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Jules Koenigswarter (De)
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Jules Koenigswarter (De)

EM
1er Bataillon de Fusiliers Marins
1er Régiment de Fusiliers Marins
FTA

Jules de Koenigswarter est né le 7 mars 1904 à Paris; son père était Président du Tribunal de la Seine.

Après des études secondaires au Lycée Janson de Sailly à Paris, il entre à l'Ecole nationale des Mines de Paris.

Ingénieur des mines, il effectue en 1927 son service militaire à Metz, dans l'Artillerie, avant de devenir chef des Etudes financières de la Banque de Paris.

Mobilisé à Rouen en septembre 1939, Jules de Koenigswarter est, en janvier 1940, commandant de batterie contre avions.

Il entend l'Appel du 18 juin lors de la retraite vers Bordeaux et décide de gagner Londres.

Le 20 juin, à Saint-Jean-de-Luz, il organise un centre d'engagement et fait embarquer pour l'Angleterre, sur le bâtiment polonais le Sobieski, 110 officiers, sous-officiers et volontaires.

Présenté à Londres au général de Gaulle, Jules de Koenigswarter s'engage immédiatement dans les Forces françaises libres, le 25 juin 1940.

Affecté à la direction des armements et promu capitaine en août 1940, il rejoint le Congo en octobre.

A Brazzaville, adjoint au colonel commandant l'artillerie de l'AEF, il est chargé de la mise au point et de l'armement des nouvelles unités. Il réussit, à force de travail et d'énergie, à créer des appareils qui rendront par la suite les plus grands services. Il effectue également avec succès de nombreuses missions en AEF et dans les colonies britanniques.

Promu chef d'escadron en décembre 1941, Jules de Koenigswarter est affecté à la 1ère Division française libre au printemps 1943. Il sert quelques temps à l'Etat-major du général de Larminat puis il est détaché au 1er Bataillon de fusiliers marins (1er BFM) comme adjoint au commandant.

Il montre ses qualités d'homme de guerre pendant la campagne de Tunisie en mai 1943.

En septembre 1943, le 1er BFM devient le 1er Régiment de fusiliers marins (1er RFM) et est réorganisé en unité de reconnaissance de la Division. Jules de Koenigswarter se voit alors confier le commandement du 1er Bataillon de DCA légère du Régiment.

En Italie, où il débarque en avril 1944 avec son unité, il est particulièrement chargé d'assurer la liaison entre des chars américains et un bataillon d'infanterie de la Division. Au cours de la percée sur le Garigliano puis pendant la poursuite au nord de Rome où il combat avec les chars américains, il fait preuve d'une bravoure digne d'éloges, accomplissant de nombreuses liaisons sous un feu violent de mortiers et d'armes automatiques.

En Provence en août 1944, il dirige avec maîtrise le débarquement et le rassemblement des unités de la Division sur la plage de Cavalaire. Commandant les FTA divisionnaires (DCA), à la tête de deux bataillons d'artillerie légère, il préside au nettoyage des forts de Toulon et fait preuve une fois de plus des plus belles qualités de commandement pendant la poursuite sur Lyon et la campagne des Vosges.

Au cours des combats au sud de Strasbourg, à Benfeld du 7 au 11 janvier 1945, il colmate la résistance des troupes, arrêtant les chars adverses par ses feux et engageant tous ses effectifs disponibles dans la bataille ; il participe ainsi au succès défensif remporté par la Division.

Jules de Koenigswarter termine la guerre au massif de l'Authion dans le sud des Alpes, avec le grade de lieutenant-colonel.

Il choisit alors la carrière diplomatique et devient conseiller d'ambassade à Oslo puis à Mexico.

Ministre plénipotentiaire aux Etats-Unis et au Canada de 1953 à 1957.

Colonel de réserve, il est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire à Djakarta (Indonésie) en juillet 1957 puis, en avril 1961, à Lima au Pérou.

Il réintègre en 1966 l'administration centrale au Ministère des Affaires étrangères.

Jules de Koenigswarter est décédé en Espagne, le 15 février 1995 à Malaga où il a été inhumé.

• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 7 août 1945
• Croix de Guerre 39/45 (3 citations)


Publications :

Savoir dire non, 1976 - diffusion privée

 

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