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Jean Cadéac d'Arbaud
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Jean Cadéac d'Arbaud
est né le 26 avril 1917 à Agen ; son père
était conservateur des hypothèques en Algérie.
Il entre à l'Ecole Navale
en 1937, et est affecté en août 1939 au service
artillerie sur le cuirassé Lorraine. Il est
nommé enseigne de vaisseau de 1ère classe en
octobre 1940.
Il rallie la France Libre en
signant son engagement dans les Forces Navales Françaises
Libres (FNFL) le 28 mai 1941 au Caire.
Il embarque sur le contre-torpilleur
Léopard comme officier fusilier sous les ordres
du commandant Jules Evenou, il fait
preuve de dévouement et d'énergie durant la
période de carénage du bâtiment en Angleterre.
Le Léopard est chargé de missions d'escorte
dans l'Atlantique et en Méditerranée.
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Jean Cadéac d'Arbaud
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Officier torpilleur chargé de la DCA sur ce bâtiment à partir de mai 1942, il organise l'entraînement des hommes. Le 10 juillet 1942, il dirige le lancement de 55 grenades en six attaques successives contre un sous-marin allemand qu'il parvient à détruire.
Toujours avec le Léopard,
il participe en novembre 1942 au ralliement de l'Ile de la Réunion
à la France Combattante.
En août 1943, Jean Cadéac
d'Arbaud se porte volontaire pour servir au 1er
Régiment de Fusiliers Marins (1er RFM) qu'il rejoint
à Zuara en Tripolitaine, mais il est rappelé d'urgence
au Levant le mois suivant et s'embarque sur le Commandant Duboc
qui opère en Méditerranée, comme officier de
manuvre et officier Asdic, puis comme officier en second de
décembre 1943 à mai 1944.
En juin 1944, il prend le commandement
du CH43 dont il pousse les travaux de grand carénage
à Alger. A nouveau volontaire pour le 1er RFM, il rejoint
cette unité en Italie le 20 juillet 1944 comme officier adjoint
avec le grade de lieutenant de vaisseau.
Il participe au débarquement
de Cavalaire en août 1944 et à la prise de Toulon,
puis prend le commandement du 4ème Escadron en novembre 1944.
Jean Cadéac d'Arbaud se distingue
en Alsace, lors de la progression du col de Chantoiseau à
la vallée de la Doller, notamment dans l'attaque sur Serven,
Dolleren, conduisant personnellement une attaque sur un automoteur.
Blessé deux fois en quatre jours, le 24 et le 28 novembre,
par éclats de grenade puis par balle, il rejoint son unité
trois semaines plus tard.
Il se distingue à nouveau en
Alsace, le 7 janvier 1945 à Kraft, arrêtant une attaque
de chars lors de la défense de Strasbourg. Le 1er février,
il atteint le Rhin avec la 1ère Armée Française,
facilitant avec ses éléments la prise d'Artzenheim.
Jusqu'au 8 mai 1945, il assurera la
défense de Menton. Il termine la guerre comme lieutenant
de vaisseau.
Jean Cadéac d'Arbaud sert au
cabinet du Ministre de la Marine de juillet 1945 à février
1946 avant d'être désigné pour l'Océanie
(1946-1947). En 1948 il passe quelques mois à l'Ecole Navale
avant d'être affecté sur le croiseur Emile Bertin
(1948-1949).
Il quitte le service actif en 1949
mais il est rappelé pour servir en Indochine et au Tonkin
en 1951 et 1952.
De 1952 à 1962, il sera directeur
de l'Union Aéromaritime de Transports, puis de 1963 à
1976, directeur général d'Air Afrique, et enfin de
1977 à 1982, directeur général de l'Union des
Transports Aériens (UTA).
Capitaine de corvette de réserve.
Jean Cadéac d'Arbaud est décédé
le 18 novembre 2003 à son domicile de Malguénac dans
le Morbihan.
Commandeur de la Légion
d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 20 janvier
1946
Croix de guerre 39/45 (5 citations)
Médaille de la Résistance
Médaille des Blessés
Médaille Coloniale
Dernière mise à jour : le 24 novembre
2003
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