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Michel Verstraete
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Michel Verstraete

13ème Demi Brigade de Légion Etrangère

D'origine belge, Michel Verstraete est né le 22 mars 1918 à Maucomble en Seine-inférieure.

Entre 1930 et 1936, il fait ses études secondaires au collège Saint François-Xavier à Bruges en Belgique. Ensuite, jusqu'en 1938, il suit des cours préparatoires de droit.

Engagé en juin 1938 dans l'armée française, Michel Verstraete est affecté à la 13e Demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE).

Il passe presque deux ans en Algérie et au Maroc et, en mai 1940, participe en Norvège à la prise de Narvik puis, après une vaine tentative de poursuite du combat en France au mois de juin, rejoint l'Angleterre avec son unité

Il s'engage dans les Forces françaises libres à Londres et, dès lors, prend part à toute les campagnes de la 13e DBLE : opération devant Dakar en septembre 1940, Erythrée (février 1941), puis Syrie (juin 1941). Avec la 1ère Brigade du général Koenig, il prend part à la campagne de Libye à partir de janvier 1942 ; il est blessé par un éclat d'obus à Bir-Hakeim en juin 1942.

Il remplit ensuite une mission dans la zone du Canal de Suez visant à faciliter le rapport franco-britannique des militaires stationnés en Egypte.

Chef de section, spécialiste des mortiers, l'adjudant Verstraete poursuit son action en Tunisie en mai 1943. Il participe, à partir d'avril 1944, à la campagne d'Italie où il se distingue particulièrement le 21 mai 1944 par le tir précis de son groupe qui contribue à arrêter une violente contre-attaque ennemie ; cette action lui vaut d'être cité à l'ordre de la Brigade.

Fin août 1944, Michel Verstraete débarque dans le sud de la France et combat dans les Vosges où il est blessé une nouvelle fois, à Fresse, le 30 novembre 1944 par des éclats de mortier alors qu'il appuie une compagnie du Bataillon.

Refusant de s'arrêter, il rejoint son bataillon avant la fin de sa convalescence pour participer aux opérations en Alsace en janvier 1945. Il combat à Kogenheim et à Semesheim où de ses observatoires, pris à parti par des 88, il règle ses tirs qui gênent considérablement la poussée ennemie en direction de Strasbourg. Il fait de même au bois d'Elsenheim malgré les réactions qui mettent son personnel hors de combat.

l'adjudant Verstraete termine la guerre dans le sud des Alpes, au massif de l'Authion, où son action permet aux voltigeurs d'atteindre tous les objectifs et de s'y maintenir malgré un adversaire tenace, accroché au terrain.

Démobilisé en janvier 1946, il devient représentant de commerce, et prend, en 1948, la direction d'une manufacture à Paris.

Michel Verstraete est décédé le 4 juillet 1968 à l'hôpital de Villeneuve-Saint-Georges. Il est inhumé à Boissy-Saint-Léger.

  • Chevalier de la Légion d'Honneur
  • Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945
  • Croix de Guerre 39/45
  • Médaille de la Résistance
  • Croix du Combattant 39/45
  • Médaille Coloniale avec agrafes "Erythrée", "Bir-Hakeim", "Libye", "Tunisie"
  • Médaille des Blessés
  • Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
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