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Jacques Petitjean
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Jacques Petitjean

1er Régiment d'Artillerie Coloniale

Jacques Petitjean est né le 25 mai 1918 à Thieffrans (Haute-Saône) de parents minotiers.

Après le baccalauréat, il commence des études à la faculté de Médecine mais il est appelé au service le 15 septembre 1939.

Mobilisé au 16e RADA à Clermont-Ferrand, il rejoint trois mois plus tard l'Ecole d'Artillerie de Fontainebleau et en sort aspirant le 16 juin 1940, après avoir fait retraite jusqu'à Poitiers avec son unité.

Il entend parler de l'appel du 18 juin et, sans hésiter, s'embarque pour l'Angleterre, à bord d'un bateau polonais, pour se battre aux côtés du général de Gaulle.

Il rejoint ainsi Farnborough et participe, au camp d'Aldershot à la mise sur pied de l'Artillerie des Forces françaises libres.

Dès la fin août 1940, il embarque pour l'Afrique avec 1 500 hommes et prend part à l'expédition de Dakar (opération "Menace").

Après un arrêt au Cameroun, qui vient de rallier la France libre, et un détour par le Cap de Bonne Espérance, il participe comme chef de section, dans les premiers mois de 1941, à la campagne d'Erythrée, qui se termine par la déroute des troupes de Mussolini.

En juin 1941, il participe à la douloureuse campagne de Syrie qui oppose Anglais et Français libres aux troupes de Vichy. Il intègre ensuite, au sein de la 1ère Brigade française libre, en décembre 1941, le 1er Régiment d'Artillerie (1er RA) placé sous les ordres du chef d'escadron Laurent-Champrosay.

Au sein de la 2e Batterie du Régiment, le sous-lieutenant Petitjean prend part, début 1942, aux opérations de Libye. Au cours de deux mois de patrouilles avancées, il donne sans cesse l'exemple du plus grand calme. Avec les troupes de Koenig, qui, dans les sables de Bir-Hakeim, arrêtent durant quinze jours les divisions allemandes et italiennes commandées par Rommel, les canons de 75 du lieutenant de tir Petitjean, font merveille.

Après Bir-Hakeim, il participe à la bataille d'El Alamein au cours de laquelle Montgomery reprend l'offensive qui conduira en 1943 les Alliés jusqu'à Tunis. Jacques Petitjean participe à la bataille de Takrouna en Tunisie au printemps 1943.

Fin avril 1944, il débarque en Italie, la 1ère Division française libre (1ère DFL) qui s'engage, le long du Liri, dans la bataille du Garigliano, pour atteindre le seuil de la Toscane après 45 jours de durs combats.

Le 16 août 1944, commandant de batterie, Petitjean débarque à Cavalaire et participe à la libération de Toulon, de Lyon, puis de sa Haute-Saône natale, avant de basculer sur le versant alsacien et la vallée de Massevaux.

Pendant tout le mois d'octobre 1944, le lieutenant Petitjean reste dans le bois de Frosse, avec le 1er Bataillon de Légion, comme officier de liaison d'Artillerie. L'observation étant impossible en forêt, il règle lui-même ses tirs en se portant de nombreuses fois sur la ligne des guetteurs au contact direct des Allemands. Dans ces conditions techniques très défavorables, il réussit cependant de façon étonnante à causer des pertes sévères à l'ennemi.

Le 23 janvier 1945, il est blessé au bras droit au cours des combats pour la libération de Colmar. Mais il rejoint son régiment assez tôt pour mener les derniers combats de son unité dans les Alpes du Sud.

La capitulation de l'Allemagne est signée alors que la 1ère DFL allait déboucher dans la plaine de Pô.

Jacques Petitjean termine la guerre au grade de capitaine avant de suivre les cours de l'Ecole Nationale de la France d'Outre-mer.

Administrateur de la FOM de 1945 à 1958, il effectue trois séjours en Indochine comme chef de province et chef de cabinet du général de Lattre de Tassigny. En avril 1947, il succède au chef de province tué dans une embuscade et se voit décerner une citation à l'ordre de l'armée pour les grandes qualités de calme, de courage et de réflexion dont il fait preuve au cours des combats d'Indochine.

Il devient par la suite, de 1958 à 1970, secrétaire puis conseiller des Affaires Etrangères, en poste à Quito (Equateur), puis, à la Direction d'Orient, en poste au quai d'Orsay.

Depuis 1971, il est président de l'Association des Français libres de Haute-Saône.

Jacques Petitjean est décédé le 25 mars 1991 à Besançon. Il a été inhumé à Chassey-les-Montbozon (Haute-Saône).


• Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 24 mars 1945
• Croix de Guerre 39/45 (5 citations)
• Croix de Guerre des TOE avec palme
• Médaille de la Résistance
• Médaille Coloniale avec agrafes "Erythrée", "Syrie", "Bir-Hakeim", "Tunisie", "E-O"
• Croix du Combattant Volontaire 39/45
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre
• Silver Star Medal (USA)

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