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Pierre Olivier
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Pierre Olivier

Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique

Pierre Olivier est né le 12 juin 1904 à Paris de parents industriels.

Neveu de Paul Reynaud, il prépare, après son baccalauréat, une licence de droit.

En 1925, il est licencié de sciences politiques et, après son service militaire en 1927, il entre dans une société commerciale et industrielle familiale à Mexico.

En 1935, Pierre Olivier crée sa propre affaire à Fort-Lamy. Au moment de la mobilisation, il dirige à Bangui une importante société d'import-export.

Rappelé en qualité d'officier de réserve, il entend à Brazzaville l'appel du général de Gaulle et se rallie avec enthousiasme à la cause de la France Libre.

Engagé aux Forces Françaises Libres il prend part à la campagne du Gabon.

Maintenu contre sa volonté en AEF, il continue de rallier quantité de colons ; en même temps, il est un des artisans de la formation des nouvelles unités de marche d'AEF. En 1943 le capitaine Olivier sert à Alger où, après un stage de parachutisme, il rejoint les rangs de la 1ère Division Française Libre. Il est affecté au Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique (BIMP) comme chef d'une section de pionniers.

Avec son unité, il prend part au débarquement en Provence en août 1944 puis à la campagne des Vosges puis à celle d'Alsace.

En janvier 1945, à Herbsheim, à la tête de ses hommes, il travaille sans relâche et coordonne avec sang-froid et dynamisme la défense de la position qui résiste aux Allemands pendant plusieurs jours.

Après la contre-offensive de janvier 1945, Pierre Olivier part avec son unité en stationnement à Juan-les-Pins. Commencent alors, en avril 1945, les opérations de nettoyage des Alpes et du massif de l'Authion. Avec le repli allemand, les unités du BIMP traversent la frontière des Alpes.

Le 29 avril 1945, le capitaine Pierre Olivier est mortellement blessé, par l'éclatement d'une mine dans un petit hameau près de Saint-Ama. Transporté à l'antenne chirurgicale d'Isola, il décède des suites de ses blessures au cours de son transfert à l'hôpital de Beaulieu-sur-Mer.

Dernier officier tué de la 1ère Division Française Libre, il a été inhumé au cimetière du Montparnasse à Paris.


• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 7 août 1945
• Croix de Guerre 1939-45 avec palme
• Médaille Coloniale

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