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Michel Vergès
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Michel Vergès

Résistance Nouvelle-Calédonie
CF cavalerie de Nouvelle-Calédonie

Michel Vergès est né le 22 décembre 1898 à Nouméa en Nouvelle-Calédonie.

En mai 1917, alors qu'il fait ses études à Nouméa, il s'engage volontairement par devancement d'appel et est incorporé à la 1ère Compagnie d'infanterie coloniale de la Nouvelle-Calédonie.

Envoyé en France, Le Mooltan, transport de troupes sur lequel il est embarqué, est torpillé en Méditerranée au large de Malte le 26 juillet 1917.

Rescapé, il débarque à Marseille, rejoint le front et part en campagne avec la 10e Armée du général Mangin au sein du Bataillon du Pacifique rattaché au 22e Régiment colonial.

Faisant fonction d'agent de liaison, Michel Vergès est nommé caporal en octobre 1918 et son courage lui vaut d'être décoré de la Croix de Guerre avec deux citations et de la Médaille Militaire.

En juillet 1919, il retourne à Nouméa puis, démobilisé en mai 1920, il reprend ses études de Droit.

En 1921 il est clerc de notaire ; en 1923, il se rend en France où il obtient sa licence en Droit. Notaire intérimaire en 1927, il s'installe à son compte en 1930 après avoir créé une étude de notaire à Nouméa.

En juin 1940, refusant l'armistice, Michel Vergès fait approuver par le conseil général de l'Administration de Nouméa un document-programme pour la colonie connu plus tard sous le nom de "manifeste Vergès" qui rappelle l'attachement de la Nouvelle-calédonie à la France, demande la création d'une Assemblée représentative composée de "toutes les forces vives du pays" et qui prône la poursuite de la guerre aux côtés des Alliés.

Au bout de quelques semaines le gouvernement de Vichy reprend en main les autorités locales et nomme un nouveau gouverneur en août 1940, le colonel Denis. Entre-temps, Michel Vergès a pris la tête d'un "Comité de Gaulle" et en septembre 1940, sollicite l'organisation d'un référendum que le gouverneur refuse. Le "Comité de Gaulle" prépare alors l'arrivée du gouverneur Sautot, nommé par de Gaulle, en organisant le 19 septembre, jour de l'arrivée de Sautot, la prise, sans effusion de sang, de Nouméa par les Français libres au moyen d'un immense rassemblement populaire.

En février 1941, Michel Vergès s'engage dans l'Infanterie coloniale et il est nommé adjudant.

En janvier 1942, il est promu sous-lieutenant et est chargé de l'organisation et du commandement du Corps-franc de cavalerie de Nouvelle-Calédonie sous les ordres de l'amiral Thierry d'Argenlieu, Haut-commissaire de France pour le Pacifique. Son rôle est de s'occuper des missions de liaison et de guérillas en cas de débarquement japonais. La même année, il reçoit la Croix de la Libération pour son action menée en 1940 en faveur du ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France libre.

Après la guerre, Michel Vergès reprend son activité de notaire qu'il occupe jusqu'à son décès le 4 octobre 1964 à Dumbéa près de Nouméa. Il est inhumé a Dumbéa.

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 11 février 1942
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre 14/18 (2 citations)
• Médaille Coloniale

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