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Henri Manigart
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Henri Manigart

FFI
CDLR

Alias : Henri - Papa

De nationalité belge, Henri Manigart est né le 10 mai 1898 à Namur.

Propriétaire d'une entreprise de cordonnerie à Aubervilliers où il réside, il entre dans la résistance au lendemain de l'armistice de juin 1940 en organisant un réseau d'entraide et d'évasion de prisonniers de guerre à Aubervilliers.

Ce réseau s'étend rapidement à la zone Nord-est de la Région parisienne. Doté d'un grand sens de l'organisation, il fournit, grâce à un service de faux-papiers des pièces d'identité à environ 3 000 prisonniers évadés ; il réussit également à faire évader plus de 300 aviateurs alliés.

Après la mise en place de la législation sur le Service du travail obligatoire (STO), son réseau apporte son aide à 9 000 réfractaires en leur procurant des papiers et des emplois à Paris ou en province.

Sous son impulsion, des milliers de fausses cartes d'identité sont délivrées et des tickets d'alimentation distribués aux résistants et aux réfractaires du STO.

Henri Manigart, alias Henri, est, en outre, l'organisateur d'une énorme entreprise de propagande contre Vichy et en faveur du général de Gaulle qui fonctionne avec la distribution de tracts et l'apposition d'affiches.

Henri Manigartdit Papa forme et dirige des groupes francs et participe lui-même à des sabotages (câbles téléphoniques et haute-tension, centrales électriques) et à des déraillements de trains et à des enlèvements de matériel ou d'essence.

En janvier 1944, il entre en contact avec le mouvement de résistance Ceux de la Résistance (CDLR). En mai 1944, recherché par la Gestapo il doit entrer dans la clandestinité.

Ses groupes francs sont rattachés à CDLR peu de temps avant la libération de Paris et de la banlieue nord dans laquelle il joue un rôle très actif. Reconnu comme chef des FFI du secteur Aubervilliers – Stains – Drancy (Section Nord) en juillet 1944, il réalise d'importantes opérations à la tête de groupes francs de CDLR (les groupes Henri) qui réunissent environ 3 000 FFI. Ces derniers ont à leur actif, dans les communes au nord de la capitale, la mise hors de combat de 160 Allemands, la prise de 273 prisonniers et la récupération d'un matériel important et de centaines de milliers de litres d'essence en prenant possession des magasins généraux d'Aubervilliers et de Saint-Denis.

Pendant la période de libération, Henri Manigart assure également le ravitaillement d'une partie de la population et la subsistance de 200 gardiens de la paix avec les fonds qu'il a récoltés au profit de son groupe mais aussi avec ses fonds personnels. Il alloue également une somme d'argent à chaque veuve de FFI d'Aubervilliers en fonction du nombre d'enfants à charge.

Après la guerre, il est attaché de direction aux établissements SOLERE et prend sa retraite en 1963. Henri Manigart décède le 23 mai 1982 à Aubervilliers où il est inhumé.

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 20 janvier 1946
• Croix de Guerre 39/45 (2 citations)
• Médaille de la Résistance avec rosette

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