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Maurice Sarazac
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Maurice Sarazac

Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad
Régiment de Marche du Tchad
GNT

Fils d'instituteur, Maurice Sarazac est né le 17 décembre 1908 à Liorac en Dordogne.

En 1930, il entre à Saint-Cyr (promotion "Joffre") et, à la sortie de l'Ecole, deux ans plus tard, choisit l'Infanterie coloniale.

Désigné pour l'AOF, il devient méhariste. En 1938, après un court séjour en France, il est affecté au Tchad où il prend successivement le commandement des groupes nomades du Kanem et du Tibesti.

En patrouille dans le Fezzan, le capitaine Sarazac apprend avec stupeur l'armistice de juin 1940.

Le 26 août, au moment du ralliement du Tchad, il rejoint la France libre et c'est à lui et à ses méharistes que le colonel Leclerc confie la charge de surveiller les mouvements de l'adversaire.

Il commande, au sein de la colonne Leclerc, le Groupe nomade du Tibesti (GNT) et mène un raid sur le poste italien de Tedjéré en Libye (au nord ouest du Tchad) du 23 décembre 1940 au 15 janvier 1941.

A la tête du GNT, il participe à la 1ère campagne du Fezzan (février - mars 1942) et reçoit une première citation à l'ordre de la Division pour avoir parcouru près de 2 000 kilomètres avec ses hommes.

Lors de la seconde campagne du Fezzan (décembre 1942 - janvier 1943), il est à nouveau cité pour être parvenu à faire rapidement capituler la position fortifiée de Gatroum et pour s'être saisi d'un nombre important de prisonniers et de plusieurs canons.

Toujours avec son Groupe, il est engagé dans la campagne de Tunisie avec la Force L.

En 1943, à Sabratha en Tripolitaine, au moment où se constitue la 2e DB, il est décoré de la Croix de la Libération par le général de Gaulle. Ayant pris le commandement de la 10e Compagnie du Régiment de Marche du Tchad (RMT), il fait de cette unité, au Maroc puis en Angleterre, une des plus efficaces de la 2e DB.

En août 1944, il débarque en Normandie avec ses hommes et se distingue, le 13, à Argentan où il entre après avoir, au cours des combats de rue, tué plusieurs dizaines d'Allemands et infligé des pertes sérieuses à l'ennemi en véhicules lourds. Il est cité à l'ordre de l'Armée.

Après la libération de Paris, où son half-track de commandement franchit le premier la porte d'Italie le 25 août, il prend une part active à la campagne des Vosges. A Andelot, le 18 septembre, il capture lui-même le colonel commandant la garnison et son Etat-major. Fin octobre 1944, il occupe et tient le village de Montigny en Meurthe-et-Moselle pendant plusieurs jours malgré les nombreuses réactions de l'ennemi.

Promu chef de bataillon, il prend le commandement d'un sous-groupement tactique avec lequel il parvient à Marckolsheim dans le Bas-Rhin le 31 janvier 1945 au cours de la manœuvre qui coupe l'Alsace en deux. Il termine la guerre à Berchtesgaden.

Volontaire pour l'Extrême-Orient, il part pour l'Indochine comme commandant d'un sous-groupement de Marche de la 2e DB sous les ordres du colonel Massu. Il participe aux opérations de la Plaine des Joncs et se distingue à Song-Bé, Quan-Hoï et Min-Tonh. Il prend part au débarquement d'Haiphong puis aux opérations de Bac-Ninh du 3 au 6 août 1948.

En mars 1947, Maurice Sarazac occupe le poste de gouverneur militaire du Fezzan puis est promu au grade de lieutenant-colonel.

En 1952 il rentre en France où il commande le 3e RIC avant de partir en Allemagne à la tête du 110e RIC dans le cadre de la Brigade légère "Javelot".

De 1954 à 1957, le colonel Sarazac est sous-chef d'Etat-major des troupes de Tunisie.

En 1958, il commande le 1er RIC à Versailles puis, l'année suivante, est affecté aux Affaires algériennes à Alger où il reçoit ses étoiles de général de brigade. Il se distingue le 11 décembre 1960 lors des événements d'Alger en se portant en plein cœur de l'émeute, faisant preuve d'un sang-froid remarquable.

Ensuite, il retourne en métropole comme commandant de la subdivision autonome des Basses-Pyrénées. Nommé général de division, il se retire dans les Pyrénées-Atlantiques, à Serres-Castet.

Maurice Sarazac est décédé le 28 octobre 1974 à Serres-Castet où il est inhumé.

• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 23 mai 1942
• Officier de l'Ordre National du Mérite
• Croix de Guerre 39/45 (8 citations)
• Croix de la Valeur Militaire (2 citations)
• Chevalier du Mérite Agricole
• Médaille Coloniale (6 agrafes)
• Presidential Unit Citation (USA)
• Officier du Mérite Saharien
• Commandeur du Dragon d'Annam
• Commandeur du Nicham Iftikar
• Commandeur du Ouissam Alaouite
• Officier de l'Etoile Noire du Bénin

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