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Dominique Ponchardier
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Dominique Ponchardier

DGER
Réseau Sosies

Alias : Denis Prévost - Pierre Beaujard - Elisabeth - Sosie Junior

Dominique Ponchardier est né le 3 mars 1917 à Saint-Etienne (Loire) dans une famille d'industriels.

Il fait ses études secondaires à Saint-Etienne Nice et Brest. Après une année de mathématiques spéciales, il effectue son service militaire jusqu'à la déclaration de la guerre.

Blessé lors de la campagne de France le 22 mai 1940, il est soigné dans divers hôpitaux. Dès sa convalescence, il entre dans la résistance en octobre 1940.

Sans communication avec la France Libre, il se lie avec une organisation d'évasion de prisonniers de guerre. Avec sa femme, Simone, il opère dans un triangle Dijon - Besançon - Vesoul.

A partir de mars 1941, il devient un des pionniers de la diffusion des tracts, et de journaux clandestins. Il fabrique et distribue des journaux-tracts comme La France combat, Ivème République, Le Prix du sang. Dès cette époque, il collecte des renseignements en Picardie et en Normandie.

A partir de la fin 1941, il participe à des sabotages en plus de ses activités de renseignements et de propagande. Arrêté à Paris par le PPF (Parti Populaire Français), le 23 décembre 1942, il réussit à s'évader dans la nuit.

Fin 1942 - début 1943, il crée avec son frère aîné Pierre Ponchardier, le colonel Groussard, André Devigny et le commandant Nomy, un des principaux réseaux de renseignements : "Sosies" s'étendant sur la France entière. Il fournit des renseignements hebdomadaires et des documents d'une valeur capitale pour les Alliés. Parallèlement, Dominique Ponchardier organise le passage des frontières de résistants recherchés.

Dominique Ponchardier sauve de nombreux condamnés et monte en février 1944 une opération audacieuse contre la prison d'Amiens. Avec l'appui de la Royal Air Force, en raison des services rendus, l'opération "Jéricho" sera une totale réussite. Le 18 février 1944, une escadre de Mosquitos de la RAF dirigés par le colonel P.C. Pickard - qui sera tué dans l'opération - attaque en plein jour la prison. Deux cents prisonniers résistants sont libérés dont douze qui devaient être fusillés le lendemain.

Trahi en janvier 1944, traqué par la Gestapo et la Milice, en même temps que son frère, sa mère et sa femme, il continue malgré les arrestations à réorganiser ses réseaux sans jamais interrompre son activité. Il est à nouveau blessé en avril 1944 lors d'une mission de relèvement d'ouvrages à Dieppe : mitraillé en même temps que son adjoint, mais moins sérieusement blessé que lui, il réussit à ramener ce dernier jusqu'à la base qu'il rejoint à bout d'épuisement.

Chargé en août 1944, avec son frère Pierre, de reconstituer un réseau en Alsace-Lorraine, il fait le coup de feu avec lui dans tous les endroits où le maquis se bat contre les Allemands.

Arrêté avec son frère, au sud de Belfort, par des éléments en retraite de l'Armée allemande, ils réussissent tous deux à s'évader dans la nuit du 7 au 8 septembre 1944, bousculant des sentinelles allemandes.

Dominique Ponchardier, termine la guerre avec le grade de chef de mission de 1ère classe à la Direction Générale des Etudes et Recherches (DGER).

Membre du conseil de direction du RPF en 1948, il mène de pair une carrière littéraire à succès. Sous le pseudonyme d'Antoine Dominique, il crée le "Gorille" de la Série Noire et invente le nom de "Barbouze" pour les agents secrets.

Dominique Ponchardier reprend du service lors de la guerre en Algérie comme chargé de mission pour contrer l'OAS.

En 1963, il est conseiller technique auprès de Michel Maurice-Bokanowski, Ministre de l'Industrie, chargé de l'Outre-mer.

Ambassadeur en Bolivie de 1964 à 1968, il est nommé Haut-commissaire de la République à Djibouti de 1969 à 1971.

Rentré en France, il devient Président des Comptoirs Français du développement du textile jusqu'en 1981 et reprend ses activités littéraires (il est l'auteur d'une centaine d'ouvrages).

Dominique Ponchardier est décédé le 17 avril 1986 à Nice. Il est inhumé à Villefranche-sur-mer.


• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 27 décembre 1945
• Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
• Médaille de la résistance avec rosette
• Médaille des Evadés
• Médaille des Blessés


Principales publications :

Les pavés de l'Enfer, Gallimard, Paris 1950
• Gaffe au Gorille!, Gallimard, Paris 1954
• Le Gorille vous salue bien, Gallimard, Paris 1954
• Le Gorille se mange froid, Gallimard, Paris 1955
• Le Gorille dans le Pot au noir, Gallimard,Paris 1955
• Le Gorille sans cravate, Gallimard, Paris 1955
• Gorille sur le champ d'azur, Gallimard,Paris 1955
• La valse des gorilles, Gallimard,Paris 1955
• L'Archipel aux Gorilles, Gallimard, Paris 1955
• Le Gorille et le barbu, Gallimard, Paris 1955
• Le Gorille chez les Mandingues, Gallimard, Paris 1956
• Un Gorille dans la sciure, Gallimard, Paris 1956
• Le Gorille dans le cocotier, Gallimard, Paris 1956
• Le Gorille en Bourgeois, Gallimard, Paris 1956
• Trois gorilles, Gallimard, Paris 1956
• Paumé le Gorille !, Gallimard, Paris 1956
• Le Gorille et l'Amazone, Gallimard, Paris 1956
• Le Gorille compte ses abattis, Gallimard, Paris 1956
• Couscous Gorille, Gallimard, Paris 1956
• Le Gorille en bretelles, Gallimard, Paris 1956
• Le Gorille se met à table, Gallimard, Paris 1956
• Poker Gorille, Gallimard, Paris 1956
• Entre le Gorille et les Corses, Gallimard, Paris 1956
• Le Gorille bille en tête, Gallimard, Paris 1957
• Le Gorille au frigo, Gallimard, Paris 1957
• Le Gorille crache le feu, Gallimard, Paris 1957
• Le Gorille dans la verdine, Gallimard, Paris 1957
• Le Gorille en pétard, Gallimard, Paris 1957
• Les suspects, France-Empire,Paris 1957
• Le pavé du Gorille, Gallimard, Paris 1958
• Le Gorille en révolution, Gallimard, Paris 1959
• La Dame de Tadjoura, Gallimard, Paris 1973
• La mort du Condor, Gallimard, Paris 1976

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