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Henri Marais
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Henri Marais

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Alias : La Faberie.

Henri Marais est né à Rouen, le 17 avril 1881, dans une vieille famille normande.

Son père est bâtonnier de l'ordre des avocats.

Agrégé de philosophie et de mathématiques, il sort brillamment de l'Ecole normale supérieure en 1901 avant d'être licencié ès-sciences en 1907.

Engagé volontaire en 1914 dans l'infanterie, Henri Marais se bat à Charleroi et sur la Marne.

Devenu agent de liaison auprès de l'armée britannique, il est ensuite envoyé à Fontainebleau et nommé lieutenant d'artillerie.

A nouveau sur le front, à Verdun, dans un régiment de 75, il finit la guerre au Ministère de l'Armement, auprès de son ami Albert Thomas, normalien comme lui, puis au Ministère des Affaires étrangères comme adjoint au chef de la section scandinave.

Henri Marais effectue, dans l'entre-deux guerres, des recherches sur la cristallographie. Il publie divers ouvrages de mathématiques et particulièrement, en 1922, une Introduction à l'Etude de la Relativité, longtemps ouvrage de référence. Il devient, en 1925, membre diplômé de l'Institut des Actuaires français, puis membre agrégé en 1931. Il est ensuite membre du conseil supérieur des Assurances sociales et co-directeur de la Compagnie d'Assurances générales sur la Vie.

En 1939, malgré son âge et son état de santé il fait de multiples démarches en vue de reprendre du service. Révolté par la capitulation, il démissionne des Assurances générales le 18 juin 1940, et abandonne tout pour venir se mettre à la disposition du général de Gaulle, à Londres, où il arrive le 23 juin avec son épouse.

Membre des services civils, il sert à l'Etat-major des Forces françaises libres, au 4 Carlton Gardens. Il y met sur pied le service financier, qu'il gère avec conscience, pendant que son épouse, Jeanne, y officie comme chauffeur. Il prend alors le pseudonyme de La Faberie, inspiré du nom de sa grand-mère maternelle (La Faverie).

A plusieurs reprises, il s'exprime contre l'occupant en prenant la parole sur les ondes de la BBC. Comme le 15 août 1940, où il envoie un vibrant message de soutien destiné à ses camarades normaliens. Il évoque le glorieux passé militaire de l'Ecole normale et les assure d'une prochaine victoire.

Victoire qu'il ne connaîtra jamais…

Malade, le lieutenant de réserve honoraire Henri Marais décède le 7 novembre 1940, à l'hôpital militaire de Shenley à Barnet. Inhumé en Angleterre, son corps repose depuis le 4 mars 1949 au cimetière parisien de Thiais (Val de Marne).

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 1er février 1941

Publication :

• Introduction à l'étude de la Relativité , 1922

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