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Edouard Bourret
Edouard Bourret est né
le 2 février 1913 à Mourmelon-le-Grand dans
la Marne où son père est en garnison. En mars
1917 son père est tué au front.
A l'école primaire à
Châlons-sur-Marne, il entre ensuite, en 1926 à
l'Ecole Préparatoire des Enfants de Troupe à
Rambouillet. L'année suivante, il part pour l'E.M.P.
de Tulle. Il termine sa scolarité avec le prix d'excellence
en 1930.
En 1931, Edouard Bourret signe
son engagement dans l'Armée de l'Air et est affecté
au 33ème Régiment d'Aviation en qualité
de mécanicien-électricien.
Il est promu sergent en décembre
1932 et sert au Maroc puis à la base aérienne
de Dugny jusqu'en 1936.
A la déclaration de guerre,
il est au 18ème Bataillon de l'Air. Le 2 septembre
1939, il est affecté au Centre de Réception
des aéronefs à Villacoublay.
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Edouard Bourret
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Devant l'avancée allemande, il se replie avec le centre sur Bordeaux, à la mi-juin 1940. Le 19 juin le sergent Bourret accomplit son premier acte de résistance en voulant rejoindre l'Afrique du Nord alors qu'il participe à un transfert d'avion de Libourne à Lézignan. La tentative échoue et il est
contraint à regagner la base d'Aulnat dans le Puy-de-Dôme.
Il se fait placer en congé d'armistice
et est démobilisé en février 1941.
Dès lors, il crée un
petit groupe de résistance à Châtillon-sur-Chalaronne
où il s'est installé. Il cherche parallèlement
à établir des contacts avec les autres mouvements
organisés. Finalement il parvient fin 1942, à rencontrer
le chef de l'Armée Secrète (AS) du département
de l'Ain nommé par le général Delestraint
qui confie à Bourret le soin d'organiser l'Armée Secrète
pour le secteur de la Dombes. Le lieutenant Bourret (alias Brun)
organise et prend des contacts un peu partout.
Fin 1943, il est "brûlé"
et doit abandonner la responsabilité de son secteur. C'est
Jean Decombe dit Benoît qui lui succède.
Brun rejoint le maquis et se met aux
ordres du capitaine Romans-Petit. Il est
affecté au groupement "Montréal" et a la
charge d'organiser un sous-secteur autour du camp de Cize en créant
des groupes mobiles d'une trentaine d'hommes.
Il participe le 11 novembre 1943 au
défilé patriotique d'Oyonnax dans l'Ain, où,
venu de Bresse avec son unité, il neutralise les points stratégiques
et prend le contrôle de la ville.
Le 16 décembre 1943, les maquis
de l'Ain vont participer au sabotage de la centrale électrique
des usines Schneider au Creusot, en fournissant trois détachements.
L'un est commandé par le lieutenant Brun. Les charges d'explosifs
sont posées et explosent. Au retour à la sortie de
Montchanin, Brun et quatre de ses hommes sont arrêtés
par un barrage et désarmés.
"Brun", encadré,
se jette à la tête d'un officier allemand à
qui il décoche un coup de poing. Des coups de feu s'ensuivent,
deux de ses équipiers parviennent à s'enfuir mais
lui est mortellement blessé de deux balles au ventre. Alors
qu'il crie "Vive la France - Vive de Gaulle" et qu'il
entreprend de chanter la Marseillaise, les Allemands s'acharnent
sur lui à coups de crosse pour le faire taire. Transporté
dans la cour de l'école des filles de Montchanin, son corps
sera exposé jusqu'au lendemain. Le communiqué des
autorités allemandes précisera qu'il s'agissait d'un
terroriste espagnol.
Bourret était devenu "Brun"
dans la Résistance en raison de ses cheveux ébène
et de son teint cuivré. Malgré les risques, toute
la population de Montchanin assista à ses obsèques.
Après la guerre, son corps
a été inhumé au Val d'Enfer à Cerdon.
Chevalier de la Légion
d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 19 octobre
1945
Croix de Guerre 39/45 avec Palme
Médaille de la Résistance
Dernière mise à jour : le 27 mars 2002
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