|
Roger André
|
Roger André est né
le 13 décembre 1914 à Saint-Laurent-les-Eaux
(Loir et Cher). Mobilisé à la déclaration
de guerre, son père avait été tué
à Crouy (Aisne) le 9 novembre 1914.
En 1935, après l'obtention
de son baccalauréat et deux années de Mathématiques
spéciales, il est reçu à Saint-Cyr (promotion
Lyautey).
A sa sortie de l'école, en 1937, il est affecté
comme sous-lieutenant au 7e RTA à Touggourt
en Algérie.
Il est promu lieutenant en octobre
1939.
Rallié aux Forces françaises
libres à Beyrouth le 21 août 1941, il est affecté,
le 1er septembre, comme commandant à la 22e
Compagnie autonome nord africaine (22e CNA) alors en formation à
Saïda puis à Homs.
|

Roger André
|
En décembre 1941, il est placé sous les ordres du capitaine Lequesne, en qualité d'adjoint au commandant de la 22e CNA qui est intégrée immédiatement à la 1ère Brigade française libre sous les ordres du général Koenig.
Il prend part à la campagne de Libye et aux combats de Bir-Hakeim où, volontaire pour toutes les missions périlleuses, il effectue, de nuit, plusieurs missions à l'intérieur des lignes ennemies.
Le 30 mai 1942, il est blessé
une première fois, par balle, au cours d'une reconnaissance
faite sous le feu de l'infanterie allemande mais parvient à
rejoindre son unité. Il est de nouveau blessé très
grièvement par des éclats d'obus le 10 juin. Lors
de la sortie de vive force, en pleine nuit, l'ambulance qui le transporte
est capturée.
Il est fait prisonnier, évacué
d'abord à Derna en Libye où il est opéré
puis transféré par bateau hôpital sur l'Italie
où il est soigné. Il séjourne successivement
à l'hôpital de Caserta, de Castel San Pietro d'Emilia
et d'Altamura. Rapatrié comme grand blessé, il est
embarqué à Bari et échangé à
Smyrne le 18 avril 1943 en même temps que d'autres grands
blessés. Il est ensuite placé à l'hôpital
Maurice Rottier à Beyrouth pendant un mois.
Rétabli, le capitaine André
sert à l'Etat-major du Moyen-Orient à Beyrouth comme
adjoint puis comme chef du 2ème Bureau avant d'être
nommé à Alger comme aide de camp du général
Koenig le 1er septembre 1943.
Le 1er janvier 1944, Roger André
est muté à Meknès comme chef de cabinet du
général Collet qu'il accompagne
à Toulouse en septembre 1944.
Affecté le 1er janvier 1945
à la Division du général Cazaud
comme commandant de la Compagnie antichar du 14ème RI jusqu'au
8 mai 1945.
De 1945 à 1950, il est diplômé
d'Etat-major et sert à l'E.M du général commandant
en chef français en Allemagne puis à Fribourg, à
celui du général commandant la Zone Sud.
De 1950 à 1952, promu chef
de bataillon, il sert à l'Etat-major du général
de Larminat à Paris.
En juin 1952 Roger André est
affecté en Indochine où il commande le 2e
Bataillon du 2e RTA en opérations. De septembre
1953 à la fin de 1954, il exerce les fonctions de sous-chef
d'E.M. du Centre Vietnam à Hue.
En 1955, de retour en France il sert
successivement à l'E.M.A.T. puis à celui du général
de Larminat, et à l'E.M. de l'Inspection en A.F.N. à
Paris avant d'être détaché à Londres
au Groupe de Planning de l'opération "Port-Saïd",
puis à l'E.M. du général commandant le Corps
expéditionnaire franco-britannique à Chypre.
En octobre 1958, il est muté
en Algérie, à l'E.M. du général commandant
la Zone Est saharien puis, en 1960, promu entre-temps au grade de
lieutenant-colonel, il est nommé adjoint "Terre"
du Commandant du Centre Amphibie.
En juin 1961, Roger André est
muté à Paris, comme chef du bureau "Missions"
de la Direction de la Sécurité militaire.
Promu au grade de colonel en juillet
1962.
En juillet 1963, il commande le 19e
Groupe de Chasseurs mécanisés aux FFA.
Deux plus tard, auditeur au Centre
des hautes études militaires et à l'Institut des Hautes études
de Défense nationale à Paris.
En août 1966, il est nommé
commandant des Troupes et Services de Berlin et en septembre 1968,
il est adjoint au général commandant la 3e
Division aux FFA à Fribourg.
Adjoint au général gouverneur
militaire de Paris, il est mis à la retraite sur sa demande
le 31 octobre 1970 avec le grade de général de brigade.
Roger André est décédé
à Lyon le 28 février 1999. Les obsèques se
sont déroulées en l'Eglise de Saint-Pathin à
Lyon.
Commandeur de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 2 juin
1943
Croix de Guerre 39/45 avec palme
Croix de Guerre des TOE (2 citations)
Croix de la Valeur Militaire (2 citations)
Croix du Combattant Volontaire 39/45
Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
Croix du Combattant
Médaille Coloniale avec agrafes "Libye",
"Bir-Hakeim", "EO"
Médaille Commémorative d'Indochine
Médaille Commémorative des Opérations
de Maintien de l'Ordre en AFN avec agrafe "Algérie"
Croix de la Vaillance Vietnamienne avec étoile d'argent
Dernière mise à jour : le 11 juillet
2002
Contacter le webmaster
|