1940, Maurice Duclos, alias Saint-Jacques qui est alors un des tous premiers agents des services secrets de la France Libre agissant en France. Clouët des Pesruches signe alors son engagement officiel dans les Forces Françaises Libres. En attendant de pouvoir gagner l'Angleterre, il entre en contact avec un réseau de résistance de la région de Toulouse auquel il communique des renseignements militaires.
Lieutenant d’active, il est démobilisé avec la dissolution de l’armée d’armistice en décembre 1942.
En avril 1943 avec un agent d'une
filière d'évasion par l'Espagne, il met au point et
conduit l'évasion par la frontière espagnole, d'une
dizaine de volontaires pour rejoindre les forces du général de Gaulle. Dans la nuit
du 28 avril 1943 ils franchissent les Pyrénées et
sont arrêtés par les carabiniers et internés
à la prison de Lérida. Se faisant passer pour des
pilotes canadiens, Jean-François Clouët des Pesruches et
son camarade Jacques Guérin obtiendront leur libération
grâce à l'intervention rapide du consul britannique
en Espagne. Libérés le 5 mai 1943, les deux hommes
traversent l'Espagne et parvenus à Gibraltar, s'embarquent
pour la Grande-Bretagne. Après cinq jours de traversée
à bord d'un convoi américain, ils débarquent
à Greenock, le 4 juin 1943 d'où il rejoignent Londres.
Pressé d'en découdre,
Jean-François Clouët des Pesruches refuse l'idée d'un
long entraînement sur les bases de la RAF et préfère
servir au Bureau Central de Renseignements et d'Action (BCRA). Compte
tenu de ses compétences, il est désigné pour
assurer les fonctions de chef d'opérations aériennes
de la région M (Normandie, Bretagne, Anjou). Après
plusieurs stages dans des camps britanniques, il est parachuté
en France dans la nuit du 16 au 17 août 1943 avec deux
compagnons.
Opérant sous le pseudonyme
de "Galilée", il réussit à mettre
sur pied, dans une région dangereuse, peu favorable à
l'organisation de la Résistance, un réseau de chefs
départementaux et de comités de réception permettant
ainsi l'introduction en France d'un très grand nombre d'officiers
en mission spéciale et de délégués militaires
désignés par le général de Gaulle, ainsi
que du matériel d'armement et de sabotage destiné
à l'Armée Secrète et aux unités du maquis.
Ainsi, dans la nuit du 12 au 13 septembre
1943, il monte dans la région de Tours une opération
particulièrement délicate d'atterrissages de trois
avions Lysander. Cette opération portant le nom de
code de "Bélier" permet, en 9 minutes, à
16 personnes de pouvoir rejoindre Londres ou se poser en France.
Opération qu'il renouvelle à plusieurs reprises permettant
ainsi d'acheminer sur Londres de nombreux représentants mandatés
par la Résistance ou recherchés par les polices de
l'ennemi.
Après l'arrestation de Pierre
Brossolette en Bretagne, "Galilée" est chargé
d'organiser son évasion de la prison de Rennes d'où
il est malheureusement transféré vers Paris vingt-quatre
heures trop tôt.
A Paris, après l'arrestation
de sa secrétaire Brigitte Friang, il organise un coup de
main sur l'hôpital de la Pitié où sa collaboratrice
est retenue. Il prend personnellement la tête de l'opération
qui échoue à la suite d'un malheureux concours de
circonstances.
Grillé dans la capitale, échappant
de justesse à plusieurs arrestations, il est invité
par ses chefs, et notamment Jacques Chaban-Delmas,
Délégué militaire national à regagner
Londres. Dans la nuit du 4 au 5 juin 1944, il s'envole à
bord d'un Lysander et, via la Corse et Alger, parvient en
Angleterre où il est reçu par le colonel Passy
et par le général de Gaulle.
Volontaire pour une nouvelle mission,
il est désigné pour assurer les fonctions de Délégué
militaire régional pour les Pays de Loire, l'Anjou et la
Normandie. Réintroduit en France par une opération
de parachutage, dans la nuit du 16 au 17 juillet dans la Sarthe, "Orbite"
se trouve engagé dans des combats de maquis auxquels il participe
les armes à la main. Le commandant "Orbite" installe
son P.C. dans le château familial de Turbilly dans le Maine-et-Loire
où son père aide au mieux la résistance locale.
Au moment où la 3e armée
américaine du général Patton et la 9e armée
US pourchassent l'ennemi vers Chartres et Orléans, "Orbite"
est un auxiliaire précieux pour protéger les flancs
des armées alliées à la tête de 2 500
FFI armés par les récents parachutages d'armes organisés
par ses soins.
Sorti de la clandestinité,
le commandant Clouët des Pesruches libère La Flèche
le 10 août 1944.
En octobre 1944, il est nommé
au cabinet d'André Diethelm, Ministre de la Guerre et est
chargé de l'intégration des FFI dans l'armée
régulière.
Le 18 juin 1945, il reçoit,
Place de la Concorde, la Croix
de la Libération des mains du général de
Gaulle.
Il quitte l’armée à la fin de l’année 1947.
Jean-François Clouët Des Pesruches
est décédé le 11 décembre 1957 à
Vaulandry (Maine et Loire) où il a été inhumé.
Officier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 24 mars
1945
Croix de Guerre 39/45 (2 palmes)
Médaille de la Résistance avec rosette
Médaille des Evadés
Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
Médaille Commémorative 39/45
Distinguished Service Order (GB)
Military Cross (GB)
Croix de Guerre 39/45 (Belgique)
Officier de l’Ordre de Léopold (Belgique)
Dernière mise à jour : le 31 décembre 2009
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