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Raymond Leroy
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Raymond Leroy

EM

Alias : Laurelle

Raymond Leroy est né le 9 novembre 1908 à Paris. Son père est fonctionnaire au Ministère de l'Agriculture.

Formé comme adolescent dans le culte de ses aînés de 14-18, il intègre le cursus des élèves officiers de réserve et entre à l'Ecole de cavalerie de Saumur.

Au moment de la déclaration de guerre de septembre 1939, il est capitaine de réserve et travaille au Canada comme importateur commercial.

Il est mobilisé sur place et part rejoindre la mission militaire et commerciale française à New York.

Il entend l'Appel du 18 juin 1940 et décide sans hésiter de rejoindre le général de Gaulle à Londres.

Engagé dans les Forces françaises libres sous le nom de Laurelle, il est à Brazzaville dès le mois d'octobre 1940 et est bientôt affecté au cabinet du Haut-commissaire de l'Afrique française libre, le colonel puis général de Larminat.

Connaissant très bien les Britanniques, parfaitement bilingue, il est également l'interprète et le conseiller du Haut-commissaire.

Le général de Larminat le prend ensuite comme aide de camp en Afrique du nord. Tout en s'acquittant de sa tâche, Raymond Leroy est très désireux de se battre en première ligne. Ainsi, au cours de "permissions de combat", en Libye, en 1942, il prend part aux actions à Halfaya et Méchili avec la 1ère Brigade du général Koenig.

Il participe à l'installation des troupes françaises à Bir Hakeim mais il est retenu à l'hôpital par une infection au moment des combats. Victime d'un accident avec le général de Larminat, il est de nouveau hospitalisé et ne peut prendre part à la bataille d'El Alamein en octobre 1942.

Il saisit donc l'occasion de l'assaut donné par la 1ère DFL en Tunisie. Le 11 mai 1943, Raymond Leroy part à l'assaut des Djebilats à l'est de Takrouna, en tête de la compagnie Piozin du BM5. Le général de Larminat, qui observe la bataille avec ses jumelles, remarque l'assaut et pense reconnaître son aide de camp : "C'était au lever du jour, la crête rocheuse des Djebilats se découpait en dents de scie, dans la lumière indécise de l'aube nos hommes partaient à l'assaut. Peu après, se profilant à la crête, détachée en avant des autres, de roc en roc, avec une allure, un style bien connu, sautait une silhouette familière en short, revolver au poing. Une petite fumée blanche à ses pieds. L'homme tombe, on ne le voit pas se relever. Quelques heures après, ses camarades m'apprennent sa mort et je sais alors que c'est bien lui que j'ai vu tomber.".

Raymond Leroy est tué par un éclat de grenade le 11 mai 1943, près de Takrouna. Inhumé sur place, son corps a été rapatrié en 1949 à Paris où il a été réinhumé.

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération – décret du 6 avril 1945
• Croix de Guerre 1939-45 avec palme

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