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Hippolyte Piozin
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Hippolyte Piozin

BM 5
BTS Pool

Hippolyte Piozin, dont le prénom usuel est Frédéric- est né le 19 décembre 1913 à La Tronche (Isère).

Pupille de la Nation, il entre, après deux année de préparation au prytanée militaire de La Flèche, à Saint-Cyr en 1934 (promotion roi Alexandre Ier) et en sort sous-lieutenant, deux ans plus tard.

Affecté en avril 1937 au Bataillon de tirailleurs sénégalais de l'AEF au Moyen-Congo, il est promu lieutenant en octobre 1938. En juillet 1939, il est affecté au Bataillon du Moyen-Congo.

Refusant l'armistice, Hippolyte Piozin s'engage dans les Forces françaises libres le 28 août 1940, au moment du ralliement du Congo à la France libre. Affecté au Bataillon du Pool, il combat au Soudan anglo-égyptien et, en décembre 1941, rejoint le Bataillon de marche n°5 (BM 5) au sein de la 2e Brigade de la 1ère Division française libre.

Promu capitaine en mars 1942, il se bat en Egypte, à El Alamein en octobre 1942 dans le cadre de l'offensive de la 8e Armée britannique avant de prendre part aux opérations de Tunisie. Il est engagé dans les combats de Takrouna-Djebillat où, le 11 mai 1943, il entraîne sa compagnie à l'attaque d'une position fortifiée d'accès très difficile malgré un bombardement ennemi d'une extrême intensité. Avec quelques tirailleurs, il s'empare de la position lorsqu'il est blessé à la face par éclat de grenade sans être évacué.

Hippolyte Piozin, comme officier adjoint du chef de bataillon, combat ensuite en Italie avec la 1ère Division française libre d'avril à juillet 1944 et y reçoit une citation. Il débarque ensuite en Provence le 16 août 1944 et prend part à la libération d'Hyères et de Toulon puis aux opérations de la vallée du Rhône puis des Vosges. En Alsace, où il commande la compagnie lourde du bataillon, il refuse de se laisser évacuer alors qu'il est malade, tenant à commander sa compagnie pour l'attaque de l'Illwald le 23 janvier 1945.

Lors des combats du massif de l'Authion (sud des Alpes), il met sur pied deux colonnes qui entrent le 26 avril 1945 dans Vintimille (Italie) ; il termine la guerre à Golfe-Juan où il est légèrement blessé au visage le 8 mai 1945 par des éclats de mortier.

Il choisit de quitter l'armée début 1946 et entre ensuite dans l'administration coloniale au Niger comme adjoint au commandant du cercle de Niamey puis comme chef de la subdivision de Tessaoua. En 1949 et 1950, il est chef de la subdivision de Koulikoro au Soudan.

De retour en France, il s'établit dans le Médoc comme exploitant agricole.

Hippolyte Piozin est décédé le 22 juillet 1994 à Bordeaux. Il a été incinéré.


• Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 2 juin 1943
• Croix de Guerre 39/45 (3 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafe "Libye"

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