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Jean-Claude Camors
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Alias : Cartier - Bordeaux
- Noël - Gérard - Jean Raoul - Raoul Caulaincourt
- Philippe Wallon
Issu d'une vieille famille béarnaise, Jean-Claude Camors
est né le 27 octobre 1919 à Pau ; son père,
médecin-capitaine, meurt alors qu'il est encore enfant.
De 1933 à 1935, il suit
des études chez les Pères Dominicains de Sorèze,
avant d'entrer au Prytanée militaire de la Flèche
pour préparer le baccalauréat qu'il obtient
en 1937.
Jean-Claude Camors entre en
1938 comme stagiaire à la banque de France pour financer
ses études. Il obtient un certificat de licence de
droit et de philosophie.
Il s'engage en novembre 1939
au 18e RI et suit les cours d'élève aspirant
à Fontenay-le-Comte.
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Jean-Claude Camors
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Lors de la campagne de France, il est à l'hôpital pour soigner une blessure par éclat au pied lorsqu'il est fait prisonnier par les Allemands. Interné au camp de Châteaubriant, il s'en évade. Traversant la ligne de démarcation, il rejoint Pau à la fin du mois de juillet 1940.
Il se rend dans le Sud-est et, à
la Seyne-sur-Mer, travaille quelques mois dans un centre de rapatriement
où il s'initie à la fabrication des faux-papiers et
à la vie clandestine du résistant.
Après avoir vainement tenté
de rejoindre l'Angleterre par la Bretagne, il retourne en zone libre
et se fait admettre dans une équipe de marins pêcheurs
à Marseille, projetant plus que jamais de s'évader
de France.
Le 8 avril 1942, alors qu'il participe à une pêche près des côtes marocaines, il se jette à l'eau et nage deux heures pour gagner Gibraltar. De là,
il parvient en Grande-Bretagne par bateau à la mi-mai 1942.
Il signe son engagement dans les Forces
françaises libres le 26 juin 1942 et est envoyé à
l'Ecole des Cadets de la France libre début juillet. Brûlant
d'agir au plus vite, il exprime au général
de Gaulle son souhait de participer à des missions secrètes
en France. Le chef de la France libre le lui refuse, étant
donné son physique trop facilement reconnaissable (il mesure
1,93 m). Deux mois plus tard, il obtient néanmoins d'être
affecté au Bureau central de renseignements et d'action (BCRA),
les services secrets de la France libre.
Il suit alors, à partir d'octobre
1942, un entraînement spécifique à Hans School,
centre de formation des agents secrets devant être envoyés
en France occupée. Promu sous-lieutenant en décembre
1942, Jean-Claude Camors se voit chargé de monter un réseau
d'évasion d'aviateurs alliés au début de l'année
1943.
Sous le nom de code de "Bordeaux",
il est parachuté à la mi-avril 1943 près de
Loches (Indre-et-Loire) et s'attache au développement du
réseau "Bordeaux-Loupiac". Sous différents
pseudonymes, il rencontre plusieurs responsables de réseaux
(Brandy, Pat O'Leary, Brutus, etc.) et des Mouvements unis de Résistance
(MUR) à Lyon.
Fin mai 1943, à la suite d'arrestations
au sein du réseau, il décide de partir pour l'Espagne
avec deux aviateurs anglais. Les trois hommes sont arrêtés
en Espagne, mais Camors parvient finalement à gagner Londres
le 21 juin 1943.
Le 5 juillet 1943 il repart pour la
France. A Lyon, il prend comme adjoint Louis Montserret et se déplace
dans toute la France pour nommer des responsables et donner des
consignes pour permettre de cacher les aviateurs et de les prendre
en charge avant leur transfert vers l'Angleterre.
Fin août, sous le nom de Raoul
Caulaincourt, il se rend à Plomodiern chez Madame Vourc'h. Grâce à
des complicités locales, il trouve alors un bateau susceptible
de convoyer une cinquantaine d'aviateurs qu'il faut désormais
parvenir à acheminer jusqu'en Bretagne.
En septembre, "Raoul" complète
le réseau d'évasion par des relais dans le nord de
la France puis à Paris. Il héberge notamment des aviateurs
dans un appartement d'Issy-les-Moulineaux et s'occupe lui-même
de les nourrir, de les convoyer, de rechercher des aides etc.
Le 5 octobre il est de retour en Bretagne,
à Quimper puis à Plomodiern, pour accompagner des
aviateurs.
Le 11 octobre 1943, alors qu'il est
avec Rémy Roure et d'autres camarades
au "Café de l'Epoque" à Rennes, il est reconnu
par un agent de la Gestapo, ancien membre du réseau, qui
sort son arme. Mortellement blessé dans l'échange
de coups de feu, Jean-Claude Camors s'échappe du café
et parvient à se débarrasser de tous ses papiers avant
d'être rattrapé par les Allemands. Amené à
l'Hôpital de Rennes, son corps ne sera jamais retrouvé.
Il est présumé reposer, en qualité d'inconnu,
au carré militaire de Rennes.
Grâce à l'uvre
de Jean-Claude Camors et avec l'aide des membres de "Bordeaux-Loupiac",
une soixantaine d'aviateurs alliés seront évacués
de la Bretagne vers l'Angleterre entre le 23 octobre 1943 et le
22 janvier 1944.
Jean-Claude Camors est promu commandant
à titre posthume pour compter du 1er octobre 1943.
Chevalier de la Légion
d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 4 mai
1944
Croix de Guerre 39/45 avec palme
Medal of Freedom (USA)
Dernière mise à jour : le 17 mars
2009
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