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Henri Verdier
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Henri Verdier est né
le 23 janvier 1910 à Toulouse (Haute Garonne). Son
père était cadre.
Après des études
secondaires à Toulouse et l'obtention de son baccalauréat,
il entre à l'Ecole spéciale militaire
de Saint-Cyr en 1929, et en sort (promotion Mangin) en 1931,
comme sous-lieutenant.
Affecté au Bataillon
de tirailleurs sénégalais n° 5 en Côte
d'Ivoire le 21 juin 1932, il est promu lieutenant le 1er octobre
1933.
Passé au Régiment
de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST) le
9 mai 1938, il prend le commandement de la Section
montée et du poste d'Oum Hadjer au Tchad. Le 1er septembre 1939 il prend
le commandement de la 21e Compagnie montée et est
promu capitaine le 25 décembre suivant.
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Henri Verdier
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Le 26 août 1940, refusant
la défaite, le capitaine Verdier rallie les Forces
françaises libres en même temps que le territoire
du Tchad. Il se voit alors confier par le colonel Leclerc le commandement du poste de Moussoro au Tchad avec la 21e Compagnie montée.
En octobre 1941, il part en opérations contre les forces de l'Axe.
Il participe aux campagnes du Fezzan,
de Tripolitaine et de Tunisie comme adjoint au lieutenant-colonel
Dio, commandant l'avant-garde de la Force L.
Il combat brillamment et est cité deux fois.
Après la campagne de Tunisie,
Henri Verdier est promu commandant et, affecté au Régiment
de marche du Tchad (RMT), représente la 2e Division
blindée du général Leclerc à l'Etat-major
général de l'Armée à Alger.
En novembre 1943, il est nommé
chef d'Etat-major du groupement tactique Langlade de la 2e
DB à Temara au Maroc.
Il débarque en France, dans
le Cotentin, le 2 août 1944 et participe à la campagne
de Normandie du 7 au 22 août et notamment aux combats du Mans,
d'Alençon et de la forêt d'Ecouves.
Le 25 août à l'Arc de
Triomphe, au cours de la libération de Paris,
le commandant Verdier est blessé à la cuisse droite,
par éclat de grenade, par un officier allemand qui venait
d'être fait prisonnier.
Il participe ensuite à la campagne
des Vosges. A Dompaire, en septembre 1944, il, fait la preuve de
ses qualités de chef et dirige pendant cinq heures la défense
de Ville-sut-Illon en réunissant les éléments
épars de réserve et rebutant les forces de contre-attaque
allemandes. Le 1er novembre 1944, à nouveau blessé
au mollet droit, par une mine, à Ogéviller en Meurthe-et-Moselle,
il prend néanmoins le commandement du sous-groupement dont
le chef a été mis hors de combat, assurant la réussite
de l'opération engagée.
Henri Verdier prend part ensuite à
la libération de Strasbourg le 23 novembre 1944.
Promu lieutenant-colonel le 25 janvier
1945, il prend le commandement du Groupement Tactique Langlade,
en remplacement de son chef affecté à un autre commandement,
et le conduit devant Royan et dans la presqu'île d'Arvert
pendant les journées du 14 au 18 avril 1945. En quelques
heures, il opère la jonction avec les avant-gardes de la
Division Olivier à la Tremblade.
Il termine la guerre en Allemagne
en avril et mai 1945, allant jusqu'à Berchtesgaden.
Après-guerre, il sera successivement
commandant de cercles administratifs (Soudan, Côte d'Ivoire
et Guinée), directeur de cabinet du Haut Commissariat en
AEF (1948-1949) et Inspecteur des affaires administratives du Tchad
(1950).
Breveté de l'Institut des Hautes
études de Défense nationale en 1955, le colonel Verdier est
chargé de mission d'assistance économique d'Outre-mer
au Ministère de la FOM de 1955 à 1958.
Directeur du service de coordination
des affaires économiques et du Plan de l'AEF (1958-59).
De retour en métropole, il
est directeur de l'usine de Précigné (Sarthe), de la Société
alsacienne d'Etudes et Exploitations (1960-1962) puis directeur
des services de gestion pour la société Alsacienne
d'Etude et Exploitation, à Paris (1963).
Henri Verdier est ensuite directeur
général adjoint de la société Leca-France
puis ingénieur au Commissariat à l'énergie
Atomique.
Colonel (de réserve) de l'Infanterie
de Marine.
Henri Verdier est décédé
le 7 juin 2002 à Toulouse. Il a été inhumé
au cimetière d'Issigeac en Dordogne.
Commandeur de la Légion
d'honneur
Compagnon de la Libération - décret du 24 mars
1945
Croix de Guerre 1939-45 (avec 6 citations)
Médaille Coloniale
Presidential Unit Citation (USA)
Dernière mise à jour : le 29 décembre
2009
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