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Gilbert Parazols
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Gilbert Parazols

Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad
1er ET
SAT
DCR
Groupe Transport n° 505

Alias : Paterson

Gilbert Parazols est né le 25 octobre 1903 à Affreville en Algérie.

En mai 1922, il s'engage par devancement d'appel.

Il réussit le concours de l'Ecole de Cavalerie de Saumur qu'il intègre en 1929 en qualité d'élève officier d'active dans la Division du Train.

Promu sous-lieutenant en octobre 1930, puis lieutenant deux ans plus tard, il suit plusieurs stages de technicien aux usines Berliet et à la Direction de l'artillerie.

En 1934, il commande une section automobile de Transport du 123e Escadron du Train au Maroc, dans la région de Tafilalet.

En sept mois, le lieutenant Parazols parvient à assurer sans incident un parcours de plusieurs milliers de kilomètres sur des routes et des pistes difficiles pour 1 682 gradés et hommes de troupe et 3 118 tonnes de matériel.

A partir de 1935, il a la charge de la section automobile du Goum motorisé de Tindouf aux confins du Maroc, de l'Algérie et de la Mauritanie.

Promu capitaine en juin 1938, il rentre en France à la veille de la déclaration de guerre et prend alors le commandement de la 102e Compagnie du 122e Train. En novembre 1939, il est affecté en qualité d'officier d'Etat-major au Groupement auto n°12 à Saint-Omer.

Il prend part ensuite à l'expédition de Norvège de mai 1940 comme commandant de compagnie de transport autos. Là, il assure de nombreux ravitaillements, tant à Bjervik qu'à Narvik, dans des conditions souvent périlleuses.

De retour en France avec son unité, il débarque à Brest le 16 juin et est chargé par le général Béthouart de la défense du secteur de Guipavas. Devant l'avancée des troupes allemandes, il est contraint d'embarquer pour l'Angleterre le 18 juin à 22h45 sur le paquebot Meknès avec les cent hommes restant de son unité. Le 20 juin il débarque à Southampton et est dirigé sur Trentham Park où, le 1er juillet 1940, il signe son engagement dans les Forces françaises libres.

Chargé de former et de commander le premier Escadron du train des FFL, il embarque avec cette unité à Liverpool sur le Westernland à destination de Dakar dans le cadre de l'opération "Menace". Après l'échec de l'opération, il met sur pied en octobre 1940 deux compagnies de découverte et de combat au Tchad avant de participer brillamment, sous les ordres du colonel Leclerc, aux opérations sahariennes sur Koufra en février-mars 1941 à la tête d'une compagnie de dépannage.

Cité à l'ordre de l'armée par le général de Larminat à la suite des combats de Koufra, le capitaine Parazols se voit désigné comme chef de section auto du Tchad. Promu chef d'escadron en décembre 1941, il prend part brillamment à la campagne du Fezzan.

Il combat ensuite en Tunisie en 1943 avec la Force L puis, en septembre, est affecté à la 1ère Division française libre où il prend le commandement du Détachement de circulation routière à la tête duquel il combat en Italie. Il se distingue notamment au Garigliano, les 10 et 11 mai 1944, en ramenant, sous des bombardements de mortiers extrêmement violents, les corps d'un aspirant et d'un brigadier-chef de son détachement mortellement blessés.

Le 1 er août 1944 il prend la tête du Groupe de Transport n°505 avec lequel il embarque à Naples à destination de la France. Après le débarquement de Provence, il combat à Marseille où, au cours d'une reconnaissance, le 26 août, il force un barrage ennemi sous le feu des armes automatiques. Après la campagne d'Alsace et la traversée du Rhin, il termine la guerre en Allemagne.

De 1945 à 1948, le lieutenant-colonel Parazols commande le Train Auto de la 1ère Division coloniale d'Extrême-Orient et du Sud Vietnam. En 1948, il est envoyé comme observateur des Nations-unies en Palestine avant de commander l'année suivante le 33e Escadron du Train. A partir de la fin de l'année 1949, il prend le commandement du Centre d'instruction automobile des troupes du Maroc à Aïn-Harrouda.

Promu au grade de colonel en avril 1951, il fait valoir ses droits à la retraite en novembre 1952.

De 1953 à 1958 Gilbert Parazols travaille comme expert assermenté près les tribunaux du Maroc à Casablanca. En 1959, il est chargé de mission dans l'Est constantinois. De 1960 à 1963, il est également chargé de mission mais comme ingénieur à l'Organisation commune des Régions sahariennes. En 1964 il est chargé des relations publiques et extérieures et en même temps directeur technique de la Société d'économie mixte immobilière de Bollène dans le Vaucluse.

Gilbert Parazols est décédé le 5 juin 1974 à Vaison-la-Romaine dans le Vaucluse où il a été inhumé.

• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 28 mai 1945
• Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
• Croix de Guerre des TOE (3 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafes "Sahara", "Maroc", "AFL", "Koufra 1941","Fezzan-Tripolitaine", "Tunisie", "E-O"
• Croix du Combattant 39/45
• Croix du Combattant Volontaire 39/45
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Médaille Commémorative 39/45
• Médaille Commémorative d'Italie
• Médaille Commémorative d'Indochine
• Croix de Guerre (Norvège)
• Commandeur du Ouissam Alaouite (Maroc)
• Officier du Nicham Iftikar (Tunisie)

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