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Jean Lhuillier
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Jean Lhuillier

Bataillon de Marche n°2

Jean Lhuillier est né le 25 juin 1906 à Villey-le-Sec (Meurthe-et-Moselle). Son père était propriétaire terrien.

Il passe par l'Ecole de Saint-Maixent et suit la formation des élèves-officiers de réserve, (promotion 1925-1926).

Lieutenant de réserve, il rejoint ensuite l'Ecole d'Agronomie Territoriale d'où il sort ingénieur.

A la déclaration de guerre de 1939, il est chef du service des recherches cotonnières de l'Afrique Equatoriale Française.

Après la défaite de 1940, il refuse l'armistice et prend une part très active au ralliement des colonies du Tchad et de l'Oubangui-Chari à la France Libre.

Agent de liaison des gouverneurs de ces territoires, il effectue au cours du mois d'août 1940 de multiples déplacements de propagande qui contribuent, dans une large mesure, au ralliement sans effusion de sang de nombreux fonctionnaires, colons et commerçants. Cette action lui vaut par la suite d'être révoqué et déchu de la nationalité française par le gouvernement de Vichy.

Jean Lhuillier s'engage alors au 2e Bataillon de Marche (BM2), à sa formation à Bangui, fin 1940. Chef d'une section de mitrailleuses, il prend part, en s'y distinguant, à toutes les campagnes au Moyen- Orient de 1941 et 1942.

Il participe aux opérations de Jock Columns en mai 1942, dans le désert de Libye.

Le 25 de ce mois, commandant un des groupes mobiles, il contribue, au cours d'un ardent combat vers Hagfa el Beda, à ralentir jusqu'à la tombée de la nuit les colonnes blindées et motorisées allemandes et à donner l'alerte à la position de Bir-Hakeim.

Du 27 mai au 11 juin, à Bir-Hakeim, il commande la compagnie lourde du quartier nord-ouest de la position, qui subit, en particulier, les violents assauts des trois derniers jours. Très actif au milieu de ses hommes, il se rend lui-même sur les endroits menacés pour prendre de rapides dispositions. Au cours de la sortie de nuit du 10-11 juin, son énergie et sa détermination vont lui permettre de ramener au point de ralliement la presque totalité de ses hommes et du matériel de son unité. Pour ses actions, il est cité à l'Ordre de l'Armée.

Jusqu'en janvier 1943, Jean Lhuillier contribue à la remise sur pied du bataillon qui est envoyé à Madagascar pour asseoir l'autorité du haut-commissaire, le général Legentilhomme.

Il participe à la campagne d'Italie comme chef du 3e Bureau de la 1re Division Française Libre où ses qualités tactiques et de chef sont appréciées.

Il prend ensuite le commandement du 1er Bataillon du 24e Régiment d'Infanterie dans les combats de libération de sa Lorraine natale puis d'Alsace et se distingue notamment dans les Vosges au cours de violents accrochages.

Après la victoire, il est conseiller de l'Union Française où il représente l'Oubangui de 1947 à 1958 et directeur de l'Institut de Recherche du Coton et des textiles exotiques.

Membre de l'Académie des Sciences d'Outre-mer, il est également inspecteur général honoraire de la recherche scientifique outre-mer et membre du Conseil de l'Ordre National du Mérite.

Jean Lhuillier est décédé le 17 mai 1971 à l'hôpital Cochin, à Paris. Il a été inhumé à Cangey (37).

• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 7 juillet 1945
• Commandeur de l'Ordre National du Mérite
• Croix de guerre 1939-45 (3 citations)
• Médaille de la Résistance avec rosette
• Croix du Combattant Volontaire 1939-45
• Médaille Coloniale avec agrafe "Bir-Hakeim"
• Bronze Star Medal (USA)
• Médaille d'Honneur du Mérite Syrien


Publications :

Archives du département de la Marne postérieures à 1800. Co-écrit avec Just Berland. Editions L'Union Républicaine ; Châlons-sur-Marne, 1940.

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