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Guy Baucheron De Boissoudy
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Guy Baucheron De Boissoudy

BM1

Guy Baucheron de Boissoudy est né le 8 juillet 1908 à Toul (Meurthe-et-Moselle). Son père était général d'armée.

Elève de l'école Saint-Louis de Gonzague à Paris puis de l'institut Sainte-Croix à Neuilly, il s'engage dans l'armée à 18 ans et sert au 7e Bataillon de chasseurs portés.

Sergent-chef en 1930, il est admis à l'école d'infanterie et des chars de Saint-Maixent comme élève officier d'active;

Il en sort sous-lieutenant en 1932 et choisit de servir dans l'Infanterie coloniale.

Affecté en Extrême-Orient, à Annam puis au Tonkin de 1933 à 1936, il est envoyé en 1938 aux confins du Tchad. Il est chef de la subdivision de Largeau comme lieutenant du Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST).

Guy Baucheron de Boissoudy se trouve à Brazzaville au moment de l'armistice. Refusant la défaite, il prend une part déterminante au ralliement du Congo à la France libre en prenant Brazzaville, le 28 août 1940, avec le groupe du colonel Delange, et y accueille le colonel de Larminat, délégué du général de Gaulle.

Promu capitaine dans les Forces françaises libres, il est affecté au Bataillon de marche n° 1 (BM 1) où il commande la 1ère Compagnie. Il est blessé au bras, le 6 octobre 1940 à Lambaréné lors des opérations du Gabon et est cité à l'ordre de l'Afrique française libre pour sa "très belle attitude au feu".

Au printemps 1941 la compagnie Boissoudy part rejoindre la Brigade d'Orient en Erythrée mais y parvient trop tard pour participer aux combats contre les Italiens. Retrouvant le reste du BM 1 en Palestine, le capitaine de Boissoudy participe, à la tête de sa compagnie, à la campagne de Syrie au cours de laquelle il est très grièvement blessé, le 21 juin 1941, devant Kissoué, aux portes de Damas.

Amputé de la jambe droite, il endure de longs mois d'hôpital.

Dès le 1er février 1942, promu chef de bataillon, prend le commandement du BM 1 à Homs en Syrie.

Il participe ensuite aux opérations d'Egypte et de Libye. Le général de Gaulle lui remet la Croix de la Libération le 29 août 1942 à Beyrouth avant de l'appeler auprès de lui au sein de son Etat-major personnel à Londres puis à Alger.

En 1943, après un séjour au cabinet militaire du résident général du Maroc, le lieutenant-colonel Baucheron de Boissoudy est appelé à siéger à l'Assemblée consultative provisoire comme représentant des FFL à Alger.

Membre du Conseil de l'Ordre de la Libération, il assure, à partir de septembre 1944, la liaison entre le général de Gaulle, la 1ère Division française libre et la 2e Division blindée.

En mai 1945, il est délégué des FFL à l'Assemblée consultative provisoire au Palais du Luxembourg puis député du Tchad et de l'Oubangui-Chari aux deux Assemblées constituantes.

Promu colonel en 1946, il est nommé commandant militaire de l'Assemblée de l'Union française en 1947.

Après avoir reçu les étoiles faisant de lui le plus jeune général de brigade en activité, il est contraint de quitter l'Armée en raison de ses blessures en 1950.

Il continue dès lors une brillante carrière dans le civil occupant de hauts postes de confiance et de responsabilité à la compagnie Péchiney (1950-1960) puis chez Thomson-Houston (1960).

Membre du Conseil économique et social de 1963 à 1965, il est ensuite PDG de la Compagnie internationale de Gestion et de Participation.

Il est également Président de l'Association nationale des Médaillés de la Résistance et Vice-président de la Commission nationale de la Médaille de la Résistance.

Guy Baucheron de Boissoudy est décédé le 23 avril 1972 à Rueil-Malmaison dans les Hauts-de-Seine. Il est inhumé au cimetière de Sainte-Geneviève-des-Bois.

• Grand Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 9 septembre 1942
• Croix de Guerre 39-45 (6 citations)
• Médaille de la Résistance avec rosette
• Médaille Coloniale
• Distinguished Service Order (GB)
• Commandeur du Ouissam Alaouite
• Officier de la Grande Comore
• Chevalier du Dragon d'Annam

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