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Jean-Louis Sourbieu
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Jean-Louis Sourbieu

BM 11
BM1
Régiment de Marche du Tchad

Jean-Louis Sourbieu est né le 14 mai 1903 à Gury dans l'Oise. Son père a été fusillé par les Allemands pendant la guerre de 14/18, il est élevé par sa mère.

Ouvrier agricole, il est appelé sous les drapeaux en 1923 et sert successivement pendant un an au 8e Régiment de tirailleurs coloniaux (8e RTC) puis au 17e RTC au Levant.

Vers 1930, il part pour l'Afrique où il travaille sur les chantiers du Congo-Océan.

Mobilisé sur place en septembre 1939, Jean-Louis Sourbieu choisit, le 28 août 1940, de rallier la France libre en même temps que le territoire du Congo.

En décembre 1940, il est affecté au 1er Bataillon de marche de l'AEF (BM 1).

Promu caporal en janvier 1941, il est envoyé en renfort en Erythrée avec son bataillon en mars-avril 1941 et est nommé sergent ; arrivé à la fin de la campagne d'Erythrée, il est envoyé en Palestine et participe à la campagne de Syrie (juin-juillet 1941).

Affecté au Bataillon de marche n° 11 lors de sa création le 1er septembre 1941 au Levant par dédoublement du BM 1, il est promu au grade de sergent-chef un mois plus tard. Après la campagne de Libye, il rejoint de nouveau les rangs du BM 1 en septembre 1942 et prend part, avec la 1ère Compagnie du Bataillon, à la seconde campagne du Fezzan-Tripolitaine puis aux opérations de Tunisie début 1943 au sein de la Force L.

En juin 1943, son unité, stationnée en Tunisie où se forme la 2e DB, se transforme en Régiment de Marche du Tchad (RMT). Jean-Louis Sourbieu est alors affecté au 2e Bataillon du RMT et est nommé adjudant en janvier 1944 ; après un entraînement intensif au Maroc, le RMT est envoyé en Angleterre où se poursuit, de mai à juillet 1944, son entraînement en vue du débarquement en Normandie.

L'adjudant Sourbieu débarque le 3 août 1944 à Utah Beach avec la 2e DB et se distingue, dès le 10, dans la Sarthe, en conduisant son groupe à Nouans dans la reconnaissance de 88 antichars ; le lendemain, il se signale dans l'attaque du village d'Ancinnes où est détruit un matériel important et où sont faits un grand nombre de prisonniers.

En septembre 1944, il est promu adjudant-chef. Il est blessé par éclat d'obus lors de la campagne d'Alsace le 4 janvier 1945 à Gros Rederching en Moselle.

Nommé sous-lieutenant en juin 1945, il est démobilisé en octobre en Afrique où il travaille à la Compagnie forestière du Gabon avant de s'installer comme exploitant forestier à Port-Gentil.

Jean-Louis Sourbieu est décédé le 4 juillet 1957 à Port-Gentil des suites de maladie ; il a été inhumé à Paris, au cimetière du Montparnasse.

  • Chevalier de la Légion d'Honneur
  • Compagnon de la Libération - décret du 24 mars 1945
  • Croix de Guerre 39/45 (2 citations)
  • Médaille Coloniale avec agrafes "Fezzan-Tripolitaine"
  • Médaille du Levant
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