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Dimitri Amilakvari
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Issu de la maison Zedguinidzé,
avec la charge de grand écuyer de la Couronne de Géorgie,
le Prince Dimitri Amilakvari est né le 12 novembre 1906
à Bazorkino en Géorgie.
Il est, avec sa famille, contraint
à l'exil par l'entrée de l'Armée rouge
en Géorgie en 1921.
Admis à l'Ecole spéciale
militaire de Saint-Cyr en 1924, il en sort deux ans plus tard
dans la promotion du Rif. Il est alors affecté, comme
sous-lieutenant étranger, à la Légion
étrangère, au 1er Régiment étranger (1er RE)
à Sidi-Bel-Abbès.
En 1929, il passe au 4e Etranger,
dans la région de Marrakech. Participant à la
campagne du Haut-atlas à la tête de sa section,
Dimitri Amilakvari est cité, le 30 mai 1932, pour les
combats d'Aït-Atto. |

Dimitri Amilakvari
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En août 1933, au cours des opérations du Djebel Baddou, il gagne une deuxième citation. Promu capitaine en janvier 1937, il est, deux mois plus tard, de nouveau affecté au 1er Etranger à Sidi-Bel-Abbès, où il commande jusqu'au mois d'août 1939 la Compagnie d'instruction de mitrailleuses.
Le 20 février 1940, le capitaine
Amilakvari est affecté au 2e Bataillon du Groupement de haute
montagne, quelques semaines avant de recevoir la nationalité
française.
Pendant la campagne de France, il
prend part avec la 13e
Demi-brigade de Légion étrangère (13e
DBLE) aux opérations du corps expéditionnaire en Norvège,
en qualité de commandant de la compagnie d'accompagnement
du 2e Bataillon (CAB2); en Norvège, il confirme sa valeur
au combat par trois nouvelles citations et la croix de chevalier
de la Légion d'Honneur.
De retour en Bretagne le 16 juin 1940 avec le corps expéditionnaire et devant l'impossibilité de reprendre le combat sur le sol français, il s'embarque le 19 juin de Saint-Jacut de la Mer avec quelques officiers de la "13", dont son chef, le colonel Magrin-Vernerey. A Jersey, la petite troupe est prise en charge par un cargo et parvient en Angleterre le 21 juin 1940.
Ayant choisi après l'armistice
de s'engager dans les Forces françaises libres, Dimitri Amilakvari
reste à la Légion étrangère.
De Londres, il part le 31 août 1940 pour Dakar dans le cadre de l’opération "Menace" visant au ralliement de l’AOF à la France libre. Après l’échec devant Dakar, il refuse de participer à la prise du Gabon pour ne pas avoir à tirer sur des Français.
Après le ralliement du Gabon en novembre 1940, il rejoint l'Erythrée via le Cameroun.
Au sein de la Brigade d'Orient, il
commande la compagnie d'accompagnement (CAB1) du 1er Bataillon
de Légion étrangère qui prend une part active à
la victoire de Keren le 27 mars 1941 puis à la prise de Massaouah
le 8 avril.
Dimitri Amilakvari participe ensuite
à la campagne de Syrie en juin 1941 au cours de laquelle
il est nommé chef de bataillon (le 25 juin).
Le 25 septembre 1941, il est promu
lieutenant-colonel après avoir reçu, le 16 septembre,
le commandement de la 13e DBLE qui comprend alors trois bataillons.
Formidable entraîneur d'hommes, il s'attache alors à
réorganiser son unité et à la préparer
à la guerre du désert.
Le 19 octobre 1941, à Homs
en Syrie, il reçoit des mains du général Catroux
le drapeau de la "13".
Au début de 1942, commence
la campagne de Libye ; dès la fin mars, le lieutenant-colonel
Amilakvari commande une Jock column (groupement tactique constitué
d'éléments d'infanterie motorisée, d'une batterie
d'artillerie tractée, d'un peloton d'automitrailleuses, d'une
section de canons antichars de 75 mm et d'éléments
légers de DCA, du génie et de transmissions radio)
dans le désert de Libye.
Du 26 mai au 11 juin 1942, à
Bir-Hakeim, il est l'adjoint du général Koenig,
commandant la 1ère Brigade française libre, et ne
cesse de se porter volontairement dans les endroits les plus exposés
pour renseigner le commandement et redresser la situation. A la
tête d'une Jock column, il attaque un détachement de
chars allemands le 31 mai, en détruisant cinq. Dans la nuit
du 10 au 11 juin, il sort de la position de Bir-Hakeim dans la voiture
du général Koenig.
La Croix
de la Libération lui est remise par le général
de Gaulle au camp de El Tahag (Egypte) le 10 août 1942.
Sept semaines plus tard, au moment
de la bataille d'El Alamein, en Egypte, le lieutenant-colonel Amilakvari
se trouve à la tête de sa demi-brigade réduite
à deux bataillons. Il est chargé du Groupement A de
la 1ère Brigade française libre et doit assurer l'effort
principal devant permettre d'enlever le piton de l'Himeimat qui
s'élève à 80 mètres.
Une partie du plateau est occupée
mais au matin du 24 octobre 1942, les chars allemands attaquent
et le repli est décidé. Au retour, au milieu des champs
de mines, il est frappé à la tête par un éclat
d'obus et tombe au milieu de ses hommes.
Dimitri Amilakvari, figure mythique
de la Légion étrangère, est inhumé à
El Alamein.
Chevalier de la Légion
d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 9 septembre
1942
Croix de Guerre 39/45 avec palmes
Croix de Guerre des TOE (2 citations)
Croix de Guerre (Norvège)
Dernière mise à jour : le 29 avril 2009
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