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Etienne Vaux (De)
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Etienne Vaux (De)

Colonne Volante
1er Régiment de Marche de Spahis Marocains

Issu d'une famille noble, Etienne de Vaux est né le 3 décembre 1922 à Stuttgart en Allemagne.

Fils de diplomate, il suit des études secondaires chez les Jésuites, au collège Saint-François de Salles à Evreux, puis au collège Saint-Joseph à Avignon et enfin au collège de la Sainte-famille au Caire en Egypte.

Il entame des études de droit au Caire qu'il interrompt en 1942, après la bataille de Bir-Hakeim, pour s'engager dans les Forces françaises libres.

Affecté au 1er Régiment de marche de spahis marocains (1er RMSM), il participe aux combats d'El Alamein en octobre 1942. Conducteur d'auto-canon, il prend part ensuite avec la Colonne volante aux opérations en Tunisie et reçoit une première citation pour son action lors de la bataille de Médenine en mars 1943.

En septembre 1943, il est envoyé avec son régiment au Maroc où ce dernier se reforme et reçoit du matériel américain ; pendant ce temps, Etienne de Vaux suit des cours d'élève aspirant à Rabat.

En avril 1944, le 1er RMSM devenu régiment de reconnaissance de la 2e Division blindée du général Leclerc s'embarque pour l'Angleterre.

Le 5 août 1944, l'aspirant de Vaux débarque en Normandie, prend part aux combat du Mans et d'Alençon, reçoit une nouvelle citation et entre dans Paris avec la 2e DB le 25 août.

Immédiatement après, s'enchaînent la campagne d'Alsace et la prise de Strasbourg ; il est cité une nouvelle fois pour son action du 17 novembre 1944 à Cirey-sur-Vezouze devant Strasbourg où, attaqué dans un sous-bois par un ennemi supérieur en nombre et bien armé, il parvient à le tenir en respect, lui infligeant même des pertes, en attendant le renfort de l'Infanterie.

Il se bat ensuite à la poche de Royan en avril 1945 avant de se diriger vers l'Allemagne et d'atteindre Berchtesgaden le 4 mai.

En août 1945, permissionnaire, il retrouve pour quelques temps sa famille au Caire. En rentrant de permission, le 30 septembre, l'avion qui doit le conduire de Tripoli en France s'écrase au décollage ; le sous-lieutenant Etienne de Vaux est tué sur le coup.

Il est inhumé à Tripoli.

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945
• Croix de Guerre 39/45 (3 citations)

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