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Gustave André
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Gustave André est né
le 21 novembre 1908 dans la Drôme. Son père était
ébéniste.
Elève brillant, issu
d'une famille aux solides traditions républicaines,
il est tout naturellement orienté vers l'Ecole Normale
d'Instituteurs de Valence où il entre à l'âge
de 15 ans.
Il poursuit ses études
à l'Université de Lyon et devient instituteur.
Gustave André épouse
en 1932 Suzanne Brachet, enseignante également et qui,
sur le plan régional, prendra part, elle aussi, de
façon active à la Résistance.
Mobilisé à la
frontière italienne en septembre 1939, il demande,
fidèle à ses convictions profondément
humanistes, à servir aux services de santé.
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Gustave André
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Démobilisé en août 1940, il s'engage aussitôt dans une uvre de propagande anti-vichyste intense.
Il entre dans le mouvement de résistance "Franc-Tireur" en novembre 1941 et collabore activement à la presse clandestine. Il est également membre du mouvement "Combat".
Constamment aidé par son épouse,
Gustave André participe également à la réalisation
de faux papiers, héberge des personnes recherchées
par la police (Juifs, résistants puis réfractaires
au STO) et cache du matériel (armes et postes de radio).
Il défend dans la Résistance
les valeurs qui ont fait la base de son enseignement.
Dès 1942, il est membre des
Forces Françaises Combattantes et du Bureau Central de Renseignements
et d'Action (BCRA).
A compter du 1er septembre 1943, il
quitte définitivement sa Drôme natale pour Lyon où,
chargé de mission de 2ème classe avec le grade de
commandant, il exerce dans la clandestinité les fonctions
d'Inspecteur des Transmissions pour la zone Sud. Il est alors l'adjoint
du Docteur Revesz-Long, Inspecteur National.
Contraint de quitter à la fois
sa profession et son domicile, Gustave André, alias "Phénicien",
multiplie les prises de contacts souvent extrêmement dangereuses,
forme des spécialistes, procède à la répartition
d'un énorme matériel, coordonne et organise la liaison
avec l'état-major de Londres. Il accomplit en moins d'un
an un travail d'organisation d'une importance capitale. Pour le
seul mois de juin 1944, 1 715 messages sont reçus et 2 372
émis par les services des transmissions de la Résistance.
Pour cela, "il fallait des hommes de la trempe d'André"
déclarera après la guerre le Docteur Revesz-Long.
Arrêté sur dénonciation,
le 8 juillet 1944, Place Bellecour à Lyon, il est incarcéré
à la prison du Fort Montluc où, malgré les
"interrogatoires" multiples, lorsque la force lui en reste
encore, il tente d'apporter dans cet univers désespéré
un peu de détente et d'espoir, récitant notamment
pour ses camarades de détention des fables de La Fontaine
qu'il connaît par dizaines.
Et pourtant
"Je vois
encore André, dont le corps et le visage ne sont plus qu'une
masse brunâtre et boursouflée, revenant somnolent,
abruti de coups. Cette fois encore il n'a pas parlé. Il ne
parlera jamais", écrira l'un de ses compagnons de
captivité, le professeur Terroine, de l'Université
de Strasbourg.
Extrait de sa cellule par les Allemands
le 23 août, Gustave André est emmené comme otage,
alors que Lyon est sur le point d'être libéré,
et exécuté à la mitraillette le 29 août
1944 à la "Croisée des Chemins", sur la
commune de Limonest.
Inhumé dans un premier temps
au cimetière de la Guillotière, le corps de Gustave
André repose depuis 1957 au cimetière national de
La Doua à Villeurbanne.
Chevalier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 28 mai
1945
Croix de Guerre 39/45 avec palme
Dernière mise à jour : le 16 décembre
2002
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