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René Lesecq
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René Lesecq

1er Bataillon d'Infanterie de Marine
1ère CIA
French Squadron
2ème Régiment de Chasseurs Parachutistes
4ème BIA

René Lesecq est né le 3 août 1920 à Douai (Nord). Son père est directeur commercial dans une société de peintures et de vernis industriels.

Etudiant, il signe un engagement volontaire comme soldat de 2e classe dans les troupes coloniales en novembre 1939.

Affecté au 24e Régiment d'infanterie coloniale (24e RIC), il est dirigé sur le Levant et débarque à Tripoli en avril 1940.

Affecté au 3e bataillon du Régiment, envoyé à Chypre en renfort des Britanniques, il refuse l'armistice et, avec l'ensemble du bataillon et son chef, le capitaine Lorotte, rejoint les Britanniques à Nicosie à la mi-juillet 1940.

Dirigés vers l'Egypte, ces 350 volontaires français sont accueillis à Ismaïlia par 130 camarades du 24e RIC, commandés par le capitaine Folliot, eux-mêmes évadés du Liban le 27 juin.

Réunis au camp de Moascar, les volontaires français décident de prendre le nom de 1er Bataillon d'Infanterie de Marine (1er BIM) et constituent, pour les Britanniques, le premier élément des Free French (Français libres).

Avec son unité, René Lesecq prend part à la campagne de Libye auprès des Britanniques puis aux opérations d'Erythrée avec la Brigade française d'Orient du colonel Monclar de la fin mars à mai 1941. Il participe notamment à la prise de Massaoua début avril 1941.

Toujours avec le 1er BIM, il combat en Syrie en juin-juillet 1941. A l'issue de la campagne, il est détaché trois mois à la compagnie des transmissions de Damas, rejoint son unité et est admis au cours des élèves officiers de Damas en décembre 1941 (promotion d'Estienne d'Orves).

Promu aspirant d'active en mai 1942, René Lesecq est affecté à la 1ère Compagnie d'infanterie de l'Air (1ère CIA) à Kabret, au bord du canal de Suez, le mois suivant. Les parachutistes français sont intégrés à la Special Air Service Brigade (SAS brigade) britannique commandée par le Major Stirling. Les SAS français deviennent le French Squadron et se distinguent par des actions violentes, sur les arrières ennemis et sur les aérodromes allemands.

René Lesecq participe à sa première mission consistant à s'assurer du port de Benghazi et à le rendre inutilisable. Après un mois de route, du camp de Kabret en passant par Koufra et Djalo, les SAS parviennent sur l'objectif à la mi-septembre 1942. Mais après de durs combats aux portes de Benghazi, l'effet de surprise est éventé et l'opération doit être annulée.

René Lesecq est ensuite envoyé avec la 1ère CIA en Grande-Bretagne où il parvient en avril 1943 après plusieurs mois de voyage.

Il poursuit son entraînement en Grande-Bretagne au camp de Camberley. En juin 1943, il est breveté parachutiste et promu sous-lieutenant. En novembre 1943, son unité devient le 4e Bataillon d'infanterie de l'Air (4e BIA) placé sous les ordres du commandant Bourgoin. Le 12 juin 1944, dans le cadre des opérations du débarquement, il est parachuté en France, dans le Morbihan pour encadrer les Forces françaises de l'intérieur. Il est grièvement blessé par balle et éclat de grenade lors des combats du maquis de Saint-Marcel le 18 juin 1944.

Soigné dans une ferme, il se rétablit et met sur pied une compagnie FFI.

A partir de la fin août, il est engagé sur la Loire notamment à Briare. Son unité, devenue le 2e Régiment de chasseurs parachutistes (2e RCP), est chargée d'interdire à l'ennemi la rive droite de la Loire. Il commande un peloton de jeeps puissamment armées de mitrailleuses vickers, et se distingue dans des embuscades au sud de Bourges, dans la région de Sancerre et de la Charité-sur-Loire.

Avec le 2e RCP, le lieutenant Lesecq poursuit les combats de la libération et notamment dans les Ardennes belges (opération Franklin) lors de la contre-offensive de von Rundstedt au cours de laquelle il est de nouveau blessé par balle, le 7 janvier 1945. Malgré sa blessure, il continue de commander son groupe.

Après la guerre, il sert en Indochine et se distingue dans les opérations de Cochinchine en mars et avril 1946.

De retour en France en novembre 1947, il passe ensuite dans l'infanterie coloniale et, promu capitaine, sert à Madagascar pendant deux ans et demie.

Il effectue un second séjour en Indochine à partir de juillet 1953 comme commandant de compagnie parachutiste et prend part à l'opération "Castor" (prise de Dien Bien Phu) en novembre 1953. Largué à la tête de sa compagnie sur la garnison encerclée de Muong-Sai au nord du Laos, il est blessé une nouvelle fois le 19 février 1954 par éclats de mortiers. A peine remis, il sollicite un nouveau poste combattant et participe à de nouvelles opérations dans la région de Hanoi.

De retour en France en mars 1955, il est affecté au 8e RPIma avec lequel il sert en Algérie de décembre 1957 à avril 1959 et y reçoit une citation à l'ordre de l'armée.

Promu chef de bataillon, René Lesecq est ensuite affecté en AEF, comme chef de corps du Groupement saharien n° 4, de mai 1961 à juin 1963.

Lieutenant-colonel en 1966, il est chef de corps du 61e BS, unité logistique de la 11e DP de juillet 1967 à juillet 1969 avant de terminer sa carrière au Secrétariat général de la Défense nationale (SGDN). Colonel en 1971, il reçoit ses étoiles de général de brigade en août 1977.

René Lesecq est décédé le 30 mai 2010 à Paris. Il est inhumé à Médan dans les Yvelines.

• Grand Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 29 décembre 1944
• Grand Croix de l'Ordre National du Mérite
• Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
• Croix de Guerre des TOE (2 citations
• Croix de la Valeur Militaire avec palme
• Médaille de la Résistance avec rosette
• Médaille Coloniale avec agrafes "Erythrée", "Libye", "Extrême-Orient"
• Medal of Freedom (USA)
• Officier du Million d'Eléphants (Laos)
• Croix de la Vaillance (Vietnam)

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