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Benjamin Tagger
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Benjamin Tagger

BM 11
BM 3

Benjamin Tagger est né en 1912 à Tachkent au Turkestan russe (aujourd'hui Ouzbékistan).

Naturalisé libanais après la 1ère Guerre mondiale, il choisit la carrière militaire.

Il sert depuis 8 ans quand éclate la 2e Guerre mondiale. Il est alors officier à la 2e Compagnie du 3e Bataillon de Chasseurs du Liban.

N'acceptant pas la défaite, il décide de quitter l'armée régulière libanaise après la signature de l'armistice.

Le 17 janvier 1941 il signe son engagement dans les Forces françaises libres. Le 21 janvier, le capitaine Répiton-Preneuf, officier de la liaison française de Jérusalem écrit au délégué général des FFL dans le Moyen-Orient : " Après avoir songé à venir avec sa compagnie qu'il commandait près de Merdjayoum, en l'absence de son capitaine et après y avoir renoncé par scrupule pour ce dernier, il s'est décidé à passer seul.

Il se trouve maintenant déserteur, dans l'impossibilité absolue de rentrer au Liban. Sa formation militaire entièrement française et la certitude qu'il avait en partant de nous joindre, rendent, je crois, très difficile de notre part un refus [..] Allant franc, d'allure très militaire, il semble un excellent officier et les premiers renseignements recueillis auprès du District Officer de Tibériade qui le connaît confirment qu'il était apprécié de ses chefs et de ses camarades. "

Incorporé dans les Troupes spéciales, il participe à la campagne d'Erythrée contre les Italiens. Le 22 avril 1941, il est condamné à mort par contumace pour trahison et désertion par le Tribunal militaire du Quartier général des Troupes du Levant.

En juin 1941, il combat en Syrie.

En octobre 1941, le lieutenant Tagger est exceptionnellement affecté au Bataillon de Marche n°3 à titre français en raison de sa participation, dans les rangs français, à la campagne d'Erythrée.

Le 13 avril 1942, il est muté au BM 11 et prend part à la campagne de Libye et combat entre autre le 30 mai à Djalo où les troupes françaises harcèlent Rommel sur ses flancs. Suivent le repli en Egypte et, sous l'égide de la 8e Armée britannique, la bataille d'El Alamein.

Le 1er mars 1943, Benjamin Tagger est promu au grade de capitaine à titre exceptionnel et participe avec son unité aux opérations en Tunisie où il est cité pour avoir magnifiquement dirigé un coup de main sur une maison occupée par l'ennemi ; il est blessé au cours de cette action.

Il prend part ensuite à la campagne d'Italie où il débarque en avril 1944. A nouveau blessé grièvement, il est évacué sur l'hôpital de Blida (Algérie) mais il rejoint volontairement le BM11, bien qu'incomplètement rétabli, pour participer au débarquement en Provence, malgré les pressions raisonnables de sa famille et de ses chefs.

Le 16 août 1944, il débarque à Cavalaire ; le 21 août, il remplace à la tête de la 5e Compagnie du Bataillon le lieutenant Dupuis, tué la veille. Alors qu'il mène une offensive délicate de sa section à l'assaut d'un fortin de défense de Toulon, il est atteint par des éclats d'obus et est tué sur le coup.

Benjamin Tagger est inhumé au cimetière divisionnaire des Militaires "Morts pour la France" de la Londe-les-Maures dans le Var. Ensuite, conformément au voeu de son frère, le commandant Henri Tagger, il est inhumé auprès de ses hommes tués autour de lui, au Cimetière national de Saint-Raphaël-Boulouris dans le Var.

• Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944
• Croix de Guerre 39/45 (2 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafes "Erythrée", "Libye"

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