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Adolphe Sicé
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Adolphe Sicé

Résistance AEF
Conseil de Défense de l'Empire
Service Santé

Adolphe Sicé est né le 23 décembre 1885 à Saint-Pierre de la Martinique.

Il fait ses études à la faculté de médecine de Bordeaux et, diplômé de l'Ecole de Santé navale, il est docteur en médecine en 1911.

De 1912 à 1914, il participe comme médecin aide-major de 1ère classe aux opérations militaires contre les rebelles de Maroc où il rencontre le maréchal Lyautey et d'où il revient blessé et avec trois citations. De retour en France en août 1914, il prend part aux combats contre l'Allemagne avec la 1ère Division mixte marocaine et est blessé par éclat d'obus au genou en juin 1915 à Plessis de Roye dans l'Oise.

Fin 1916, médecin major de 2e classe, Adolphe Sicé est affecté au Cameroun en mission d'étude scientifique ; revenu en France en octobre 1918 au sein du 1er Régiment d'infanterie coloniale, il repart pour l'AEF en 1920, comme directeur du laboratoire de recherches de Libreville (Gabon).

Il est ensuite chargé des services sanitaires et médicaux de la province de Fort Dauphin à Madagascar pendant l'épidémie de peste de 1923 à 1926.

En 1927, le médecin commandant Sicé dirige l'Institut Pasteur de l'Afrique occidentale française à Brazzaville puis, de retour en France en 1932, comme médecin lieutenant-colonel, il enseigne à l'Ecole d'Application du Corps de Santé coloniale à Marseille.

Promu médecin colonel en 1935, Adolphe Sicé est nommé deux ans plus tard directeur des services sanitaires du Soudan. Il reçoit ses étoiles de général en 1939 et est nommé directeur du service de santé du 15e Corps d'armée en campagne.

En avril 1940, il est directeur général des services sanitaires et médicaux de l'AEF et, en juin, il se met spontanément au service de la France libre et du général de Gaulle. De juin à août 1940, il est l'un des plus ardents promoteurs du ralliement de l'AEF à la France libre. Condamné à mort par le gouvernement de Vichy, il prépare avec le colonel Leclerc l'épopée du Tchad jusqu'à Tripoli.

Directeur du Service de Santé de l'Afrique française libre, également membre du Conseil de Défense de l'Empire en octobre 1940, il se dépense énergiquement. Au cours d'une de ses tournées, il échappe de peu à la mort et est blessé dans l'accident d'avion qui coûte la vie au lieutenant-colonel Parant, à Bitam au Gabon, le 7 février 1941.

En juillet 1941, le médecin général Sicé occupe les fonctions de Haut-commissaire de l'Afrique française libre. Compagnon de la Libération en août 1941, il est également membre du Conseil de l'Ordre de la Libération. Dans le cadre de ses fonctions de Haut-commissaire, il fait agrandir l'aérodrome de Pointe-Noire (Congo) pour permettre aux bombardiers américains de s'y poser au moment des négociations franco-américaines sur l'utilisation des bases militaires françaises libres.

En juin 1942, après une mission aux Etats-Unis, il est rappelé à Londres par le général de Gaulle et quitte ses fonctions de Haut-commissaire, le Haut-commissariat étant supprimé. Nommé inspecteur général des services sanitaires et sociaux en juillet 1942, il est ensuite envoyé en mission en Afrique en février 1943, puis à Madagascar jusqu'en 1944 au moment où il est chargé d'organiser le service sanitaire du futur corps de débarquement franco-allié ainsi que les secours aux populations pendant les batailles de la libération. Il remplit cette mission en liaison avec la direction des services de santé des Armées alliées.

En décembre 1945, le médecin général Adolphe Sicé quitte le service actif pour devenir vice-président puis président l'année suivante de la Croix Rouge française.

Il devient titulaire, en février 1947, de la chaire de l'Institut de médecine tropicale de l'Université de Bâle en Suisse.

En 1952, il est désigné par le Conseil de la République pour siéger à l'Assemblée de l'Union française.

Adolphe Sicé est décédé le 21 mars 1957 dans une clinique de Bâle. Il a été dans un premier temps inhumé à Toulon dans le Var puis réinhumé au cimetière de Passy à Paris.

  • Grand Officier de la Légion d'Honneur
  • Compagnon de la Libération - décret du 1er août 1941
  • Croix de Guerre 14-18 (4 citations)
  • Croix de Guerre 39-45 (1 citation)
  • Croix de Guerre des TOE (3 citations)
  • Médaille Commémorative de la Grande Guerre
  • Médaille Coloniale avec agrafes "Maroc", "Koufra", "AFL", "AEF",
  • Médaille de la Victoire dite Interalliée
  • Médaille Commémorative du Maroc
  • Médaille d'Honneur des Services de Santé de la Marine
  • Médaille de la Croix Rouge Française
  • Officier de l'Etoile d'Anjouan
  • Croix de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (GB)
  • Polonia Restituta (Pologne)
  • Officier de l'Ordre du Ouissam Alaouite (Maroc)
  • Officier de l'Etoile Noire (Bénin)
  • Officier de l'Ordre de la Couronne (Iran)
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