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Jean Starcky
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Jean Starcky

1er Bataillon d'Infanterie de Marine
BM 11
Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique

Jean Starcky est né le 3 février 1909 à Mulhouse dans le Haut-Rhin. Son père est fondé de pouvoirs à Mulhouse mais aussi en Pologne et en Tchécoslovaquie où séjournera le jeune Jean Starcky.

Il fait ses études secondaires aux lycées de Mulhouse et de Mayence (lycée français) et à l'école Saint-Joseph de Reims.

Il poursuit des études supérieures à l'Institut catholique de Paris, à l'Institut des hautes études, à l'Institut biblique de Rome et enfin à l'Ecole biblique de Jérusalem.

Avant la Guerre, Jean Starcky est prêtre du diocèse de Paris puis professeur d'Ecriture sainte à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth et curé de Palmyre.

Exempté de service militaire, il n'est pas mobilisé en 1939 prend connaissance de l'appel du général de Gaulle peu après le 18 juin.

Refusant l'armistice et le totalitarisme nazi, et bien que maintenu exempté de service à deux reprises par la commission de réforme de Beyrouth en 1940, il s'engage volontairement dans les Forces françaises libres fin août 1941, au lendemain de la campagne de Syrie.

Jean Starcky est incorporé le 29 août 1941 comme aumônier militaire et affecté au 1er Bataillon d'infanterie de marine (1er BIM). Désigné ensuite comme aumônier de la garnison de Beyrouth le 19 décembre 1941, puis affecté le 15 avril 1942 au Bataillon de marche n°11 (BM 11) qui stationne en Palestine avec son corps expéditionnaire à destination de l'Egypte, il arrive au Caire début juillet 1942.

Le 25 septembre 1942, il est nommé aumônier capitaine.

Passé en Libye le 25 janvier 1943 puis en Tunisie le 28 avril avec son unité, le Père Starcky est ensuite affecté, à partir du 27 novembre 1943, au Bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique (BIMP).

Il embarque à Tunis pour l'Italie le 17 avril 1944 et débarque deux jours plus tard sur la terre italienne. Il s'illustre par son courage, son abnégation et sa grandeur d'âme notamment lors des combats du Garigliano où, sous un bombardement intense, il va en rampant assister un soldat allemand qui se meurt à quelque distance entre les lignes. Après la campagne d'Italie, il est dirigé sur Tarente à la fin de juillet 1944. Il débarque à Cavalaire en Provence le 17 août et prend part aux opérations devant Hyères et Toulon jusqu'au 24 août.

Le 22 septembre, son bataillon est dirigé vers le théâtre d'opération de la région de Villersexel en Haute-Saône, puis, le 5 décembre 1944 sur le front ouest et rappelé en urgence sur le front Est le 26 du mois.

Le 11 avril 1945, il est blessé à la face par un éclat d'obus dans les combats du massif de l'Authion dans les Alpes et est démobilisé en septembre suivant.

Après la guerre, Jean Starcky est professeur au Grand Séminaire de Meaux et membre, de 1945 à 1949, de l'Institut français d'Archéologie de Beyrouth. De 1948 à 1952, il est professeur à l'Institut catholique de Paris et parallèlement chercheur au CNRS de 1949 à 1978 spécialisé dans les études épigraphiques en Syrie et en Palestine. A partir de 1952 il participe au déchiffrement et à l'interprétation des "manuscrits de la Mer Morte".

Egalement directeur de l'Institut français d'Archéologie de 1968 à 1971, il demeure après sa retraite en 1978, Directeur de recherche honoraire au CNRS. Son activité de chercheur le conduit sur de nombreux lieux de fouilles au Moyen-Orient.

Jean Starcky est décédé le 9 octobre 1988 à l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris. Il a été inhumé au cimetière du Montparnasse.

• Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944
• Croix de Guerre 39/45 (2 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafes "Libye", "Tunisie"
• Silver Star (USA)
• Mérite Syrien

Principales publications :

Palmyre, la fiancée du désert, Direction générale des antiquités, Damas 1948
Palmyre, A. Maisonneuve, Paris 1952

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