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Bernard Saint-Hillier
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Bernard Saint-Hillier

13ème Demi Brigade de Légion Etrangère

Alias : Jean de Vienne

Fils de colonel d'infanterie, Bernard Saint-Hillier est né le 29 décembre 1911 à Dôle dans le Jura.

Après des études secondaires au lycée Michelet à Paris puis Prytanée militaire de La Flèche, il entre à Saint-Cyr en 1931. Sorti de l'Ecole en 1933, sous-lieutenant, il est affecté au 11 e Bataillon de Chasseurs alpins.

Lieutenant en 1935, il entre en 1938 dans la Légion étrangère, au 1er Régiment Etranger d'Infanterie.

En avril-mai 1940, il participe, avec la 13e Demi-Brigade de Légion Etrangère (13e DBLE), à l'expédition de Narvik au cours de laquelle il est blessé par un éclat de bombe.

Evacué vers l'Angleterre avec son unité, il s'engage le 1er juillet 1940 dans les Forces françaises Libres sous le nom de Jean de Vienne. Capitaine en août 1940, il prend part à l'opération de Dakar, débarque au Cameroun avant de combattre en Erythrée contre les Italiens avec la Brigade française d'Orient. Le 26 mars, il fait 80 prisonniers ; le 8 avril 1941, lors de la prise de Massaoua, il réussit par une habile manoeuvre à capturer de nouveau plus de 150 prisonniers.

Il remplace par intérim le colonel Koenig comme chef d'Etat-major de la Brigade.

Adjoint du chef de bataillon Amilakvari, commandant le 1er BLE, pendant la campagne de Syrie, il participe brillamment, en Libye, à la défense de Bir-Hakeim (mai-juin 1942). Au cours de la bataille d'El Alamein, les 23 et 24 octobre 1942, il se signale par sa bravoure au moment de la prise temporaire de la position de l'Himeimat. Le 4 novembre 1942, il est blessé par une mine alors qu'il effectue une reconnaissance sur la cote 101 et qu'il règle des mouvements de canons antichars.

Après la campagne de Tunisie, en juin 1943, Bernard Saint-Hillier reçoit ses galons de chef de bataillon. Nommé chef d'Etat-major de la 1ère Division française libre sous les ordres du général Brosset en septembre 1943, il débarque en Italie en avril 1944, puis en France, à Cavalaire, le 16 août 1944.

Après la remontée de la vallée du Rhône, à la tête de ses légionnaires, il libère Ronchamp. Il est de nouveau blessé par un éclat d'obus devant Belfort le 4 octobre et assure le commandement de la 1ère DFL entre la mort du général Brosset et la désignation du général Garbay pendant l'offensive au nord de Belfort.

Promu lieutenant-colonel à trente-trois ans, le 5 décembre 1944, neuf fois cité et quatre fois blessé, Bernard Saint-Hillier prend, le 25 mars 1945, le commandement de la 13e DBLE et termine la guerre dans le sud des Alpes, au massif de l'Authion.

En 1946, il est affecté au Secrétariat général du Ministère des Armées avant de suivre les cours de l'Ecole supérieure de Guerre et du Cours supérieurs interarmées (1947-1948).

En poste à l'Etat-major général des Forces armées (1949), promu au grade de colonel (1951), il est affecté au Collège de défense de l'OTAN (1952) puis au commandement du 18e Régiment parachutiste.

De 1954 à 1955, Bernard Saint-Hillier commande le Groupement aéroporté n°1 en Indochine.

Chef d'Etat-major à l'Inspection générale de l'Infanterie en 1956, il sert à l'Etat-major de Londres pour la préparation de l'expédition d'Egypte (Suez) à laquelle il prend part. En 1957, il se trouve au Centre des hautes Etudes militaires (CHEM) puis à l'Institut des hautes Etudes de Défense nationale (IHEDN).

En 1958, il est chef d'Etat-major du Corps d'Armée de Constantine avant de recevoir ses étoiles de général de brigade en 1959. Chef de cabinet du Ministre des Armées, il reçoit en mai 1960 le commandement de la 10e Division parachutiste en Algérie. Il est arrêté par les mutins au moment du putsch d'avril 1961 à Alger et interné à In Salah.

Représentant militaire français auprès du Commandement suprême allié en Europe (1962-1968), le général Saint-Hillier est promu général de division (1965) et reçoit la charge de l'Inspection technique du Personnel des Réserves de l'Armée de Terre (1966-1968).

Général de corps d'armée en 1968, il commande alors la 3e Région militaire à Rennes jusqu'en 1971 et est membre titulaire du Conseil supérieur de la Guerre (1969-1971). Le 30 avril 1990, à Aubagne, à l'occasion de la cérémonie de l'anniversaire de la Légion (Camerone) il a l'honneur d'être choisi pour porter la main du capitaine Danjou. Président de l'Amicale de la 1ère Division française libre, il est l'auteur de nombreux articles et ouvrages historiques.

Bernard Saint-Hillier est décédé le 28 juillet 2004 à Paris. Il est inhumé à Vanves dans les Hauts-de-Seine.


• Grand Croix de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 27 mai 1943
• Croix de Guerre 39/45 (9 citations)
• Croix de la Valeur Militaire (2 citations)
• Médaille de la Résistance
• Croix du Combattant 39/45
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Médaille Coloniale avec agrafes «Erythrée», «Libye», «Bir-Hakeim», «Tunisie»
• Médaille de l'Aéronautique
• Médaille Commémorative 39/45
• Médaille des Blessés
• Distinguished Service Order (GB)
• Croix de Guerre (Norvège)
• Croix de Guerre (Brésil)
• Grand Officier de l'Etoile d'Anjouan
• Commandeur du Nicham Iftikar
• Commandeur de l'Etoile Noire (Bénin)

Publications

De Byzance à Byzance par l'atome, Berger-Levrault, Paris 1957 (écrit en collaboration avec le général Malagutti sous le pseudonyme de Migis)
Bir-Hakeim 1942. Sur les traces de la première légion romaine « Prima nomine et virtute », ECPA, 1992
Le cinquantenaire de Bir-Hakeim. 26 mai 1942 - 11 juin 1942, Délégation à la Mémoire et à l'information historique, Paris 1992
Les premiers soldats du Général de Gaulle - Les origines de la 1ère DFL (préface de Pierre Messmer), Editions La Bruyère, Paris 2000
Les Soutiers de la Gloire, Ed. Le Publieur, Paris 2004

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