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Elie Péju
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Elie Péju

Franc Tireur
MLN
France Liberté
MUR

Alias : Jules - Didier - Charbonnier – Perier

Elie Péju est né le 16 février 1901 à Porcieu en Isère.

Militant communiste, il quitte le Parti dans les années trente par refus du stalinisme.

Avant la guerre, il dirige une entreprise de déménagement à Lyon.

Anti-munichois, il ne supporte pas la défaite ni l'armistice de juin 1940, et devient l'un des tout premiers militants de la Résistance en zone sud.

En effet, il fonde, dès le mois de juillet 1940 à Lyon, le groupe "France Liberté" avec Pinton, Avinin, Soudeille et Clavier, entraînant dès le début toute sa famille avec lui. Son fils aîné participant à la rédaction des tracts et journaux, son fils cadet faisant du secrétariat et des liaisons sous ses ordres.

Il met également son entreprise de déménagement au service des imprimeurs pour les transports de faux papiers mais aussi à la disposition des groupes francs pour les transports et les camouflages d'armes et de matériel.

Sous différents pseudonymes (Didier, Charbonnier, Perier), il poursuit son action et prend part à la création, fin 1941, du mouvement et du journal "Franc-Tireur" dont il est l'un des six membres fondateurs du Comité directeur.

Dès 1942, Elie Péju devient le principal organisateur des groupes francs du mouvement "Franc-Tireur" et est en liaison directe avec Max (Jean Moulin), délégué en France du général de Gaulle.

Parallèlement à ses activités professionnelles qui lui fournissent une couverture efficace et des moyens d'action, Elie Péju assure aussi, outre la diffusion de nombreuses brochures et tracts, la parution régulière du journal Franc-Tireur, puis celle du Père Duchesne avec son ami Georges Altman à partir d'avril 1942 et celle de La Revue Libre avec Marc Bloch à partir de la fin 1943. Il organise dans toute la région de Lyon des opérations aériennes et des parachutages, constituant des équipes qu'il commande lui-même et assurant personnellement le transport du matériel largué.

Lors de la fondation des Mouvements unis de Résistance (MUR) au début de 1943, il est particulièrement chargé de la propagande-diffusion et est nommé délégué national des MUR puis du Mouvement de Libération nationale (MLN) qui succède aux MUR. A partir de 1943, il assume la responsabilité de la parution de Franc-Tireur dont Georges Altman est le rédacteur en chef.

Au moment de la dissolution de l'Armée d'Armistice, Elie Péju intervient avec le plus grand sang-froid et le plus grand esprit de décision afin d'obtenir des chefs d'unité hésitants qu'ils remettent leurs armes et leurs munitions à la Résistance.

Faisant la navette entre Lyon et la capitale, Elie Péju prépare la sortie à Paris du premier numéro quotidien de Franc-Tireur, celui du 24 août 1944, puis s'en retourne à Lyon pour être sur place lors de la libération de la ville le 3 septembre 1944 ; il devient alors l'adjoint du Commissaire de la République Yves Farge.

Après la guerre, jusqu'en 1948, il est co-directeur gérant du journal Le Franc-Tireur puis, de 1948 à 1957, directeur et rédacteur du même journal dont le titre disparaît en 1957. Il est, ensuite, PDG de la Société des Editions cinématographiques.

Elie Péju est décédé à Lyon le 29 juillet 1969 et a été inhumé à Porcieu.

• Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 27 décembre 1945
• Croix de Guerre 39/45

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