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Roger Mathieu
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Roger Mathieu

Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad
1/3 Régiment d'Artillerie Coloniale

Roger Mathieu est né le 1er janvier 1914 à Bastia (Corse), où son père est officier de réserve, contrôleur des Douanes.

Lors de la déclaration de guerre, il est mobilisé sur place, au Tchad où il se trouve, au Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad (RTST).

Au sein de ce régiment il prend part au ralliement du territoire à la France Libre en août 1940 puis à la campagne du Fezzan sous les ordres du colonel Leclerc.

Sous-officier, il sert dans une section d'artillerie pendant la deuxième campagne du Fezzan et les opérations que mène la Force L du général Leclerc en Tripolitaine et en Tunisie de décembre 1942 jusqu'en mai 1943. Roger Mathieu se distingue comme chef de section d'Artillerie par son courage face au feu ennemi.

En 1943 également, il est diplômé de l'école d'officiers de Cherchell dont il sort au 6ème rang avec le grade d'aspirant. En juin 1943, il est affecté à l'artillerie de la Division Leclerc qui devient le 3e Régiment d'Artillerie Coloniale (3e RAC) puis, en septembre, le 1er groupe du 3e RAC (1/3 RAC) ;

L'aspirant Roger Mathieu débarque en Angleterre le 22 avril 1944 avec la 2e DB pour suivre un entraînement au camp de Sledmere jusqu'au 31 juillet, en prévision du débarquement en France.

La Manche est franchie dans la nuit du 1er août et le débarquement a lieu à Grandcamp. Roger Mathieu en qualité d'observateur prend part alors à la campagne de Normandie où il dirige, sous un bombardement, l'évacuation de plusieurs blessés. Puis c'est la marche vers Paris.

Lors de la campagne des Vosges du 14 septembre au 27 novembre 1944, observateur avancé, il décèle plusieurs organisations ennemies en dépit de nombreux tirs de mortier rendant sa mission périlleuse. Il réussit notamment, par des tirs parfaitement ajustés, à interdire à l'ennemi tout accès de jour aux abords du village de Domjevin (Meurthe-et-Moselle).

Après la libération de Strasbourg, Roger Mathieu participe à la campagne d'Alsace du 28 novembre 1944 au 7 février 1945. A Rhinau, dans le Bas-Rhin, du 10 au 20 décembre, son observatoire est détruit à deux reprises sans qu'il cesse d'assurer la surveillance de son secteur, sans se soucier des violentes attaques ennemies, il est pour cela cité à l'Ordre de l'Armée.

Toujours au sein de la 2ème DB il se dirige vers le front de l'Atlantique et se distingue lors de la marche sur Royan, du 15 au 18 avril 1945, en suivant constamment au plus près les éléments de tête pour pouvoir mieux régler ses tirs, son propre char étant pris à partie au cours d'un réglage, il se bat au canon brisant la résistance allemande.

De retour sur le front de l'est, il franchit la frontière allemande, le 28 avril 1945, à Sarreguemines. Le sous-lieutenant Mathieu prend ensuite une part active dans la campagne d'Allemagne pour terminer la guerre aux environs de Berchtesgaden.

Quittant l'armée en 1946, il s'installe en Tunisie comme agriculteur viticole.

De 1959 à 1962, Roger Mathieu est désigné comme représentant des Français de Tunisie au Conseil Supérieur des Français de l'Etranger. Il est ensuite administrateur de plusieurs exploitations et de coopératives agricoles en Afrique du Nord

Chef d'escadron de réserve en 1962, il revient en France, à Antibes.

Roger Mathieu est décédé le 10 novembre 1964 à Antibes, il est inhumé au cimetière de Rabiac à Antibes (Alpes-Maritimes).

• Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945
• Croix de Guerre 39-45 (6 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafes "AEF", "Fezzan", "Tripolitaine", "Tunisie"
• Chevalier du Mérite Agricole
• Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre
• Presidential Unit Citation (USA)

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