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Claude Le Hénaff
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Claude Le Hénaff

BM 11
BM 3

Claude Le Hénaff est né le 2 mai 1922 à Brest ; son père était contrôleur général de la Marine.

Après son baccalauréat, il prépare une licence de droit lorsque la guerre éclate.

A Paimpol, il entend l'appel du général de Gaulle le 18 juin 1940 et le lendemain, quitte Paimpol pour Plymouth avec deux de ses cousins sur la goélette La Manou. Il s'engage dans les Forces françaises libres le 1er juillet 1940, à Londres, au titre de l'aviation.

Affecté finalement dans l'Artillerie, il participe à l'expédition de Dakar sur le S/S Penland au sein de la batterie d'artillerie du détachement.

De janvier à août 1941 il suit les cours de l'Ecole d'aspirants de Brazzaville.

Il est ensuite affecté au Bataillon de marche n°3 (BM 3) en Syrie comme chef de section antichar. Il prend part à la campagne de Libye et aux opérations de la région de Bardia, Gambut et Fuka.

En juillet 1942, il est affecté au BM 11 et participe à la bataille d'El Alamein (octobre 1942).

Claude Le Hénaff se distingue ensuite au cours de la campagne de Tunisie, en mai 1943, à Takrouna, en entraînant ses hommes avec beaucoup d'à-propos et d'audace, à l'abordage sur un nid de mitrailleuses ennemi, malgré les tirs de mortiers et d'artillerie adverses.

Lors de la campagne d'Italie, à partir du 20 avril 1944, il combat au Garigliano et se distingue à nouveau, utilisant au mieux sa section de mitrailleuses devant Chiaia, Pontecorvo et près de Montefiascone, neutralisant plusieurs résistances allemandes.

Il débarque à Cavalaire en août 1944 et prend part aux opérations de Toulon, Belfort, des Vosges, d'Alsace, de l'Authion et de Borgo-San-Dalmazzo.

Il se distingue particulièrement lors des combats de la plaine d'Alsace, devant Benfeld, où il maintient intact le moral de sa troupe pendant les pénibles journées du 10 au 17 janvier 1945. Il arrête, par la précision de ses tirs, les assauts répétés de l'ennemi et assure ainsi l'intégrité du pont de Benfeld, contribuant à la victoire de Strasbourg.

Il termine la guerre avec le grade de lieutenant.

Claude Le Hénaff reste dans l'Armée de Terre et devient en 1946 instructeur à l'EMIA de Coëtquidan.

De 1947 à 1950, il est commandant de compagnie avec le grade de capitaine et sert en Indochine dans la région de Langson. Il participe et dirige avec succès une multitude de petites reconnaissances et de petites opérations dangereuses dans les secteurs de Diem-He, Ba-Xa, Ban-Xam et Na-Lang.

En 1951-1952, il suit les cours de l'Ecole d'Etat-major puis, en 1953-1954, est affecté à l'Etat-major de la 3e Région militaire à Rennes.

Assistant technique dans l'Armée libanaise, de 1954 à 1958, il occupe ensuite les fonction d'aide de camp du général inspecteur des Troupes de Marine avec le grade de chef de bataillon, de 1958 à 1961. En 1961, il prend part, notamment dans le secteur de Philippeville, à plusieurs opérations de maintien de l'ordre dans le Constantinois en Algérie

A l'Ecole de Guerre de 1962 à 1964, Claude Le Hénaff est inspecteur des Troupes de Marine de 1964 à 1967 avec le grade de lieutenant-colonel.

Promu colonel, il commande le 33e RIMa aux Antilles de 1967 à 1969.

Professeur puis directeur de cycle à l'Ecole de Guerre de 1969 à 1972, il dirige, de 1972 à 1974, l'Assistance militaire technique du Tchad.

Général de brigade, Claude Le Hénaff est sous-directeur à la DPMAT entre 1974 et 1977. Ensuite, jusqu'en 1981, il exerce les fonctions de chef de mission militaire de coopération au Ministère de la Coopération.

En 1981-1982, il est conseiller militaire du Gouvernement avec le grade de général de corps d'armée.

Claude Le Hénaff est décédé le 20 décembre 1995 à Paris. Il a été inhumé à Ploubazlanec dans les Côtes d'Armor.

  • Commandeur de la Légion d'Honneur
  • Compagnon de la Libération - décret du 16 octobre 1945
  • Grand Officier de l'Ordre National du Mérite
  • Croix de Guerre 39/45 (3 citations)
  • Croix de Guerre des TOE
  • Croix de la Valeur Militaire
  • Médaille de la Résistance
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