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Rémy Roure
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Rémy Roure

Combat
Réseau Bordeaux-Loupiac
Liberté

Rémy Roure est né le 30 octobre 1885 de parents agriculteurs, à Arcens en Ardèche.

Il fait ses études à Notre-Dame de Valence puis, après son Baccalauréat, à la faculté de Droit de Paris. Il devient ensuite journaliste au Temps où il entre en 1910.

En 1914, il est mobilisé et incorporé au 159e RI ; blessé en Artois, il est fait prisonnier.

Sous-lieutenant, il tente à trois reprises de s'évader et se retrouve enfermé au Fort IX d'Ingoldstadt en compagnie du commandant Catroux, du capitaine de Gaulle et du lieutenant Toukhatchevski, tous récidivistes de l'évasion.

Après la Grande Guerre, il reprend sa plume et collabore à l'Eclair tout en devenant rédacteur politique au Temps.

Au lendemain de l'armistice, il entre dans la Résistance avec le général Cochet puis fonde, avec François de Menthon, le mouvement "Liberté" dont il est membre du Comité directeur. Il participe également, comme rédacteur du journal, au mouvement Combat.

Il est aussi membre du réseau de récupération de pilotes alliés, Bordeaux-Loupiac, tout en continuant d'écrire dans le Temps, activité qui lui sert de couverture.

Le 11 octobre 1943, alors qu'il convoie à Rennes des pilotes américains qu'il doit accompagner à Londres par une opération maritime, il est arrêté au "Café de l'Epoque", sur une dénonciation par la Gestapo. Il tente de s'évader mais il est grièvement blessé par balle au cours de sa tentative alors que Jean-Claude Camors, alias Raoul, chef de Bordeaux-Loupiac qui l'accompagne, est abattu. Presque mourant – il a l'artère fémorale coupée – il est miraculeusement soigné par un chirurgien français Interné à Fresnes quatre jours plus tard, il est frappé et torturé mais il se tait. Le 27 avril 1944, il quitte le camp de Compiègne pour être déporté en Allemagne, à Auschwitz d'abord pendant quelques jours, puis à Buchenwald où il parvient le 14 mai 1944.

Dans l'intervalle, son épouse, sa belle-sœur Adrienne Baumer avec son mari et son fils René Baumer sont arrêtés à leur tour et déportés.

Rescapé, libéré en avril 1945, Rémy Roure rentre en France où il a la douleur d'apprendre le décès de son épouse en avril 1945 à Ravensbrück puis de leur fils unique, André, officier du 1er Bataillon de choc de la 1ère Armée française, tué par l'explosion accidentelle d'une grenade, alors qu'il recherchait sa mère à Ravensbrück.

Après la guerre, Rémy Roure poursuit son métier de journaliste au Monde où il est éditorialiste jusqu'en 1952 puis devient chroniqueur au Figaro et au Figaro Littéraire.

En 1957, il reçoit le Prix Pelman de la presse, rendant hommage à ses qualités de journaliste.

Egalement écrivain, sous son nom, ou sous le pseudonyme de Pierre Fervacque, il publie plusieurs ouvrages et notamment La vie orgueilleuse de Trotski et les Demi-Vivants.

Rémy Roure est décédé le 8 novembre 1966 à Paris. Il a été inhumé dans son village natal, à Arcens.

  • Grand Officier de la Légion d'Honneur
  • Compagnon de la Libération - décret du 25 octobre 1945
  • Croix de Guerre 14/18
  • Croix de Guerre 39/45 (5 citations)
  • Médaille des Evadés 14/18

Principales publications :


• Les Demi-Vivants (sous le nom de Pierre Fervacque), Fasquelle, Paris 1928
• Le chef de l'Armée Rouge Michaël Toukhatchevski (sous le nom de Pierre Fervacque), Fasquelle, Paris 1928
• La Vie orgueilleuse de Trotski, (sous le nom de Pierre Fervacque), Fasquelle, Paris 1929
• L'Alsace minée ou De l'autonomisme alsacien, (sous le nom de Pierre Fervacque), Fasquelle, Paris 1929
• L'Alsace et le Vatican (sous le nom de Pierre Fervacque), Fasquelle, Paris 1930
• Anaïs, petite vivaroise, (sous le nom de Pierre Fervacque), Ramlot & Cie, Paris 1930
• Le Secret d'Azeff, (avec Pierre Tugal), éditions de la "Nouvelle Revue critique", Paris 1930.
• Pages Libres. La 4ème République : naissance et avortement d'un régime (1945-1946), le Monde (Impr. du "Monde"), Paris 1948

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