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Victor Mirkin
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Victor Mirkin

1er Bataillon d'Infanterie de Marine
EM

Victor Mirkin est né le 19 décembre 1909 à Ekaterinoslav en Russie.

Emigré en France avec sa famille en raison de la révolution bolchevique, il obtient, après de brillantes études au lycée Pasteur à Neuilly-sur-Seine, sa licence en droit.

Elève officier de réserve à Saint-Cyr en septembre 1931, il exerce, après son service militaire, pendant quelque temps en France comme avocat. Puis il se rend en Grande-Bretagne où il subit avec succès les épreuves des examens de droit britannique avant de se fait admettre au barreau de Londres.

Il choisit de vivre en Palestine et c'est à Haïfa, où il est co-directeur des colonies agricoles du Baron de Rothschild, que la guerre le surprend. Mobilisé en Syrie comme lieutenant de réserve, il sert à l'Etat-major des troupes du territoire de l'Euphrate et est démobilisé en juillet 1940.

Il rejoint, les Forces françaises libres en Palestine en octobre 1940 et est affecté au 1er Bataillon d'infanterie de marine (1er BIM).

En janvier 1941, il combat à Bardia et à Tobrouk en Libye. Promu capitaine, il prend part ensuite à la campagne de Syrie où, le 17 juin 1941, il est blessé par des éclats d'obus devant Damas.

Affecté à la 2e Brigade française libre en janvier 1942, il prend part à la campagne de Libye à partir d'avril 1942 comme chef du 3e Bureau de l'Etat-major.

En octobre 1942, il participe aux combats d'El Alamein en Egypte.

En Tunisie, en mai 1943, il est cité à l'ordre du corps d'armée avant d'être affecté, en septembre, à l'Etat-major de la 1ère Division française libre sous les ordres du général Brosset.

Il participe ensuite à la campagne d'Italie à partir d'avril 1944, comme chef du 3e Bureau de la 1ère Division française libre ce qui ne l'empêche pas de se mêler aux combats avec les éléments les plus avancés de la Division. Extrêmement actif, ses qualités de soldat et d'instructeur ajoutées à ses connaissances linguistiques en font un élément clé de son unité.

Après le débarquement en Provence, il prend part, le 23 août 1944, à la libération de Toulon et réussit l'exploit, avec l'appui de deux blindés seulement, d'obtenir la capitulation de 800 Allemands dont 17 officiers dans le quartier de Saint-Jean-du-Var. Par téléphone, Victor Mirkin parvient à joindre le colonel allemand commandant l'Arsenal de Toulon et, lui faisant croire que lui et ses hommes sont encerclés et qu'un tir d'artillerie va être immédiatement déclenché, obtient sa reddition.

Promu chef de bataillon, il est affecté à la Compagnie du Q.G. puis nommé chef d'Etat-major de la 4e Brigade de la 1ère Division française libre pendant la campagne de France.

Le 20 novembre 1944, jour de la mort du général Brosset, Victor Mirkin est blessé par l'éclatement d'une mine devant Ronchamp en Haute-Saône. Quatre jours plus tard, le 24 novembre, alors qu'il entraîne à l'attaque du village de Grosmagny (Territoire de Belfort) une compagnie d'assaut, il est tué d'une balle dans la tête.

Il a été inhumé dans la Nécropole nationale de Rougemont dans le Doubs, aux côtés de son chef Diego Brosset.


• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 7 juillet 1945
• Croix de Guerre 39/45 (3 citations)
• Médaille de la Résistance avec rosette
• Médaille Coloniale avec agrafe " Libye"
• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
• Mérite Syrien
• Distinguished Service Cross (USA)

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