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André Bollier
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Alias : Lefranc - Carton - Vélin - Alpha
André Bollier est né
le 30 mai 1920 à Paris, il fait ses études secondaires
au collège de Saint-Maur puis au lycée Janson
de Sailly à Paris.
Reçu second à
l'Ecole normale supérieure et sixième à
l'Ecole polytechnique en 1938, il choisit d'intégrer
cette dernière.
Mobilisé comme sous-lieutenant
d'artillerie en septembre 1939, il est envoyé à
l'Ecole d'application d'artillerie à Fontainebleau
; à la sortie de celle-ci en février 1940, il
est affecté au 68e Régiment d'artillerie divisionnaire
(70e Division d'infanterie), alors stationné en Alsace.
André Bollier accomplit
le 21 juin 1940 une liaison à motocyclette auprès
d'éléments avancés d'infanterie ; à
son retour il se voit soudain entouré de soldats ennemis
sur lesquels il ouvre le feu.
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André Bollier
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Grièvement blessé par balle, il est miraculeusement sauvé par un médecin allemand et est libéré, en qualité de grand blessé en novembre 1940.
De retour dans la région de Lyon, il réintègre Polytechnique pour y achever sa deuxième année. Dès le printemps 1941, André Bollier participe à la distribution du journal clandestin Les Petites Ailes. Finalement, il sort quatrième de l'X et se consacre désormais à la Résistance au sein du mouvement Combat, créé par Henri Frenay.
Refusant de servir un état
dont les règles ne conviennent pas à son idéal,
il entre comme ingénieur au Service des études et recherches des "Câbles
de Lyon".
Sous le nom de Lefranc, il se consacre à l'organisation
et à la propagande de Combat, journal du mouvement.
Il fournit également des faux-papiers
et dirige, à la demande de Henri Frenay, l'organisation et
la réalisation, avec quelques camarades, de l'évasion
de Berty Albrecht, de l'hôpital de Bron,
le 23 décembre 1942.
Arrêté par les Gendarmes, il parvient immédiatement à s'échapper mais, contraint d'entrer complètement
dans la clandestinité, il quitte son emploi et, sous le pseudonyme de "Carton puis de "Vélin",
devient, en janvier 1943, le chef national de la Propagande de
Combat. Il est tout particulièrement chargé de
la fabrication et de la distribution du journal du mouvement.
Il achète avec les fonds de Combat une machine à imprimer qu'il installe dans une maison isolée qu'il loue à une quarantaine de kilomètres au nord de Lyon. A partir de février 1943, Martinet, l'imprimeur de Combat, y imprime le journal. En mai 1943, l'imprimerie est repérée puis détruite par la Gestapo.
A l'été 1943, Il
installe avec son équipe (Marie Guézennec, Simone Riotor, Désiré Chatain...) une machine à
imprimer, qu'il a démontée à Grenoble pour la remonter, pièce par pièce, dans un local de la rue Viala, à Lyon, officiellement "Bureau de recherches géodésiques et géophysique". Sur
cette machine, André Bollier, formé par Martinet, imprime, au début de
l'année 1944, plus d'un million et demi de journaux et de
tracts par mois pour plusieurs mouvements de résistance
de la zone sud et de la zone nord (Combat, Franc-Tireur, Défense de la France, La Voix du Nord...).
Le 8 mars 1944, il est arrêté
par la Gestapo à Lyon. Interrogé puis interné au Fort Montluc, il est torturé à plusieurs reprises mais les Allemands ne parviennent pas à l'identifier. Menacé d'exécution, il fait semblant de vouloir coopérer et est conduit à l'Ecole de santé
militaire de Lyon d'où il réussit à s'évader le 2 mai 1944.
Il reprend immédiatement ses
activités, malgré un très mauvais état
physique, conséquence de son passage entre les mains de la
Gestapo.
Le 17 juin 1944, surpris dans son
imprimerie clandestine de la rue Viala, il est assiégé
par la Gestapo et 150 miliciens. Il engage la lutte sans espoir
avec trois de ses camarades. Parvenu à sortir dans la rue avec Marie Guézennec, il est blessé par balle et se tire une balle en plein cur pour ne pas être pris vivant.
Enseveli sous son nom d'emprunt au
cimetière de la Guillotière, à Lyon, André Bollier sera, plusieurs années après la guerre, définitivement
inhumé à Lyon au cimetière militaire La Doua.
Chevalier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 20 janvier
1946
Croix de Guerre 39-45 avec Etoile d'Argent
Médaille de la Résistance avec rosette
Dernière mise à jour : le 25 novembre 2005
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